Paroles d'enfants

 

Ancilla offre à ses amis du monde 6 dessins

Bougie

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Je n'ai pas le temps

La Prière de Rebecca

Prier

Prier pour les âmes du Purgatoire

Vous avez besoin de lait

"Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide.     Epître aux Hébreux" ( 5 ,12)

Charles Chaplin: Le jour où je me suis aimé pour vrai

  

Le jour où je me suis aimé pour vrai
(par Charles Chaplin)
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans, j’ai abandonné les méga - projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
 
Aujourd’hui, j’ai découvert l'Humilité.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
 
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient un allié très précieux



Coloriages et Dessins d'Enfants

 

coloriage : Chapelet en famille de la Rue du Bac

Coloriage : Je vous salue Marie

Coloriage de La Médaille Miraculeuse

Coloriage Saint Louis Marie Grignon de Montfort

Coloriages à telecharger

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Dessin de Thibault: Jésus Miséricordieux

La Sainte Vierge et Sainte Catherine Labouré

Des Saints pour les Jeunes et les Enfants

 

Jacques Alberione

  Jacques Alberione

  Jacques Alberione (1884-1971)

 Photo

    

Le Père Jacques Alberione, Fondateur de la Famille Paulinienne, aura été l'un des plus créatifs apôtres du XXè siècle. Il est né à San Lorenzo di Fossano (Cuneo), le 4 avril 1884 et reçut le baptême le lendemain même.

La famille, composée par Michel Alberione, Thérèse Allocco et six enfants, était de condition paysanne, profondément chrétienne et laborieuse.

Le petit Jacques, quatrième enfant de la famille, ressent assez tôt l'appel de Dieu: en première année élémentaire, ayant été interrogé par la maîtresse sur ce qu'il ferait quand il serait grand, il répond: “Je me ferai prêtre”. Les années de l'enfance s'orientèrent dans cette perspective.

La famille s'est transférée ensuite à la localité de Cherasco, paroisse San Martino, diocèse de Alba. Le curé, don Montersino, aide le jeune adolescent à prendre conscience et à répondre à l'appel de Dieu.

A 16 ans, Jacques est admis au Séminaire de Alba et y fera vite la rencontre avec celui qui sera son père, son guide, son ami et son conseiller pendant 46 ans: le chanoine Francesco Chiesa.

Vers la fin de l'Année Sainte 1900, déjà interpellé par l'Encyclique de Léon XIII “Tametsi futura”, Jacques fait l'expérience la plus décisive de son existence. C'était la nuit du 31 décembre 1900 qui séparait les deux siècles; il reste en prière pendant quatre heures devant le Très Saint Sacrement et à la lumière de Dieu projète son avenir.

Une “lumière particulière” lui vient de l'Hostie et à partir de ce moment-là il se sent “profondément obligé de faire quelque chose pour le Seigneur et pour les hommes du nouveau siècle”: “obligé à servir l'Eglise” avec les moyens nouveaux offerts par l'intelligence humaine. 

L'itinéraire du jeune Alberione se poursuit intensément pendant les années d'étude de la philosophie et de la théologie. Le 29 juin 1907 il est ordonné prêtre. Il connaîtra ensuite une brève mais décisive expérience pastorale à Narzole (Cuneo) en tant que Vice-curé.

C'est là qu'il rencontre un jeune appelé Giuseppe Giaccardo, qui deviendra pour lui ce que Timothée signifia pour l'Apôtre Paul. Et c'est toujours à Narzole que le Père Alberione a mûri la compréhension de ce que peut faire la femme associée dans l'apostolat.

Au Séminaire de Alba, il assume aussi les fonctions de directeur spirituel des séminaristes, les grands et les petits, et enseigne différentes matières. Il se prête pour la prédication, la catéchèse et les conférences dans les paroisses du diocèse. Il consacre aussi une bonne partie de son temps à l'étude sur la situation de la société civile et ecclésiale de son temps et sur les nouvelles nécessités qui pointaient à l'horizon. 

Il comprend que le Seigneur est en train de le guider vers une nouvelle mission: prêcher l'Evangile à tous les peuples, selon l'Esprit de l'Apôtre Paul, utilisant les moyens modernes de la communication.

Ces orientations sont consignées dans deux de ses livres: Appunti di teologia pastorale (1912) e La donna associata allo zelo sacerdotale (1911-1915).

Une telle mission, pour avoir charisme et continuité, doit être assumée par des personnes consacrées, puisque “les oeuvres de Dieu se font avec les hommes de Dieu”.

C'est ainsi que, le 20 août 1914, au moment où, à Rome, mourait le Pape Pie X, à Alba le Père Alberione donnait le coup d'envoi à la “Famille Paulinienne” avec la fondation de la Société Saint Paul.

Les débuts sont très pauvres, selon la pédagogie divine: “partir toujours de la crèche”.

Pour son œuvre, le Père Alberione s'inspire du modèle de la famille humaine. Une famille composée de frères et de sœurs. La première femme qui suit le Père Alberione est une jeune fille d'une vingtaine d'années, née à Castagnito (Cuneo): Teresa Merlo. Avec son appui, le Père Alberione fonde la congrégation des Filles de Saint Paul (1915). Peu à peu, la “Famille” se développe, les vocations masculines et féminines augmentent, l'apostolat se définit et prend forme.

En 1918 (décembre) un premier groupe des “filles” est détaché pour aller à Susa. C'est ainsi que commence une courageuse histoire composée de foi et d'esprit d'initiative, qui engendre même un style caractéristique propre: “à la paulinienne”.

Ce parcours semble ralentir lorsque, en 1923, le Père Alberione tombe gravement malade et les avis des médecins ne laissent aucun espoir.

Mais le Fondateur reprend miraculeusement le chemin: “Saint Paul m'a guéri”, racontera-t-il ultérieurement. C'est à partir de cette période que l'on trouvera, dans toutes les chapelles pauliniennes, les phrases que par rêve ou révélation le Maître Divin adressa au Fondateur: “Ne craignez pas - Je suis avec vous - D'ici je veux éclairer - Vivez dans la conversion continuelle”.

L'année suivante (1924) naît la deuxième congrégation féminine: les Surs Disciples du Divin Maître, pour l'apostolat eucharistique, sacerdotal et liturgique.

Pour conduire cette nouvelle congrégation le Père Alberione choisit une jeune sœur: M. Scolastica Rivata, décédée à plus de 90 ans en odeur de sainteté.

Sur le plan apostolique, le Père Alberione encourage l'impression d'éditions populaires des Livres sacrés et s'oriente vers les formes les plus rapides pour faire parvenir le message du Christ aux lointains: les journaux.

Déjà en 1912 était née la revue Vita Pastorale, destinée aux curés; en 1931 naît la revue Famiglia cristiana, un hebdomadaire ayant comme but de nourrir la vie chrétienne des familles.

Viendront ensuite: La Madre di Dio (1933), “pour révéler aux âmes la beauté et la grandeur de Marie”; Pastor bonus (1937), revue mensuelle en langue latine; Via, Verità e Vita (1952), revue mensuelle pour la connaissance et l'enseignement de la doctrine chrétienne; La Vita in Cristo e nella Chiesa (1952), avec le but de faire “connaître les trésors de la liturgie, diffuser tout ce qui sert à la Liturgie, vivre la liturgie selon l'Eglise. Mais le Père Alberione pensa aussi aux jeunes: à leur intention il a fait publier Il Giornalino.

Il s'implique directement pour la construction du grand temple en l'honneur de Saint Paul, à Alba. S'ensuivront deux autres temples à Jésus Maître (Alba et Rome) et le Sanctuaire à la Reine des Apôtres (Rome).

L'objectif poursuivi est surtout celui de sortir des limites locales ou nationales.

En 1926 naît la première maison filiale à Rome, suivie au cours des années successives par tant d'autres fondations en Italie et par le monde.

Dans l'entre-temps, l'œuvre spirituelle grandit elle aussi. Le Fondateur transmet l'esprit de piété à travers les “dévotions”, chargées d'un profond sens apostolique: A Jésus Maître et Pasteur “Voie, Vérité et Vie”, à Marie Mère, Educatrice et Reine des Apôtres; à Saint Paul Apôtre.

Et c'est justement en base de cette référence à l'Apôtre que le Père Alberione offre à l'Eglise les 9 institutions fondées sous l'appellation de “Famille Paulinienne”. Pour le Fondateur, le premier engagement doit être la pleine configuration avec le Christ: accueillir le Christ total Voie, Vérité et Vie, dans toute la personne, intelligence, volonté, cœur, forces physiques. Ces orientations parurent dans une petite plaquette intitulée Donec formetur Christus in vobis (1932).

Au mois d'octobre 1938, le Père Alberione fonda la troisième congrégation féminine: les Sœurs de Jésus Bon Pasteur ou “Pastourelles”, destinées à l'apostolat pastoral direct et collaboratrices des Pasteurs.

Pendant la pause forcée de la seconde guerre mondiale (1940-1945), le Fondateur ne s'arrête pas dans son parcours spirituel. Il accueille progressivement la lumière de Dieu, dans un climat d'adoration et de contemplation.

Comme en témoignent ses Taccuini (bloc-notes) spirituels, dans lesquels le Père Alberione consignait ses inspirations ainsi que les moyens à adopter pour répondre au projet de Dieu.

Et c'est dans cette atmosphère spirituelle que prennent forme les méditations que chaque jour il prêche à ses fils et à ses filles, les directives pour l'apostolat, la prédication d'un grand nombre de récollections et de retraites spirituelles (recueillis dans autant de petits volumes).

L'empressement du Fondateur est toujours le même: faire comprendre à tous que “la première tâche dans la Famille Paulinienne sera la sainteté de la vie, la deuxième la sainteté de la doctrine”.

C'est dans cette perspective que doit être compris son Projet d'une Encyclopédie sur Jésus Maître (1959).

En 1954, rappelant le 40éme anniversaire de fondation, le Père Alberione accepta pour la première fois qu'on écrive sur sa vie dans une brochure intitulée Mi protendo in avanti et acquiesce à la demande de fournir quelques notes personnelles sur les origines de la fondation.

C'est de cette manière que vit le jour le petit volume Abundantes divitiae gratiae suae, considéré comme “l'histoire charismatique de la Famille Paulinienne”.

Une Famille qui continua à se compléter entre 1957 et 1960, avec la fondation de la quatrième congrégation féminine, l'Institut Regina Apostolorum pour les Vocations (Sœurs de la Reine des Apôtres), et les Instituts de vie séculaire consacrée: Saint Gabriel Archange, Marie de l'Annonciation, Jésus Prêtre et Sainte Famille.

En total 10 institutions (y compris les Coopérateurs Pauliniens) unies entre elles par le même idéal de sainteté et d'apostolat: l'avènement du Christ “Voie, Vérité et Vie” dans le monde, à travers les instruments de la communication sociale.

Entre les années 1962 et 1965, le Père Alberione est protagoniste silencieux mais attentif du Concile Vatican II, participant chaque jour à ses sessions. Mais, il connaît aussi d'autres épreuves douloureuses: la mort prématurée de ses deux premiers collaborateurs, Timothée Giaccardo (1948) et Tecla Merlo (1964); le souci pour les communautés en difficulté et, pour lui personnellement, une crucifiante scoliose qui le tourmentait jour et nuit.

Il vécut 87 ans. Ayant accompli l'œuvre que Dieu lui avait confiée, le 26 novembre 1971 laissa la terre pour prendre son poste dans la Maison du Père. Ses derniers moments ont été réconfortés par la visite et la bénédiction du Pape Paul VI, un pape qui n'a jamais caché son admiration et sa vénération envers le Père Alberione. En effet, le témoignage que ce Pontife livra lors de l'audience qu'il accorda à la Famille Paulinienne le 28 juin 1969 est émouvant (le Fondateur avait 85 ans):

“Le voici, humble, silencieux, infatigable, toujours vigilant, toujours recueilli en ses pensées qui courent de la prière à l'action (selon la formule traditionnelle 'ora et labora'), toujours attentif à scruter les signes des temps, c'est-à-dire, les formes les plus géniales pour arriver aux âmes.

Notre Père Alberione a donné à l'Eglise de nouveaux moyens d'amplifier et de revigorer son apostolat, de nouvelles capacités et une nouvelle conscience de la valeur et de la possibilité de sa mission dans le monde moderne avec les moyens modernes.

Permettez, cher Père Alberione, que le Pape se félicite et vous félicite des peines que vous avez prises infatigablement, fidèlement, au long de nombreuses années et des fruits qu'elles ont portés pour la gloire de Dieu et pour le bien de l'Eglise...”.

Le 25 juin 1996, le Pape Jean Paul II signa le décret reconnaissant les vertus héroïques du futur

Anne de Guigné

 

Anne de Guigné

Quand Anne de Guigné naît, ses parents tout heureux demandent qu'elle soit vite baptisée pour devenir fille de Dieu. Après Anne, naîtront un petit frère et deux petites sœurs.
Sa maman est bonne : elle aide ses enfants à bien grandir et à être très gentils.
Quand son papa rentre à la maison après son travail, il montre qu'il aime sa femme et ses enfants.
Mais Anne fait souvent des caprices. Elle n'obéit pas et veut n'en faire qu'à sa tête.

Un jour son grand-père offre aux enfants de jolis petits meubles pour jouer. Anne reçoit la chaise, sa cousine, la table. Malheur ! Elle voulait la table. Elle l'arrache à sa cousine et fait une grosse colère.

Le papa d'Anne est militaire. Malheureusement, la guerre commence, il doit aller défendre les Français, il est très courageux. Hélas, un jour, il est tué.
Anne est très triste, sa maman aussi a beaucoup de chagrin. - " Anne, si tu veux me consoler, il faut être bonne ".

A partir de ce moment-là, son cœur change. Peu à peu, pour sa maman, Anne ne sera plus désobéissante ni capricieuse.
Anne sait qu'elle ne peut devenir meilleure que si Jésus l'aide. Elle désire recevoir Jésus- Hostie pour aimer comme Lui.
A cinq ans, elle fait sa première communion. Au fond de son cœur, elle prie :
" Jésus, je vous aime, et pour vous plaire, je décide d'obéir toujours ".
Pour aimer de plus en plus comme Jésus, Anne veut communier souvent.
Elle fait aussi chaque jour des efforts.
Quand elle n'est pas d'accord avec son frère, elle se dit : " Oh ! J'ai envie de me fâcher ". Mais elle pense à Jésus, se calme et retrouve le sourire.
Tous ses efforts, c'est pour faire plaisir à Jésus.

Comme elle est très heureuse en obéissant à Jésus, Anne entraîne les autres à en faire autant.
Elle veut que son frère, ses sœurs et ses amis soient saints. Elle leur montre l'exemple et les aide.
Quand son frère se met en colère, elle lui dit : " Appelle ton ange, autrement, tu ne pourras pas être bon ".

Anne a une forte fièvre. C'est une maladie grave ; elle ne peut pas guérir. Elle ne se plaint pas mais pense plutôt aux autres.
Quand elle a trop mal, elle l'offre à Jésus : " Mon bon Jésus, je veux tout ce que vous voulez ".

A dix ans et demi, Anne rejoint Jésus au ciel, toute heureuse.

 

 

Bienheureuse Imelda Lambertini

Bienheureuse Imelda Lambertini 

Elle etait une belle jeune fille qui a vécu au 13 ème siécle en Italie

Pour ses 5ans, sa maman lui a offert un chapelet en perles. Imelda était trés contente, mais elle désirait encore un plus beau cadeau: celui de recevoir Jésus dans l'Eucharistie:

Mais elle etait trop jeune, à cette époque, il fallait avoir 14 ans!

Sa seule consolation était de prier souvent devant le tabernacle

Un jour, une lumière a brillé provenant du tabernacle. Une petite hostie blanche planait au-dessus!

L'hostie est venue à Imelda, et elle est restée au -dessus de sa tête.

Dans la chapelle, des religieuses ont été chercher le prêtre. Il a pris l'hostie et l'a donné à Imelda qui a alors fait sa première communion!

Imelda était remplie de joie en recevant Jésus pour la première fois

Son histoire nous montre qu'elle faisait confiance en Jésus qui l'a exaucée de sa demande

Bienheureuse Imelda, aide-moi à mettre toute ma confiance en Jésus afin de découvrir ce que Dieu atttends de moi

Bienheureuse Louise de Savoie

Bienheureuse Louise de Savoie

Louise est née en 1453, fille du Duc de Savoie, lui aussi Bienheureux.

Elle est d'une famille de 10 enfants et son Père meurt à l'age de 36ans

A 10 ans, Louise, timide, est fiancée à un prince de 22ans, Hugues de Chalons, qu'elle épousera à 17ans bien qu'elle aurait préféré être religieuse

Louise perd sa maman à l'âge de 16 ans

Son mari meurt au bout de 11 ans de Mariage. Elle avait partagé avec lui, son amour du Christ et les deux époux s'étaient beaucoup aimés . Veuve, elle ne voulu pas se remarier malgrés les nombreuses demandes en mariages, dont celles du Roy de France (Louis XII)

Louise préfére devenir Soeur Clarisse. Louise se rejouissait de rendre service, et de soigner les malades

Louise est morte à quarante ans avec un grans sourire

 

Claire de Castelbajac

«Salut, la dynamite!» lance, un matin de 1973, une étudiante à une amie. Chez celle-ci, une vie intérieure très riche se cache sous les dehors exubérants d'un tempérament de feu. En 1975, quelques jours avant la maladie qui va la foudroyer à l'âge de 21 ans, elle confie à sa mère: «Je suis tellement heureuse, que si je mourais maintenant, je crois que j'irais au Ciel tout droit, puisque le Ciel c'est la louange de Dieu, et j'y suis déjà!» L'enquête officielle en vue de sa béatification a été ouverte en 1990.

Claire de Castelbajac est née le 26 octobre 1953, à Paris, dernière enfant d'une famille de cinq. Baptisée trois jours après sa naissance, elle est placée sous la protection de sainte Claire et de la Vierge Immaculée.

Avec sa famille, elle passe les cinq premières années de sa vie à Rabat, au Maroc, jusqu'au retour définitif en France en 1959.

Sa mère lui apprend très tôt à faire le signe de Croix et sa prière. Lors de ses courses et promenades, elle va souvent à l'église faire de courtes prières, car elle sait très bien que l'église est la «maison de Jésus».

La fougue de son caractère se révèle très vite: aucune mesure dans ce qu'elle aime, désire ou donne. Vers l'âge de trois ans, Claire a souvent de vifs accès de colère, mais ces mouvements sont suivis d'actes de contrition immédiats, aussi vifs que ses colères. Malgré cette vivacité, l'enfant subit bientôt l'épreuve de la maladie: à 4 ans, une toxicose la conduit aux portes de la mort. Peu après, une infection intestinale, suivie d'une angine virale, nécessite un traitement par piqûres. Chaque fois qu'elle aperçoit l'infirmière, elle se transforme en véritable furie, hurlant et s'agitant en tous sens.

Ce n'est que l'hiver suivant, avant sa première Communion, qu'elle comprendra ce que veut dire: «Offrir sa souffrance à Jésus», et apprendra peu à peu à se dominer pour supporter le mal.

Le retour en France est pour Claire un choc psychologique. Quitter la charmante villa de Rabat et son merveilleux jardin, pour aller habiter dans la vieille demeure familiale de Lauret (au sud-ouest de la France) prés de Auch, «la grande maison toute cassée», comme elle dit, est un véritable arrachement.

Elle reçoit la sainte Eucharistie pour la première fois en juin 1959, après avoir fait beaucoup d'efforts pour s'y préparer. Sa générosité à s'offrir à Dieu dans les petites choses se maintient les années suivantes. Elle note, par exemple: «1) je n'ai pas pris d'eau – 2) acte d'amour – 3) j'ai vite obéi à maman – 4) je ne me suis pas plainte d'avoir mal au ventre», etc. Pour la première confession, Claire veut s'examiner avec soin. Elle prend son livre pour enfants et considère attentivement «tous les péchés de la liste», puis dit à sa mère: «Je n'y comprends rien, alors je ne sais pas si j'ai fait ces péchés. Mais expliquez-les moi... Si je savais tous les péchés, alors je n'en ferais plus, parce que je ne voudrais pas faire de peine à Jésus».

Qu'ils aillent tous au Ciel!

Claire n'a pas 6 ans, lorsqu'un soir, spontanément, elle compose la prière suivante: «Jésus, faites que les méchants, et ceux qui ne vous aiment pas, et ceux qui ne vous connaissent pas, deviennent gentils, et vous connaissent et vous aiment, et qu'ils fassent leur prière trois fois par jour, et qu'ils aillent tous au Ciel».

Sa mère lui demande: «As-tu pensé à offrir ton coeur et ta journée, ce matin? – Bien sûr! J'y pense toujours! Sans ça, à quoi je sers?» Mais cette vive piété n'est pas sans combats. Elle dit un jour brutalement à sa mère: «Pourquoi m'avez-vous fait naître? Pourquoi m'avez-vous fait faire ma première Communion si tôt?» Et elle se plaint des efforts que cela entraîne dans sa vie...

Dans son intense besoin de communiquer, Claire adresse à ses parents des lettres qu'elle dépose en grand secret dans leurs assiettes ou sous leurs oreillers. Elle vient d'avoir 9 ans quand elle trace ces lignes: «Ma bien chère maman chérie, je commence par vous dire que je vous aime beaucoup, beaucoup, le plus au monde.

Vous êtes tellement gentille!!! Ensuite pour vous demander pardon de toutes les fautes que j'ai commis vous me pardonnerez bien, vous êtes si bonne, chère maman...» (sic). Le matin du jour de son dixième anniversaire, malgré sa fatigue, Claire tient à assister à la Messe. Le soir, elle confie à sa mère: «Savez-vous ce que j'ai demandé ce matin?... que je reste toujours pure, comme je l'étais après mon baptême».

Elle prend l'habitude d'invoquer la Sainte Vierge tous les matins au réveil: «Ô Marie Immaculée, je vous confie la pureté de mon coeur. Soyez-en la gardienne pour toujours». À onze ans et demi, elle fait sa Communion solennelle. Alors que ses compagnes de pension ont reçu une avalanche de cadeaux profanes, Claire remercie ses parents de ne lui en avoir donné aucun, mais une image souvenir, sur laquelle sa mère a écrit un texte qui aura pour elle une grande importance: «Ayez le désir intime que le Seigneur vous donne tout ce qu'il sait vous manquer pour son honneur et sa gloire» (Saint Jean de la Croix).

Ses études primaires se sont déroulées à la maison, sous la conduite de sa mère; en 1964, elle entre en pension à Toulouse, chez les religieuses du Sacré-Coeur, et y manifeste une intense joie de vivre, une générosité passionnée et un attrait tout particulier pour les choses de Dieu: «C'est magnifique! écrit-elle. Ce matin, je suis allée à la Messe et j'ai communié... J'ai pensé à vous, chers parents, qui m'avez enseigné la religion catholique, qui m'avez appris à prier, qui m'avez fait baptiser. Je vous dois tout et je vous en remercie plus que je ne peux le dire ou le penser».

Des enfants demandent

Lors des troubles de mai 1968, Claire écoute et réfléchit beaucoup. Elle ressent vivement les désordres politiques et sociaux dont elle est témoin, et n'y voit qu'un remède: la prière à Notre-Dame, selon les demandes de Fatima.

De sa propre initiative, elle entraîne les élèves de sa classe de troisième à écrire à tous les évêques de France: «Monseigneur, en 1917, Notre-Dame a demandé: le chapelet quotidien, la consécration à son Coeur Immaculé, la communion réparatrice des premiers samedis du mois. «Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix, sinon, elle répandra ses erreurs sur le monde». Jusqu'en ce moment, la Russie répand ses erreurs et la paix est loin d'être parfaite. Il est probable que la France et les pays catholiques n'ont pas assez demandé à la Sainte Vierge la conversion des pécheurs... Voilà pourquoi, Monseigneur, nous vous supplions de demander à vos prêtres de bien vouloir transmettre le message de Notre-Dame à tous leurs paroissiens... Monseigneur, ce sont des enfants qui vous demandent, ainsi qu'à tous les évêques de France, de faire cet appel à l'Église de notre patrie. Nous sommes certaines que vous en tiendrez compte et nous vous en remercions».

Avec la fougue de ses quinze ans, Claire s'indigne du vent de contestation qui souffle sur l'Église et qui tend à faire table rase du passé. Elle en souffre au point de tomber malade et de devoir terminer sa classe de Seconde à la maison. Ayant remarqué que la jeunesse de son village n'a pas d'occasion de se réunir pour se distraire en commun, elle organise d'abord une chorale; puis le groupe se lance dans deux pièces de théâtre, pour distraire les personnes âgées de l'hospice voisin, des handicapés, ou simplement les habitants de la commune. Claire entre en classe de Première chez les Dominicaines de Seilh, près de Toulouse.

C'est sans enthousiasme, mais la bonne humeur l'emporte. «C'est drôle, écrit-elle à une amie, en y réfléchissant, que de motifs de bonheur on peut trouver! La vie n'est que bonheur! Ce sont les hommes qui en font le malheur». Les combats sont cependant toujours présents. Le 8 septembre 1970, fête de la Nativité de la Sainte Vierge que Claire aime tant, elle refuse d'accompagner une très bonne amie à la Messe. Son visage fermé trahit une autre influence, qui la domine, ce jour-là. Pour sa dernière année scolaire (1970-71), elle s'installe dans une chambre indépendante à Toulouse, et continue à suivre les cours chez les Dominicaines.

Difficile mais beau

Cette année-là, sa mère tombe malade. Elle est hospitalisée puis doit rester alitée pendant plus d'un an. Claire va la voir chaque soir à la clinique. Le vendredi soir, elle rentre à Lauret pour tenir compagnie à son père.

Cette épreuve familiale la fait cruellement souffrir: «J'en ai marre..., et encore marre...», écrit-elle à une de ses soeurs, le 15 février 71; mais elle ajoute: «En tout cas, de cette triste période, je ressors mûrie et grandie, car j'ai vu que l'on ne vivait pas pour soi mais pour les autres, et que tout le monde est fait pour vivre pour les autres, et pour les rendre heureux. C'est profondément difficile, mais quand on y arrive, c'est beau».

Au mois d'avril suivant, Claire doit elle-même être hospitalisée pour une sciatique. Sur son lit, elle écrit beaucoup: lettres pittoresques, parlant de tout, rarement de sa maladie. Elle profite des occasions offertes pour évangéliser: à une infirmière de nuit qui lui fait des confidences et prétend ne pas avoir le temps de s'occuper des choses de Dieu, elle rétorque: «Mais, Madame, vous ne savez pas que la Foi aide à mieux agir? Perdez donc une heure à la retrouver, et vous serez heureuse et non plus vide, comme vous le reconnaissez en ce moment!» – «Quel trésor précieux que la Foi! dit-elle à ses parents. Combien je voudrais que cette femme la découvre!»

En août, après cinq mois de souffrances, une opération à la colonne vertébrale est décidée et réussie. Claire est rapidement sur pied, mais les crises de sciatique reviendront périodiquement. Trois semaines après sa sortie d'hôpital, elle passe avec succès son baccalauréat puis décide de se consacrer à la restauration de peintures et de fresques. Ce métier procure un avantage très important à ses yeux: l'indépendance dans le travail et la possibilité de rester, plus tard, au foyer.

Claire décide de passer le concours d'entrée à l'Institut Central de Restauration, à Rome, institut d'État qui réserve trois places chaque année aux candidats étrangers. Les cours d'histoire de l'art à la Faculté de Toulouse la prépareront. Elle se met au travail. Très sociable, elle fait beaucoup de visites, et se rend régulièrement chez des personnes âgées et infirmes de son quartier. Sa dévotion ne faiblit pas. «J'ai décidé hier soir d'aller à la Messe tous les jours... J'ai juste le temps d'aller à la fac dès qu'elle est finie; j'en sors toute bonne, toute pure, toute sainte, et enfourchant ma bicyclette, je m'exile dans la foule».

Ne crains rien

À Pâques 1972, Claire décide de s'installer à Rome pour mieux préparer son concours. Elle a dix-huit ans et demi. Trois mois de travaux en atelier et en bibliothèque, de mai à juillet 1972, puis deux mois de vacances studieuses à Lauret, interrompus par le pèlerinage national du 15 août, à Lourdes, l'occupent jusqu'en automne. En octobre, Claire est de nouveau à Rome où résident depuis longtemps deux frères de sa mère. L'un est religieux carme; l'autre, père de huit enfants, la reçoit souvent dans son foyer. Dans ses notes intimes, on peut lire: «La sainteté, c'est l'Amour à vivre les choses ordinaires pour Dieu et avec Dieu, avec sa grâce et sa force» (17 octobre 72). Elle écrit à ses parents: «Je suis terrorisée à l'idée que je pourrais être reçue! Je sais bien qu'il y a dans la Bible 366 fois: Ne crains rien, une pour chaque jour de l'année, et que la grâce d'état sera là, le cas échéant. Mais j'ai une peur bleue de commencer ma vie d'adulte dans deux mois...» Ce qui ne l'empêche pas de travailler afin de réussir.

La date du concours, retardée par des grèves, est fixée au 1er décembre. Claire est reçue troisième des trois étrangers acceptés. L'enthousiasme la porte, mais de nouveaux combats se profilent. «La main de Dieu ne cesse de me protéger, écrit-elle à ses parents. Ce qui m'embête, c'est mon succès, bien involontaire, croyez-moi, auprès des garçons. Un est carrément amoureux de moi. Et puis, il y a un Libanais qui est plein de prévenances...; et j'ajouterais deux Italiens, spécialement complimenteurs et chiens fidèles. Au bout de neuf jours, c'est beaucoup... Il est vrai qu'ils vont bientôt mieux me connaître!... C'est tellement difficile de changer son naturel et de s'empêcher de rire, de tout prendre à la rigolade et de faire des jeux de mots à tout bout de champ... Mais je suis sûre de la protection Divine, Virginale et Bénédictine (elle porte la médaille de saint Benoît), sans parler des Anges Gardiens».

Quelques jours plus tard, elle ajoute: «J'ai hâte d'être vraiment installée pour pouvoir écrire mes lettres et faire une demi-heure de lecture spirituelle par jour. Mon chapelet est résolu par les deux quarts d'heure, ou les quatre, que je passe dans le métro. J'ai bien besoin de vos prières... plus je connais les gens, plus ça me déprime; je pensais que l'Art pour l'Art et le Beau pour le Beau, donc le sens de la gratuité des choses, donnaient aux gens une profondeur et quelque chose en plus... Évidemment, à part deux ou trois snobs, tous sont intéressés par ce qu'ils font, et même passionnés: mais après, plouf! la seule chose qui les intéresse, c'est le plaisir sous toutes ses formes. Alors, ça me déprime et ça m'écoeure un peu. Je ne peux pas les juger, mais tous ceux avec qui je parle, à part deux, sont ainsi. Ils vivent plus ou moins tous avec un «partenaire»... Alors, je suis déçue... Tous les garçons me courent après! Bon sang! je ne suis pas en minijupe... et même, j'asperge de froideur et méchanceté ceux qu'il faut éviter. Et plus j'asperge, plus ils continuent... Mais ce dont j'ai peur, à présent, c'est de moi; car je vais tout vous dire. Je ne suis guère encouragée par des gens bien, comme à Toulouse; alors, quelquefois, en voyant ceux qui m'entourent, je me dis que ça ne doit pas être désagréable de faire comme eux... Alors je prie, je prie, pour avoir le courage, je pourrais même dire quelquefois l'héroïsme de résister, de n'avoir aucun «ragazzo» avant mes fiançailles...

Faire les folles

Claire se laisse pourtant peu à peu griser par sa liberté. À la mi-mars 73, elle s'installe avec deux amies, dans un appartement indépendant. Elles commencent à recevoir et à sortir le soir, s'amusent beaucoup en faisant force «crétineries», selon son expression, et travaillent peu. «J'ai plein de choses à vous dire, écrit-elle à ses parents... je rentre du cours pour trouver l'appartement plein d'amies, et on se couche, claquées, sur les minuit, une heure du matin. Ma vision des choses change: qui satisfera la soif que j'ai de la vie?... Hier, nous sommes allées au bord de la mer. C'était fabuleux! Toutes seules à faire les folles jusqu'à la pleine nuit... on était passionnément pleines de vie, d'indépendance, de liberté complète et du sentiment grisant d'être en dehors de la civilisation».

À ce régime, les notes de Claire au «Restauro» deviennent déplorables, elle est à deux doigts de se faire renvoyer. Un de ses oncles lui fait un jour une réprimande: «Je suis navré pour tes parents, ton père surtout qui est âgé, que tu gâches ta vie...» Elle rétorque: «En attendant, je me marre bien!» Cependant, elle est secrètement mécontente d'elle-même. Son sens aigu de Dieu, son demi-échec dans ses études et sans doute aussi la réflexion d'une étudiante: «Tu verras, ma pauvre fille, tu y viendras à notre athéisme. Je ne te donne pas un an pour que tu sois comme nous...», provoquent un sursaut salutaire. L'été amène d'heureuses vacances à Lauret, coupées par le Pèlerinage National à Lourdes. Début octobre, elle repart avec entrain pour Rome. Elle écrit à ses parents: «Je me rends compte à quel point de vanité et d'égoïsme facile je suis tombée, sous l'appellation trompeuse d'émancipation...» Les excellentes dispositions qui marquent le début de cette nouvelle année ne faibliront plus. Dieu est à nouveau au centre de sa vie, malgré d'occasionnelles «révoltes d'esprit».

Un an après, le 16 septembre 1974, Claire part pour trois semaines en Terre Sainte, avec un groupe d'une dizaine de jeunes, sous la conduite d'un Père dominicain. «Sommes à Bethléem. Marchons dans le désert pendant des heures. Grande fatigue et faim. Ascèse: incomparable pour la pureté, c'est vrai». Elle écrit à ses parents: «Je suis en train de me convertir complètement, de creuser ma foi, de trouver son vrai sens, et j'apprends continuellement le b,a,ba de ma religion. J'emmagasine un maximum d'éléments de ferveur, de piété, d'exemple, de pauvreté d'esprit, pour pouvoir, à Rome, organiser ma vie comme je l'entends maintenant, et non comme je la vivais. Je commence à saisir le sens du mot Amour de Dieu: il ne faut pas, je crois, se passionner pour des questions adjacentes, mais tout pointer vers Dieu, et que vers Lui!»

Un bonheur tout neuf

Quelques jours après son retour de Terre Sainte, Claire reçoit son ordre de mission pour Assise, où elle va travailler à la restauration des fresques de la Basilique. Elle prend gîte chez les Bénédictines, puis écrit à ses parents: «Je vais vivre une vie monastique: coucher après le dîner, Messe chaque matin à 7 h 30 et au boulot à 8 heures... Ce que nous faisons est pour moi le summum! la chapelle Saint-Martin, de Simone Martini. C'est la plus belle... Ce type-là, Martini, était un spirituel de première classe, on le voit encore mieux de près... J'éprouve un bonheur tout neuf à aller à la Messe en semaine, à lire saint Ignace d'Antioche, saint Jean et à faire même mon quart d'heure de contemplation quotidien».

Le 10 décembre, elle écrit de nouveau: «Je nage encore plus dans la béatitude, depuis que je peux compter les jours qui nous séparent. En attendant, je suffoque de fébrilité: l'excès que vous me connaissez règne dans toute sa splendeur... La directrice des études me laisse libre d'aller partout aux endroits où le lendemain on enlèvera les planches, pour mettre la dernière touche. Et elle ne va même pas voir après, ce qui me gêne beaucoup, car la responsabilité est plus grande que je ne puis l'assumer. Peu importe: j'ai carte blanche. C'est la belle vie, quoi! libre, dans un des endroits les plus beaux d'Europe...»

Claire arrive à Lauret le 18 décembre, pour les vacances de Noël. Ses proches la retrouvent transfigurée. Elle passe à Lourdes la journée du lundi 30 décembre. Prosternée à genoux devant la Grotte, le front à terre, elle reste immobile un temps fort long. Lorsqu'elle se relève, son visage est tout autre, comme absent, infiniment lointain; il s'est passé quelque chose entre la Sainte Vierge et elle... Le samedi 4 janvier, se déclare une méningo-encéphalite virale foudroyante. Le 17, elle reçoit, sans connaissance, le sacrement des malades. Le dimanche 19, alors qu'elle paraît dormir, elle dit tout à coup, très nettement et très fort: «Je vous salue, Marie, pleine de grâce...» puis s'arrête, épuisée. Sa mère continue la prière; à la fin de chaque Ave Maria, Claire murmure: «et puis... et puis...», pour faire continuer le chapelet. Le soir du 20, elle s'enfonce de plus en plus dans un coma profond. Elle entre dans l'éternité où Dieu l'appelle, le mercredi 22 janvier 1975, vers cinq heures de l'après-midi. Elle a vingt et un ans et trois mois.

Claire voulait «aller au Ciel tout droit». Elle avait beaucoup parlé avec son oncle, le Père Philippe de la Trinité, de la Première Lettre de saint Jean: La perfection de l'amour, c'est une confiance assurée pour le jour du jugement (1 Jn 4, 17). En 1970, elle avait écrit à une amie: «Trouves-tu vraiment que la proximité toujours croissante de la mort soit angoissante? Je pense que non; il ne faut pas craindre la mort. La mort n'est que le passage d'une vie – qui n'est qu'un examen, en fait – de joies et de petits malheurs... au Bonheur complet, à la Vue perpétuelle de Celui qui nous a tout donné. Angoissante, la mort? Non, elle ne devrait pas l'être: mais bien, espérée et attendue (donc préparée...). Te souviens-tu qu'au Sacré-Coeur, plusieurs filles (dont toi) m'avaient prédit que je mourrai jeune? sans se consulter. Eh bien, je t'avouerai que je m'en moque com-plè-te-ment, étant donné que dans l'éternité, 50 ans de vie terrestre de plus ou de moins, que sont-ce?»

À l'exemple de Claire de Castelbajac, exerçons-nous à «tout pointer vers Dieu», ne cherchant qu'à Lui plaire, et le Seigneur nous récompensera au-delà de toute mesure.

Dom Antoine Marie osb, abbé              

http://www.clairval.com

Dominique Savio

Nos amis , les enfants du Foyer Magone d'Abdjan vous invite à decouvrir leur beau diaporama sur Dom Bosco sur :

 

 

LE SONGE QUI A MARQUE LA VIE DE BOSCO

«A neuf ans j'ai fait un songe qui m'est resté profondément gravé dans l'esprit pendant toute ma vie. Dans ce songe, il me semblait que j'étais près de notre maison dans une cour très spacieuse où étaient rassemblés une foule d'enfants qui jouaient. Les uns riaient, beaucoup blasphémaient. En entendant ces blasphèmes je me suis tout de suite jeté au milieu d'eux, donnant du poing et de la voix pour les faire taire.  
 
 
 
A ce moment, apparut un Homme imposant, noblement vêtu. Son visage était si lumineux qu'on ne pouvait pas le regarder en face. Il m'appela par mon nom et me dit : "Ce n'est pas avec des coups mais avec la douceur et la charité que tu devras faire d'eux tes amis. Commence dont tout de suite à leur parler de la laideur du péché et de la valeur de la vertu."  
 
Intimidé, craintif, je répondis que j'étais un pauvre enfant ignorant. Alors, les garçons, cessant de se battre et de crier, se groupèrent tous autour de Celui qui parlait. Comme si je ne savais plus ce que je disais, je demandai :  
 
"Qui êtes-vous pour m'ordonner des choses impossibles ?  
- C'est justement parce que ces choses te paraissent impossibles que tu devras les rendre possibles en obéissant et en acquérant la science.  
-Comment pourrai-je acquérir la science ?  
-Je te donnerai une institutrice. Sous sa conduite, tu pourras devenir savant.  
-Mais qui êtes-vous ?  
- Je suis le Fils de cette Femme que ta mère t'a appris à prier trois fois par jour. Mon nom, demande-le à ma Mère." 
 
Aussitôt, je vis à ses côtés une Dame d'aspect majestueux, vêtue d'un manteau qui resplendissait comme le soleil. S'approchant de moi tout confus, elle me fit signe d'avancer et me prit par la main avec bonté :  
 
"Regarde ! dit-elle."  
 
En regardant, je m'aperçus que les enfants avaient tous disparu. A leur place je vis une multitude de cabris, de chiens, de chats, d'ours et beaucoup d'autres animaux.  
 
"Voilà ton domaine ! Voilà où tu devras travailler. Deviens humble, courageux, et vigoureux : et ce que tu vois arriver en ce moment à ces animaux, tu le feras pour mes enfants." 
 
Je tournai donc les yeux et voilà qu'à la place des bêtes sauvages apparurent autant de paisibles agneaux qui sautaient, couraient, bêlaient autour de cet Homme et de cette Femme comme pour leur rendre hommage.  
 
Alors, toujours dans mon rêve, je me mis à pleurer et je priai cette Dame de vouloir bien s'expliquer d'une façon plus claire, car je ne comprenais pas ce que tout cela signifiait.  
 
Elle posa sa main sur ma tête et me dit :  
 
"Tu comprendras tout au moment voulu." 
 
Elle avait à peine dit cela qu'un bruit me réveilla. Tout avait disparu. J'étais abasourdi. J'avais l'impression que les mains me faisaient mal à cause des coups de poings que j'avais distribués et que le visage me cuisait d'avoir reçu des gifles de tous ces galopins.  
 
Le matin, j'ai raconté le songe d'abord à mes frères qui se mirent à rire, puis à ma mère et à la grand-mère. Chacun donnait son interprétation : "Tu deviendras berger", dit Joseph. "Chef de brigands", insinua perfidement Antoine. Ma mère : "Qui sait si tu ne deviendras pas prêtre." C'est la grand-mère qui prononça le jugement définitif : "Il ne faut pas s'occuper des rêves." J'étais de l'avis de l'aïeule et pourtant je ne réussis jamais à m'ôter tout cela de l'esprit. »  
 
Toutes les années qui suivirent furent profondément influencées par ce songe. Maman Marguerite avait compris (et Jean le comprit aussi très vite) que ce songe indiquait une direction.  
 
Don Bosco, Souvenirs Autobiographiques 
(Du site: salésiens.com, de la France) 
 
 
 
 
 

 

Emmanuel , le petit saint trisomique

Dans un foyer chrétien de la région parisienne, le 20 novembre 1970, vient au monde un enfant qui recevra au saint Baptême le prénom d'Emmanuel. Un frère, Vincent, et une soeur, Anne, l'ont précédé. La naissance provoque une explosion de joie dans toute la famille. Le papa,  ne manque pas de se rendre tous les soirs à la maternité où reposent ses deux trésors: maman et Emmanuel; et, chaque fois, se renouvelle le même bonheur, toujours neuf.

«Il ne sait pas téter»

Trois jours plus tard, le papa se presse vers la clinique, avec un bouquet de fleurs. Son coeur bat très vite, tout comme la première fois. Le voici sur le seuil de la chambre. Mais là, il est comme cloué sur place: de son lit, son épouse tourne vers lui un visage inondé de larmes. D'un bond, il est auprès d'elle. Elle le regarde fixement, lui tend les bras et, la voix étranglée de sanglots, elle articule: «Notre enfant n'est pas normal!» Instinctivement, le regard du père se porte sur le berceau où se trouve le nouveau-né, qui dort à poings fermés. «Je ne vois rien d'anormal; quelqu'un te l'a dit? demande-t-il à son épouse. - Non, personne; mais je le sais, je le sens, il ne bouge pas, il ne pleure pas, il ne sait pas téter».

Les deux époux restent ensemble tout l'après-midi auprès de leur enfant. Le lendemain, sa maman se décide à faire examiner celui-ci par un pédiatre. Le spécialiste interroge avec bonté l'épouse, puis l'époux, et commence très calmement un examen long et méthodique du bébé. L'attente est un supplice pour les parents. Enfin, le médecin tourne vers eux un regard plein d'amitié, de charité. Il commente avec délicatesse son diagnostic, avant d'en arriver à la conclusion: «Votre enfant ne sera pas comme les autres». Avec une douceur extrême, il leur apprend qu'Emmanuel est atteint de trisomie 21... il est "mongolien". L'intuition première de la maman était juste.

Nous l'aimerons comme les autres!

Son papa va devoir informer la famille. De retour chez lui, il trouve les grands-parents, les oncles, les tantes d'Emmanuel, qui sont venus aux nouvelles. Il ne peut contenir ses larmes et balbutie: "mongolien". Consternation générale. Puis on se ressaisit et la même phrase jaillit spontanément sur toutes les lèvres: «Nous l'aimerons  comme les autres». "Les autres", Vincent et Anne, sont là aussi, qui adhèrent pleinement: «Oui, nous l'aimerons, oui, je l'aimerai!»

«Nous l'aimerons!» Réponse merveilleuse, qui est une lumière pour notre monde. L'attitude chrétienne de la famille d'Emmanuel contraste avec le rejet, si fréquent hélas dans nos sociétés, de l'enfant handicapé, inapte - pense-t-on - à être heureux et à rendre les autres heureux.

Le Pape Jean-Paul II constate à ce sujet: «Nous sommes face à une réalité caractérisée par la prépondérance d'une culture contraire à la solidarité, qui se présente dans de nombreux cas comme une réelle "culture de mort"... Par sa maladie, par son handicap, celui qui met en cause le bien-être ou les habitudes de vie de ceux qui sont plus favorisés, tend à être considéré comme un ennemi dont il faut se défendre ou qu'il faut éliminer. Il se déchaîne ainsi une sorte de conspiration contre la vie» (Encyclique Evangelium vitæ, 12). Le refus d'accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent (l'enfant conçu mais "non désiré", la personne handicapée, ou âgée, le malade en phase terminale...) manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine.

Pourquoi toute vie humaine est-elle un bien? La Sainte Bible apporte, dès ses premières pages, une réponse forte et admirable à cette question. La vie que Dieu donne à l'homme est différente et distincte de celle de toute autre créature vivante. Seule, la création de l'homme est présentée comme le fruit d'une décision spéciale de la part de Dieu: au terme de l'oeuvre de la création du monde, Celui-ci décrète solennellement: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance (Gn 1, 26). À l'homme est conférée une très haute dignité, dont les racines plongent dans le lien intime qui l'unit à son Créateur: en l'homme resplendit un reflet de la réalité même de Dieu (cf. Evangelium vitæ, 34). Ce reflet n'est pas effacé par le handicap mental.

Je ne t'oublierai jamais!

Du fait qu'il est à l'image de Dieu, seul de toutes les créatures visibles à être doué d'intelligence et de volonté libre, l'homme est capable de connaître et d'aimer son Créateur. Il est appelé à entrer en communication

personnelle d'amour avec Lui, même si pour un temps, voire pour toute la vie ici-bas, cette relation est rendue difficile ou mystérieuse. «Tâchons de comprendre combien est tendre l'amour de Dieu, disait Mère Teresa de Calcutta. Car Lui-même dit dans l'Écriture: Même si une mère pouvait oublier son enfant, je ne t'oublierais pas. Je t'ai gravé sur la paume de ma main (cf. Is 49, 15-16). Quand tu te sens seul, quand tu te sens rejeté, quand tu te sens malade et oublié, souviens-toi que tu Lui es précieux. Il t'aime. Tu revêts une grande importance à ses yeux».

L'importance de chaque personne aux yeux de Dieu nous est manifestée encore davantage par l'oeuvre de la Rédemption, le rachat des péchés: Voici à quoi se reconnaît l'amour: ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est Lui qui nous a aimés, et Il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés (1 Jn 4, 10). «C'est en contemplant le sang précieux du Christ que le croyant apprend à reconnaître et à apprécier la dignité quasi divine de tout homme; il peut s'écrier, dans une admiration et une gratitude toujours nouvelles: Quelle valeur doit avoir l'homme aux yeux du Créateur s'il "a mérité d'avoir un tel et un si grand Rédempteur" (Exultet de la liturgie pascale), si Dieu a donné son Fils afin que lui, l'homme, ne se perde pas, mais qu'il ait la vie éternelle!(cf. Jn 3, 16)» (Evangelium vitæ, 25).

«Enfant de Dieu, à part entière»

La vie que le Fils de Dieu est venu donner aux hommes ne se réduit pas à la seule existence dans le temps. Elle est appelée à durer toute l'éternité. L'Apôtre saint Jean écrit: Voyez quel grand amour le Père nous a donné pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes!  Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté. Nous savons que, lors de cette manifestation, nous Lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'Il est (1 Jn 3, 1-2).

Le grand-père d'Emmanuel met en relief cette vérité lorsqu'il écrit: «Le Baptême de mes enfants (et petits-enfants) a été chaque fois pour moi un grand moment. Actuellement, il me semble qu'on place l'accent sur "l'entrée dans l'Église". C'est bien. Mais pour moi, j'y vois surtout la véritable naissance de cet enfant de notre chair à la Vie même de Dieu. Emmanuel n'aura pas le développement intellectuel ni les capacités physiques des autres enfants. Mais ici, je le sais, je le sens, nulle infériorité; le voici Enfant de Dieu à part entière, la maladie ne peut rien contre cette dignité essentielle».

Ainsi «la vérité chrétienne sur la vie parvient à sa plénitude. La dignité de la vie n'est pas seulement liée à ses origines, au fait qu'elle vient de Dieu, mais aussi à sa fin, à sa destinée qui est d'être en communion avec Dieu pour le connaître et l'aimer.» (Evangelium vitæ, 38). Cette communion d'amour n'est pas réservée à une élite d'hommes parfaitement constitués. Elle s'étend aussi à tous les "pauvres" de corps ou d'esprit. «Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres (Lc 7, 22). Par ces paroles du prophète Isaïe, Jésus explique le sens de sa mission: ainsi, ceux qui souffrent d'une forme de handicap dans leur existence entendent de lui la bonne nouvelle de la sollicitude de Dieu pour eux et ils ont la confirmation que leur vie aussi est un don jalousement gardé dans les mains du Père (cf. Mt 6, 25-34)» (Ibid., 32).

Dépasser ses limites

Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres (1 Jn 4, 11). L'éducation patiente d'Emmanuel est toute pétrie de cet amour auquel nous exhorte saint Jean. Elle présuppose une information exacte sur la nature du handicap de l'enfant. Le Professeur Jérôme Lejeune, qui a découvert en 1959 la cause de la trisomie 21, explique que cette maladie n'est ni une tare raciale, ni une suite de la syphilis, de l'alcoolisme ou de la mauvaise qualité du cerveau des parents, comme on le pensait jusqu'alors: c'est un accident chromosomique. L'enfant "mongolien" possède tous les organes, toute la machinerie génétique propre à un homme, sans "erreur dans les plans de construction"; il présente seulement un excès d'information génétique parce que ses cellules possèdent, accidentellement, un chromosome en trop. Il s'agit d'une maladie qui met obstacle au développement des facultés intellectuelles, sans affecter la mémoire ni l'affectivité de celui qui en est atteint. La médecine ne désespère pas de pouvoir un jour guérir les victimes de ce mal.

Comme la majorité des trisomiques, Emmanuel se singularise par son indolence. Mais sa maman ne se résigne pas à cette fatalité: avec ténacité, elle l'incite à dépasser ses limites. Quand il tombe en avant, il n'a pas l'idée de se protéger la tête avec ses mains. Sa maman lui apprend à tomber, sur un matelas, en avançant les bras, jusqu'à ce que l'automatisme soit obtenu. Pour le faire marcher, elle lui prend un pied puis l'autre en l'appuyant à la paroi; et cela, pendant des jours et des jours, jusqu'au moment où il marche tout seul: miracle de patience! Même manoeuvre pour lui apprendre à monter et descendre un escalier... Bientôt, avec son père, son frère et sa soeur, Emmanuel participe à des courses à pied, et de temps en temps, on le laisse arriver premier au but sous les applaudissements de sa mère.

Il lui a fallu beaucoup d'énergie pour habituer sa langue, ses lèvres, ses dents, à l'usage des voyelles et des consonnes. Il parle volontiers, mais sa prononciation est souvent confuse. Quand on ne le comprend pas, on lui fait répéter une fois, deux fois, trois fois: à la fin il se lasse, prend sa tête dans ses mains, une ou deux minutes, puis se relève et lâche le mot exact, ou son synonyme. Il a une conscience nette du bien et du mal, de ce qui est permis ou interdit. Il s'occupe, il se distrait, il répand la gaieté. Et puis, il y a cet esprit taquin, cette espièglerie jamais à court d'imagination. Le rire est chez lui un modèle du genre. Il aime le sport: au football, il a une excellente frappe, au judo, il est redoutable. À la pétanque, son geste est "magique": jamais, il ne manque le but. L'équilibrisme ne lui fait pas peur: il s'en tire toujours. La famille passe ses vacances en montagne: il y a parfois des marches un peu longues, surtout en montée. On entend alors sa petite voix: «Y a-t-il un petit repos?»

Comme une nappe d'eau

D'une manière générale, tous ceux qui approchent Emmanuel, sont séduits par différents traits de son caractère. Tout d'abord, il donne sa confiance à tous, sans restriction. Puis, il y a ce regard qu'il vous porte, d'une extrême douceur et qu'il étend sur vous telle une nappe d'eau se répandant dans toutes les cavités qu'elle rencontre. Il vous inonde de sa tendresse. Enfin, il sait s'oublier lui-même pour s'occuper des autres. Il aime à se charger des petits, à les aider. Fréquemment, il a un mot, une parole gentille pour son entourage. Faire plaisir est pour lui une seconde nature. Son handicap, s'il n'est pas supprimé, est atténué, dépassé.

Le cas d'Emmanuel confirme le témoignage de Jean Vanier, fondateur de l'Arche: l'attention bienveillante qu'on porte aux handicapés «devient peu à peu communion des coeurs, car la personne, même avec un handicap lourd, répond à l'amour par l'amour... C'est une relation de confiance mutuelle qui transforme l'image blessée et dépressive de la personne en une image positive, lui faisant découvrir sa valeur, sa dignité et lui donnant espérance et raison de vivre... Les personnes faibles ont une puissance mystérieuse qui appelle à la communion, transforme ceux qui les accueillent, les rapprochant du coeur de Dieu. Elles sont source d'unité».

Dans la souffrance  avec Jésus

Le 30 janvier 1976, Emmanuel est atteint d'une forte hémorragie nasale, suivie de poussées de fièvre. Le 17 mars, il est hospitalisé à la Salpétrière, à Paris. On lui fait des ponctions de moelle. Les examens révèlent qu'Emmanuel est atteint de leucémie. Pendant les nombreuses hospitalisations des sept années qui suivent, ses parents se relaient avec d'autres pour qu'il ne soit jamais seul. Dans les périodes de répit, il peut séjourner en famille, mais à la fin, les rechutes s'accélèrent: juillet 82, avril 83, juillet 83.

Très tôt, Emmanuel a désiré recevoir Jésus. «Et moi?» dit-il à chaque fois qu'il voit communier sa maman. Au cours des messes dominicales, il est rare de le voir distrait, et, dans les choses de Dieu, il est toujours "tout à ce qu'il fait". Il lui arrive de réprimander des enfants qui font du bruit à l'église, ou de leur faire signe de se taire. Sa foi mûrit de jour en jour. Son attirance pour "Jésus-Hostie" est de plus en plus grande. Le Jeudi Saint, 23 mars 1978, il Le reçoit pour la première fois. À compter de ce jour, il communie à chaque messe avec un profond recueillement et un immense désir. Un jour, après la communion dans une paroisse d'Auxerre, au lieu de regagner sa place avec ses parents, il reste dans une des stalles du choeur, la tête appuyée sur ses mains jointes. Passant à sa hauteur, son papa lui demande: «Que fais-tu là, Emmanuel? - Je prie Marie pour que maman ne pleure plus». Il reçoit la confirmation, le 24 avril 1983.

Cette sensibilité, cette ouverture au divin, la plupart des trisomiques la partagent. Jésus, qui frappe à la porte de tous les coeurs, trouve ces petits tout empressés à Lui ouvrir. Commentant une allocution où le Pape Paul VI exhortait des handicapés à marcher vers la sainteté, Jean Vanier affirme: «Oui, certains hommes et femmes avec un handicap mental sont des Saints. Par leur simplicité, leur soif d'être aimés, et leur ouverture à Jésus, ils confondent les grands de ce monde, ceux qui recherchent l'efficacité et le pouvoir en dehors du sens du service et de la communion des coeurs. Ils sont très pauvres et limités, mais ils sont riches dans la foi, comme l'Apôtre saint Jacques nous le rappelle: Écoutez donc, mes frères bien-aimés! Dieu, Lui, n'a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde? Il les a faits riches de la foi, Il les a faits héritiers du Royaume qu'Il a promis à ceux qui L'auront aimé (Jc 2, 5)».

Un crime abominable

Cependant, «les personnes handicapées sont parmi les plus opprimées de notre monde, malgré les progrès qui sont accomplis dans certains pays. Beaucoup, et de plus en plus, sont éliminées dès le sein de leur mère» (Jean Vanier). Un jour, le Professeur Lejeune reçoit à sa consultation un enfant trisomique de dix ans qui se jette dans ses bras et lui dit: «On veut nous tuer; il faut que tu nous protèges, parce que nous, nous sommes trop faibles, nous ne saurons pas nous défendre!» La veille, avec ses parents, il avait regardé l'une des premières émissions télévisées sur l'avortement, expliquant que, grâce au diagnostic prénatal, il était possible de détecter la trisomie 21 et de supprimer ces enfants indésirables. De ce jour, le Professeur prendra inlassablement la défense de l'enfant à naître. Il avait compris que la première menace contre la vie des handicapés se situe au niveau du diagnostic prénatal lorsque celui-ci est réalisé pour inciter à l'avortement. «Le diagnostic prénatal, qui ne soulève pas de difficultés morales s'il est effectué pour déterminer les soins éventuellement nécessaires à l'enfant non encore né, devient trop souvent une occasion de proposer et de provoquer l'avortement» (Jean-Paul II, Evangelium vitæ, 14).

Or, l'avortement est toujours, de soi, un péché très grave. Le Pape Jean-Paul II écrit: «Le commandement tu ne tueras pas a une valeur absolue quand il se réfère à la personne innocente. Et ceci d'autant plus qu'il s'agit d'un être humain faible et sans défense, qui ne trouve que dans le caractère absolu du commandement de Dieu une défense radicale face à l'arbitraire et à l'abus de pouvoir d'autrui... La décision délibérée de priver un être humain innocent de sa vie est toujours mauvaise du point de vue moral et ne peut jamais être licite, ni comme fin, ni comme moyen en vue d'une fin bonne  Rien ni personne ne peut autoriser que l'on donne la mort à un être humain innocent, foetus ou embryon, enfant ou adulte, vieillard, malade incurable ou agonisant. Personne ne peut demander ce geste homicide pour soi ou pour un autre confié à sa responsabilité, ni même y consentir, explicitement ou non. Aucune autorité ne peut légitimement l'imposer, ni même l'autoriser» (Ibid., 57).

Aujourd'hui, dans la conscience de nombreuses personnes, la perception de la gravité de l'avortement s'est progressivement obscurcie. Son «acceptation dans les mentalités, dans les moeurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent d'une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d'appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s'abuser soi-même. À ce propos, le reproche du Prophète retentit de manière catégorique: Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres (Is 5, 20)» (Evangelium vitæ, 58).

Certains tentent de justifier l'avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu'à un certain nombre de jours, ne peut pas être encore considéré comme une vie humaine personnelle. En réalité, «dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors. À cette évidence de toujours, la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant: une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées» (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 18 novembre 1974). Fort d'une pareille conviction, acquise par la science, le Professeur Lejeune se plaisait à dire: «L'étudiant en médecine le plus matérialiste est obligé de reconnaître que l'être humain commence à la conception, sinon il est collé!»

Tu es trop fatigué!

Le 7 septembre 1983, le médecin spécialiste déclare aux parents d'Emmanuel qu'il n'y a plus rien à faire. Les derniers dimanches, bien qu'il soit à bout de forces, Emmanuel veut aller à la messe et la servir. Son frère tente de l'en détourner: «Tu es trop fatigué et puis tu ne vas pas pouvoir t'agenouiller». Alors, faisant preuve d'un courage extraordinaire pour démontrer qu'il peut, qu'il veut y aller, Emmanuel pousse sur ses jambes, s'arrache du sol et debout, sans appui, fait une génuflexion, puis se relève bien droit. Il ira servir Jésus.

Le 27 septembre, rien ne va plus. Emmanuel ne peut que gémir dans son lit. Papa et maman sont penchés ensemble au-dessus de lui. C'est l'enfant qui prend la parole, faiblement, mais clairement: «Je t'aime bien, tu sais, papa - Je t'aime bien, tu sais, maman». Ce sont ses dernières paroles à ses parents. Il vient de leur dire "au revoir, au Ciel".

«Emmanuel, Dieu avec nous, restera un symbole chargé d'espérance. Car les chrétiens sont des gens pour qui la naissance, la vie et la mort d'un petit enfant handicapé valent plus que tous les applaudissements offerts aux idoles, plus que tous les empires et plus que tout l'or du monde» (Père Maurice Cordier, ancien curé de la famille d'Emmanuel).

Que la Vierge Marie et saint Joseph nous apprennent à voir et à servir Jésus dans tous nos frères, spécialement dans les plus pauvres! Les moines prient pour vous, pour vos défunts et à toutes vos intentions.

Dom Antoine Marie osb, abbé
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Herman WIJNS (Belgique)

Un Croisé de l'Eucharistie : Herman Wijns

 

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Jean Paul II: Soldat de la Paix

 

Citations de Jean Paul II

 

N'ayez pas peur !" De quoi faut-il ne pas avoir peur ? Avant tout de faire la vérité sur nous-mêmes.

 

 L'homme ne cesse pas d'être grand, même dans sa faiblesse.

 

Qu'est-ce que l'Evangile ? C'est une magnifique justification du monde et de l'homme, parce que c'est la révélation de la vérité sur Dieu.

 

Dieu est toujours dans le camp de ceux qui souffrent.

 

La vérité n'accepte pas d'être arrêtée par une quelconque frontière

 

La mission des femmes est d'être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu'avec les yeux du coeur.

La fraternité bannit la volonté de puissance, et le service la tentation du pouvoir.

Le sacrifice de Marie est une participation spécifique à la révélation de la Miséricorde

> L'attitude de l'homme devant le mystère de Dieu détermine toute sa vie sociale et culturelle.

Comme pour l'esprit rien n'est trop grand, pour la bonté rien n'est trop petit.

 L'homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu'il y a une vérité plus grande que lui.

 

 

Pensées de Jean Paul II sur la Prière

 

Des personnalités parlent de Jean Paul II

Des personnalités parlent de Jean Paul II

Billy Graham: "L'histoire le considérera comme le plus grand pape des temps modernes. Peu de pontifes ont influencé comme lui le monde d'aujourd'hui, tant sur le plan religieux que sur le plan moral et social"

le Dalaï Lama: "Il posséde une volonté et une détermination extraordinaire: il veut aider l'humanité à travers la spritualité ..C'est merveilleux"

Mikhaïl Gorbatchev : "Ce qui s'est passé en Europe de l'Est aurait été impossible sans l'impulsion du pape qui joua sur la scéne mondiale un rôle politique exceptionnel"

Elio Toaff (Grand Rabbin de Rome) : "Il a ouvert une nouvelle page entre juifs et chrétiens. Ila définitivement mis fin à deux mille ans d'incompréhension et d'incommunicabilité, à des siècles de souffrances"

 Time Magazine ( l'Homme de l'année 1994) : "C'est un pape intellectuel et un pape soldat...Ses idées différents beaucoup de celles de la majeure partie des hommes: elles sont plus grandes"

 

 

Pensée de Jean Paul II sur le pardon

 

L'homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu'il y a une vérité plus grande que lui.

Pensées de Jean Paul II sur l'Amour

 

 Vous valez ce que vaut votre coeur.

 

Pourquoi ne pas agir envers les autres comme chacun voudrait que l'on agisse envers lui-même ?

 

Toute existence tire sa valeur de la qualité de l'amour : "Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es".

 

Il n'y a pas d'amour sans responsabilité

Vous valez ce que vaut votre coeur.

Pensées de Jean Paul II sur l'éducation

 

La permissivité ne fait pas le bonheur

 

L'éducation est plus qu'un métier, c'est une mission, qui consiste à aider chaque personne à reconnaître ce qu'elle a d'irremplaçable et d'unique, afin qu'elle grandisse et s'épanouisse

 

Ce n'est qu'en se dépassant que l'homme est pleinement humain

 

L'homme n'apprend vraiment qu'en reconnaissant ses propres erreurs.

Pensées de Jean Paul II sur la Paix

"Au nom de Dieu, je vous le répète encore: la violence n'est qu'une voie de mort et de destruction

 

"A tous les fidèles de l'Islam..Que la Paix soit avec vous !"

 

"La séparation entre chrétien est un péché grave"

 

"Moi, Pape de l'Eglise de Rome, je demande pardon au nom de tous les catholiques, pour les tords que nous avons infligés aux non-catholiques au cours de l'Histoire"

 

"Ecoute ma voix, car c'est la voix de tous les enfants qui souffrent et souffriront tant que les peuples feront passer les armes et  la guerre avant leur foi..Je parle au nom de ceux qui, dans tous les pays, disent non à la guerre"

 

"Donne le pardon et tu obtiendras la Paix !"

 

"Le nord est toujours plus riche, le sud toujours plus pauvres. Le Christ jugera"

 

"Ouvrez grandes les portes au Christ! Ouvrez les frontières, faites tomber les barrières économiques. N'ayez pas peur"

 

Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux pour l'avenir de la grande famille humaine.

 

De quelles souffrances l'humanité n'est-elle pas affligée parce qu'elle ne sait pas se réconcilier !

Pensées de Jean Paul II sur la Prière

 Quand nous nous mettons à prier, nous avons l'impression que nous prenons l'initiative. Mais la prière est toujours une initiative de Dieu en nous

 

Faire l'expérience de Dieu reste toujours à la portée de chaque homme

Pensées de Jean Paul II sur sa mission

 "Si la Vérité est en moi, elle doit éclater. Je ne peux la nier, au risque de me nier moi-même"

 

"Pardonnez l'ardeur de mes propos...Le pape doit être une force morale"

 

"Je veux aller chez tous ceux qui prient, là où ils prient...Chez le nomade dans la steppe, chez le moine dans son couvent...chez les malades, les opprimés et les humiliés de partout..."

 

"Je suis un pélerin sur les chemins escarpés de la terre..Je ne peux détourner ma pensée de Ton Visage que le monde ne me révèle pas."

 

"Il n'y a plus d'Eglise du silence. Désormais, elle parle par ma voix.

 

"Voilà, l'Esprit souffle où il veut. Et il a soufflé sur moi"

 

"Moi, Jean Paul II, Fils de Pologne..moi, le successeur de Pierre, je te lance à toi, vielle Europe, ce cri d'Amour : redeviens Toi-même"

 

"Ecoute ma voix, car c'est la voix de tous les enfants qui souffrent et souffriront tant que les peuples feront passer les armes et la guerre avant leur foi...Je parle au nom de ceux qui, dans tous les pays, disent non à la guerre"

L'Enfant Jésus de Prague

  L'Enfant Jésus de Prague  

 Le culte de l'Enfant Jésus a toujours existé dans l'Eglise.

 

L’église Notre-Dame-de-la-Victoire est le lieu de pèlerinage le plus célèbre de Prague 

La statuette votive de l’Enfant Jésus de Prague, connue dans le monde entier sous le nom de "Bambini di Praga",   trône depuis 1628 sur l’autel latéral de droite. La statuette de cire, de style Renaissance, provient d’Espagne et c’est Polyxène de Lobkowicz qui en fit cadeau aux carmes.

Le couronnement de l’Enfant Jésus, qui eut lieu en 1655, fut un événement important de l’histoire de cette église.

La statuette est placée dans une boîte d’argent et sa "garde-robe" est riche en manteaux précieux brodés et ornés de toutes couleurs dont on apprécie notamment celui brodé à la main par l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche.

 

 

PRIÈRE AU MIRACULEUX
ENFANT JÉSUS DE PRAGUE

O Miraculeux Enfant Jésus!
Nous te prions de jeter
un regard miséricordieux
sur nos coeurs angoissés.
Que ton tendre Coeur
si porté à la pitié
accorde la grâce
que nous implorons ardemment

(Ici on fait sa demande...)

Délivre-nous de l'affliction
et du désespoir,
des épreuves
et des infortunes
qui nous accablent.
Pour l'amour de ta sainte Enfance
exauce nos prières,
soit notre consolation
et viens-nous en aide
afin que nous puissions
te louer à jamais
avec le Père et l'Esprit Saint.
Ainsi soit-il.

 

 

Laura Vicuna ( 12 ans au Chili)

 

BIENVENUE SUR LE SITE DE LAURA VICUÑA

La Bienheureuse Laura Vicuña est née le 5 avril 1891
à Santiago (Chili).
Elle est retournée à Dieu le 22 janvier 1904
à Junin des Andes (Argentine), à l'âge de 12 ans.
Sa vie héroïque fut un exemple de pureté,
de sacrifice et d'amour filial.
Elle en fit le don à Dieu pour la conversion
spirituelle de sa mère.

L'Eglise nous la présente comme modèle
de sainteté et guide pour les enfants et
les adolescents.

Déclarée Vénérable le 5 juin 1986,
elle a été béatifiée le 3 septembre 1988 par
Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.

Sa fête est le 22 Janvier.

 

Laura Vicuna une enfant de Marie

« Elle est ma Mère! »

Le séminariste salésien Félix Ortiz, dans le journal bimensuel de Viedma « Fleurs des Champs » du 14 mai 1910, publia un récit des derniers instants de Laura, dont il fut témoin.
Citons quelques phrases :
« Moi aussi j’allai lui rendre visite… En m’approchant de son lit, je lui demandai ce qui la rendait le plus joyeuse en cet instant.
En souriant, elle me murmura presque à l’oreille :

« Ce qui me console le plus en cet instant, c’est d’avoir toujours été dévouée à Marie. Oh oui, elle est ma Mère, elle est ma Mère ! Rien ne me rend plus heureuse que de penser que je suis une Fille de Marie ».

Sœur Maria Rodriguez confirme ce témoignage en déclarant :
« Laura avait une grande dévotion pour la Vierge, spécialement la Vierge du Carmel, comme bonne chilienne ».

Prière à Laura Vicuna

 

 

Bienheureuse Laura Vicuña
Vierge


Prière des Jeunes
(Traduction de la version latine officielle)

 

Nous nous adressons à toi,

Laura Vicuña,

Que l’Eglise nous présente

Comme modèle d’adolescente,

Témoin courageux du Christ

Toi qui fus docile à l’Esprit saint,

Et qui te nourris de l’Eucharistie,

Nous supplions Dieu de nous accorder les grâces

Qu’avec confiance nous te demandons…

Donne-nous une Foi solide,

Une pureté intrépide,

La fidélité au devoir de chaque jour,

La force de vaincre les tromperies

De l’égoïsme et du mal.

Fais que notre vie,

Comme la tienne,

Soit vraiment ouverte

À la présence de Dieu,

À la confiance de Marie,

Et à l’amour fort et généreux

Envers notre prochain.

 

 


Amen

 

 

Les enfants de Fatima

Introduction

Environ 80 ans après Lourdes, Fatima au Portugal, est devenu un lieu de pèlerinage très populaire.
Il a pour origine, comme à Lourdes, les apparitions de la Sainte Vierge. A La Salette, en 1846, elle était apparue à deux enfants. A Fatima, trois enfants ont été témoins pendant plusieurs mois: Lucie, François et Jacinthe. François n'a d'abord rien vu, puis a vu la "Belle dame" après avoir récité son chapelet sur le conseil donné à Lucie, mais il n'entendra jamais les paroles; enfin, seule Lucie parlera à Marie.
Trois secrets (ou secret en trois parties) ont été révélés, le troisième n'a été rendu public que le 26 juin 2000.

Lucie,
François
et Jacint

Dans la matinée du samedi 13 mai 2000, à Fatima, le Pape Jean-Paul II a béatifié François et Jacinthe Marto. Au cours de son homélie, le Saint-Père s'exprimait ainsi: «Je te bénis, Père, d'avoir révélé cela aux tout-petits (Mt 11, 25). La louange de Jésus prend aujourd'hui la forme solennelle de la béatification des pastoureaux François et Jacinthe. L'Église désire, par ce rite, placer sur le lucernaire ces deux petites flammes que Dieu a allumées pour illuminer l'humanité en ses heures sombres et remplies de crainte... Que le message de leur vie reste toujours ardent pour illuminer le chemin de l'humanité».

François Marto est né le 11 juin 1908, et sa soeur Jacinthe, le 10 mars 1910. Leur cousine Lucie, qui verra avec eux la Sainte Vierge, est née le 22 mars 1907. Tous trois sont originaires d'un hameau nommé Aljustrel près de Fatima, au centre du Portugal. Dans le foyer Marto, on respire une ambiance chrétienne, fondée sur une solide honnêteté naturelle. L'amour de la vérité – on ne doit pas mentir – est une règle fondamentale soigneusement respectée. L'amour de la pureté est un autre trait distinctif de la famille: divertissements, paroles, attitudes, tout est honnête, délicat et pur. La piété chrétienne et la prière, l'assistance à la Messe dominicale, la réception des sacrements, sont habituelles.

Les paysans d'Aljustrel vivent pauvrement des ressources de leurs terres pierreuses et de leurs brebis. Lucie, François et Jacinthe ont l'habitude de réunir leurs troupeaux pour les faire paître ensemble, et ils organisent des jeux qui n'empêchent pas la vigilance. Un jour du printemps 1916, un Ange leur apparaît; courbant le front jusqu'à terre, il dit par trois fois: «Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne vous aiment pas!» Lors d'une deuxième apparition, en été, l'Ange leur recommande d'offrir à Dieu «des prières et des sacrifices». Il revient en septembre, tenant un calice surmonté d'une Hostie d'où coulent des gouttes de sang. L'Ange s'agenouille avec les enfants et leur fait répéter trois fois: «Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Coeur Sacré et par l'intercession du Coeur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs».

Le 13 mai 1917, Lucie, François et Jacinthe ont conduit leurs brebis en un lieu appelé Cova da Iria. Il est midi et le ciel est limpide. Soudain, un éclair traverse les airs. Croyant à la venue d'un orage, les enfants poussent le troupeau vers le fond de la combe. Là, se tient devant eux une jeune fille d'une beauté extraordinaire, toute lumineuse, vêtue d'une longue robe blanche et d'un voile qui descend jusqu'aux pieds; ceux-ci sont posés sur un léger nuage qui effleure un petit chêne vert. Elle paraît avoir dix-huit ans. Lucie lui demande: «De quel endroit êtes-vous, Madame? – Je suis du Ciel. – Et que désirez-vous de nous? – Je viens pour vous demander de vous trouver ici six fois de suite, à cette même heure, le 13 de chaque mois. Après, je vous dirai qui je suis et ce que je désire de vous. – Vous venez du Ciel!... et moi, irai-je au Ciel? – Oui, tu iras. – Et Jacinthe? – Aussi – Et François? – Il ira aussi; qu'il récite également son chapelet…»

Qui nous fera voir le bonheur? (Ps 4,7)

Le premier enseignement de la Sainte Vierge à Fatima est le rappel de la réalité du Ciel. Dieu nous a mis au monde pour Le connaître, L'aimer et Le servir, et ainsi parvenir au Paradis. Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, entrent au Ciel où ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu'ils Le voient tel qu'il est (1 Jn 3, 2), face à face (cf. 1 Co 13, 12). Cette vie parfaite de communion et d'amour avec la Très Sainte Trinité, avec la Vierge Marie, les anges et les saints, tout en résultant d'un don gratuit de Dieu, est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l'homme, l'état de bonheur suprême et définitif. Dieu, en effet, a mis dans le coeur de l'homme le désir du bonheur afin de l'attirer à Lui. L'espérance du Ciel nous apprend que le vrai bonheur ne réside ni dans la richesse ou le bien-être, ni dans la gloire humaine ou le pouvoir, ni dans aucune oeuvre humaine, si utile soit-elle, comme les sciences, les techniques et les arts, ni dans aucune créature, mais en Dieu seul, source de tout bien et de tout amour. «Dieu seul rassasie», dit saint Thomas d'Aquin.

Après avoir fortifié les enfants par la promesse inestimable du Ciel, la Dame les introduit dans le mystère de la Rédemption auquel, avec une exquise délicatesse, elle leur demande de s'associer: «Voulez-vous vous offrir à Dieu pour faire des sacrifices et accepter volontiers toutes les souffrances qu'Il voudra vous envoyer en réparation des péchés qui offensent sa divine Majesté? Voulez-vous souffrir pour obtenir la conversion des pécheurs, pour réparer les blasphèmes ainsi que toutes les offenses faites au Coeur Immaculé de Marie? – Oui, nous le voulons! répond Lucie. – Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu vous assistera et vous soutiendra toujours». Tout en parlant, l'Apparition ouvre les mains et ce geste répand sur les voyants un faisceau de lumière mystérieuse, qui, pénétrant leurs âmes, les fait se voir eux-mêmes en Dieu.

D'abord consoler Jésus

Cette grâce, par laquelle Dieu a rejoint les trois enfants au plus profond d'eux-mêmes, émerveille François. Par un étonnant mystère, Dieu se fait connaître à lui comme «triste» à cause des péchés des hommes. Il s'opère alors en ce garçon d'à peine neuf ans une transformation radicale. À première vue, il paraît être moins favorisé que ses compagnes: Lucie voit Notre-Dame et parle avec Elle; Jacinthe la voit et l'entend, mais ne parle pas; François la voit seulement, mais ne l'entend pas et ne parle pas avec Elle. Il s'engage pourtant dans une vie spirituelle intense. Sachant que son entrée au Ciel est conditionnée par la récitation de beaucoup de chapelets, il n'en demeure pas moins dans état merveilleux de tranquillité et de confiance. Il se met à réciter jusqu'à deux rosaires, et même plus, chaque jour. Sa piété, loin d'être une répétition mécanique des prières du chapelet, le plonge dans un état habituel d'oraison. Sa préoccupation est de tenir compagnie à Notre-Seigneur et de le consoler. Une nuit, son père l'entend sangloter: «Je pense à Jésus qui est si triste à cause des péchés que l'on accomplit contre Lui», lui confie François. À la demande de Lucie: «Qu'est ce qui te plaît le plus: consoler Notre-Seigneur ou convertir les pécheurs pour que les âmes n'aillent pas en enfer?», il répond: «Je préférerais consoler Notre-Seigneur, mais ensuite convertir les pécheurs pour qu'ils ne L'offensent plus».

La parabole de l'enfant prodigue nous révèle que le drame du péché n'est pas seulement celui d'un fils qui s'éloigne de la maison paternelle, mais aussi la tragédie du père qui souffre de cet éloignement. Dieu se trouve, mystérieusement, dans cette situation lorsque nous commettons le péché. Dans notre langage humain, nous disons alors que Dieu «souffre» de notre éloignement. Les âmes habitées par un amour de Dieu très intense se préoccupent des répercussions du péché dans le Coeur de Dieu, qu'elles veulent «consoler». Tel paraît avoir été le cas de François. Ce petit voyant, qui semblait défavorisé au plan des apparitions, est parvenu aux sommets les plus élevés de la spiritualité chrétienne.

L'effet des apparitions sur Jacinthe se manifeste surtout après le 13 juillet. Ce jour-là, Notre-Dame montre l'enfer aux trois enfants. Lucie écrira: «Elle nous fit voir un océan de feu... et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes comme des braises noires et transparentes... au milieu de cris et de gémissements de douleur et de désespoir qui épouvantaient et faisaient trembler de frayeur». La Sainte Vierge demande de garder cette vision secrète. Elle ne permettra à Lucie de la révéler qu'en 1941. Jacinthe en retire une impression qui la marque profondément. À partir de ce jour, elle se montre très préoccupée du sort des pauvres âmes qui tombent en enfer. Elle s'assoit souvent par terre ou sur une pierre, et, toute pensive, elle dit: «Oh, l'enfer! Que j'ai de peine pour les âmes qui vont en enfer!» Cependant, elle ne s'en tient pas à une peine stérile, mais, sous la motion d'une charité très élevée, elle prie et se sacrifie héroïquement pour ceux qui sont en péril de se perdre.

Une pénible réalité

La vision de l'enfer dont les trois enfants ont été favorisés, n'est pas une exagération de la réalité qu'elle représente. C'en est une présentation à la portée de l'esprit humain. Le Pape Paul VI, dans son «Credo du Peuple de Dieu», expose d'abord la perspective de l'amour et de la miséricorde de Dieu, qui nous conduisent à la vie éternelle. Mais il ajoute que «ceux qui refusent jusqu'au bout cet amour et cette miséricorde iront au feu qui ne s'éteint pas». En 1992, Lucie, qui est Carmélite à Coïmbre (Portugal) depuis 1948, disait à un Cardinal venu la visiter: «L'enfer est une réalité... Continuez à prêcher sur l'enfer, car Notre-Seigneur lui-même a parlé de l'enfer et c'est dans la Sainte Écriture. Dieu ne condamne personne à l'enfer. Ce sont les personnes qui se condamnent elles-mêmes à l'enfer. Dieu a donné aux hommes la liberté de choix, et Il respecte cette liberté humaine». Décrivant par avance le jugement dernier, Jésus affirme: Alors le Fils de l'homme dira à ceux qui seront à sa gauche: «Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges»... Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle (Mt 25, 41 et 46).

Devant les événements d'Aljustrel, les partisans de la politique anticléricale au Portugal s'agitent. L'administrateur de l'arrondissement de Vila Nova de Ourém, dont dépend le hameau, est un homme sectaire. Le 13 août, il se rend à Fatima, et emmène par ruse les trois enfants à Ourém. Les petits voyants sont consternés de manquer le rendez-vous donné par la Sainte Vierge. Ils offrent ce grand sacrifice à Notre-Seigneur. Interrogés sur les apparitions, ils racontent ce qu'ils ont vu, mais restent fidèles au secret. On leur promet des pièces d'or: rien ne peut les ébranler. En dernier recours, l'administrateur les conduit à la prison et leur dit: «Si vous tardez trop à parler, on vous fera frire dans l'huile». Le soir, les trouvant inébranlables, il commande de préparer une chaudière pleine d'huile. Puis, se tournant vers Jacinthe: «Dis le secret que tu prétends avoir reçu. – Je ne puis pas. – Tu ne peux pas?... Eh bien, je vais faire en sorte que tu puisses!...» Un gendarme emmène Jacinthe. Au bout de quelques minutes, l'administrateur s'adresse à François: «Voilà ta soeur frite!... Maintenant à toi!... dis-moi ton secret. – Je ne puis le dire à personne». Et, on l'entraîne pareillement. Puis, vient le tour de Lucie. En réalité, ce n'est qu'une mise en scène; cependant Lucie avouera plus tard: «Je croyais que c'était pour de bon et que j'allais mourir. Mais je n'avais pas peur et je me recommandais à la Sainte Vierge». Un tel courage, chez des enfants, manifeste une intervention surnaturelle de Dieu par l'octroi du don de force.

Le 13 septembre, la Sainte Vierge confirme sa promesse d'un grand miracle pour le 13 octobre. Ce jour-là, la Dame donne son nom: «Je suis Notre-Dame du Rosaire. Je désire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur, et que l'on continue à dire le chapelet tous les jours». La foule est évaluée à 50.000 personnes. À la fin de l'apparition, le soleil se met à danser, à émettre toutes sortes de couleurs, puis il semble se précipiter par bonds en zigzag sur la foule, et enfin reprend sa place, miracle qui accrédite les apparitions. Les jours qui suivent, les petits sont harcelés d'interrogatoires interminables de la part de toutes sortes de personnes. Suivant les recommandations de la Sainte Vierge, ils offrent leurs souffrances à Dieu. Pour sauver les pécheurs, ils sont devenus insatiables de sacrifices.

«Quelle belle lumière!»

À l'automne 1918, François tombe gravement malade de la «grippe espagnole»: il attend la mort avec autant de certitude que de patience. Même aux moments de la plus forte fièvre, il n'oublie pas son chapelet. Un jour Lucie lui demande: «Souffres-tu beaucoup? – J'ai tellement mal à la tête! répond-il, mais je veux le supporter pour consoler Notre Seigneur». Le 2 avril 1919, il se confesse et, le lendemain, fait sa première Communion qui est aussi son dernier Viatique. Depuis qu'il a communié, il n'éprouve plus la moindre douleur. Vers 10 heures du soir, il dit à sa mère: «Regarde, maman, quelle belle lumière, là, près de la porte». Au bout d'un moment: «Je ne la vois plus». Son visage s'illumine d'une clarté angélique et, sans agonie, avec un léger sourire sur les lèvres, son âme se détache de son corps et va rejoindre la Dame dont, sur la terre, il a entrevu la Beauté. Le dernier à la Cova, François entre le premier en Paradis.

Jacinthe, elle aussi, est frappée par l'épidémie. De petite fille boudeuse, délicate, aimant à la folie les jeux et la danse, l'enfant est devenue patiente, forte et même rude devant la souffrance. Cependant elle n'est pas morne. Conduisant les brebis ou cueillant des fleurs, elle chante, sur des airs improvisés: «Doux Coeur de Marie, soyez mon salut! Immaculé Coeur de Marie, convertissez les pécheurs, préservez leurs âmes de l'enfer». Son amour du Pape est singulier. Lors de l'apparition du 13 juillet 1917, la Sainte Vierge avait dit: «Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir». Un peu plus tard, Jacinthe reçoit deux révélations particulières. Un jour, elle dit à Lucie: «J'ai vu le Saint-Père, dans une très grande maison, à genoux devant une table, la tête dans les mains, et pleurant. Dehors, il y avait beaucoup de monde. Les uns lui jetaient des pierres, d'autres lui adressaient des injures et lui disaient de vilaines paroles. Pauvre Saint-Père! Il nous faut prier beaucoup pour lui!» Une autre fois, elle voit le Pape priant, avec une foule, devant le Coeur Immaculé de Marie. Ces révélations inspirent à Jacinthe une ferveur pleine d'amour dans ses prières pour le Saint-Père. Le Pape Jean-Paul II, conscient d'en avoir lui-même bénéficié, a exprimé sa reconnaissance à Jacinthe dans l'homélie de la Messe de béatification: «Je désire une fois de plus célébrer la bonté du Seigneur envers moi, quand, durement frappé le 13 mai 1981, je fus sauvé de la mort. J'exprime également ma reconnaissance à la bienheureuse Jacinthe pour les sacrifices et les prières faites pour le Saint-Père, qu'elle avait vu tant souffrir».

«C'est si bon d'être avec Lui!»

Un jour, Jacinthe confie à Lucie: «Notre-Dame est venue me voir. Elle veut que j'aille dans deux hôpitaux. Mais ce n'est pas pour guérir: c'est pour souffrir davantage par amour pour Notre-Seigneur et pour les pécheurs». En attendant, elle prie beaucoup et ne manque aucune occasion de faire des sacrifices: elle se lève la nuit pour réciter à genoux la prière de l'Ange, accepte de boire des tasses de lait qui lui soulèvent le coeur, fait le sacrifice de ne pas se retourner dans son lit en dépit de la douleur. Lorsque Lucie revient de la Messe, elle lui dit: «Approche-toi tout près de moi puisque tu portes dans ton coeur Jésus caché... Je ne sais comment, je sens Notre-Seigneur en dedans de moi, et, sans Le voir ni L'entendre, je comprends ce qu'Il me dit. C'est si bon d'être avec Lui!...»

On la transporte à l'hôpital de Vila Nova de Ourém. La séparation de Lucie lui coûte plus que tout, car seule sa cousine est à même de la comprendre. Une fistule s'est ouverte à son côté gauche. «Ne dis à personne que la plaie me fait mal, confie-t-elle à Lucie qui est venue la visiter… Dis à Jésus au Tabernacle que je l'aime beaucoup». Un jour, elle rapporte à Lucie: «La Sainte Vierge m'a annoncé que j'irai à Lisbonne dans un autre hôpital. Je ne te reverrai plus, ni mes parents. Après avoir souffert beaucoup, je mourrai seule». Cette perspective la fait beaucoup souffrir: «Que t'importe, lui fait remarquer Lucie, si la Sainte Vierge vient te chercher! – Oui, c'est vrai. Mais il y a des moments où j'oublie qu'Elle viendra me prendre avec Elle».

Jacinthe est transférée à Lisbonne pour une intervention chirurgicale d'autant plus douloureuse que la faiblesse de la malade ne permet pas une anesthésie totale. L'opération achevée, les pansements font atrocement souffrir l'enfant. La Très Sainte Vierge vient la visiter et lui enlève toutes ses douleurs. Le visage de Marie paraît bien triste: «Les péchés qui conduisent le plus grand nombre d'âmes à la perdition sont les péchés de la chair, confie-t-elle à sa privilégiée. Il faut renoncer, ne pas s'obstiner dans le péché, comme on a fait jusqu'ici. Il est indispensable de faire grande pénitence». Quelques jours après l'opération, des complications surviennent. Le 20 février 1920, au soir, Jacinthe se confesse; le prêtre croit pouvoir attendre le lendemain pour lui apporter la Sainte Eucharistie. Pourtant, le soir même, vers dix heures trente, elle expire doucement.

Encore quelque temps...

Le 13 juin 1917, Lucie avait demandé à la Sainte Vierge de les emmener tous trois au Paradis. «Oui, répondit Marie. Pour Jacinthe et pour François, je les prendrai bientôt. Mais toi tu resteras ici-bas encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé... Je ne t'abandonnerai jamais. Mon Coeur Immaculé sera ton refuge et la voie qui te conduira à Dieu». En prononçant ces paroles, raconte Lucie, «la Sainte Vierge écarta les mains et, pour la seconde fois nous communiqua le reflet de la lumière intense qui l'enveloppait, dans laquelle nous nous vîmes comme plongés en Dieu. Jacinthe et François paraissaient être dans une partie qui s'élevait vers le Ciel et moi dans celle qui se répandait sur la terre. Au-dessus de la paume de la main gauche de Notre-Dame, il y avait un Coeur entouré d'épines qui s'y enfonçaient. Nous comprîmes que c'était le Coeur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l'humanité, qui demandait réparation». Durant sa maladie, Jacinthe avait dit à Lucie: «Tu diras à tout le monde que le Bon Dieu nous envoie ses grâces par l'intermédiaire du Coeur Immaculé de Marie; qu'on ne doit pas hésiter à les lui demander; que le Coeur de Jésus veut être vénéré avec le Coeur Immaculé de Marie; que les hommes doivent demander la paix à ce Coeur Immaculé, parce que Dieu la lui a confiée». Depuis, Lucie n'a cessé de rendre témoignage aux faits surnaturels de Fatima. Par un dessein délicat de la Sainte Vierge, elle a pu assister à la cérémonie de béatification de ses deux petits cousins.

À cette occasion, le Pape rappelait: «Dieu désire que personne ne se perde; c'est pourquoi, il y a deux mille ans, Il a envoyé son Fils sur la terre pour chercher et sauver ce qui était perdu (Lc 19, 10). Il nous a sauvés par sa mort sur la croix. Que personne ne rende cette Croix vaine!... Dans sa sollicitude maternelle, la Très Sainte Vierge est venue ici, à Fatima, pour demander aux hommes de «ne plus offenser Dieu, Notre-Seigneur, qui est déjà très offensé». C'est la douleur d'une mère qui l'oblige à parler; le destin de ses enfants est en jeu. C'est pourquoi Elle demande aux pastoureaux: «Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs; tant d'âmes finissent en enfer, parce que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles»».

Cet appel de Notre-Dame s'adresse à chacun d'entre nous, spécialement en cette année jubilaire de conversion et d'intercession. Le 20 avril 1943, Lucie précisait à l'évêque de Leiria quelles pénitences Dieu attend de ses enfants: «Le Bon Dieu est peiné de voir un si petit nombre d'âmes en état de grâce, et disposées aux renoncements nécessaires pour observer sa Loi. Et c'est précisément la pénitence qu'Il exige maintenant, c'est le sacrifice que chacun doit s'imposer afin de vivre une vie juste en conformité avec sa Loi». Dieu ne veut pour mortification, continue le message, «que l'accomplissement simple et honnête des tâches quotidiennes, et l'acceptation des peines et des ennuis; et Il désire qu'on montre clairement ce chemin aux âmes, car beaucoup s'imaginent que pénitence signifie grandes austérités, et, n'ayant ni la force ni la magnanimité pour les entreprendre, ils se découragent et tombent dans une vie d'indifférence et de péché».

Avec l'aide de la grâce, chacun peut mettre en oeuvre ce programme tout simple de pénitence, à travers le devoir d'état quotidien, en puisant sa force dans la récitation et la méditation du chapelet. C'est ce que nous demandons pour vous au Coeur Immaculé de Marie et à saint Joseph.

Dom Antoine Marie osb, abbé
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Louis-Gaston de Sonis

Louis-Gaston de Sonis

 

"Je mets toujours le cap de mon navire vers Dieu, quels que soient les vents qui soufflent, qu'ils soient favorables ou contraire, je maintiens ma direction, car après tout, c'est à ce port que je veux aborder"

 

Louis Gaston est né le 25 Aout 1825 en Guadeloupe

Il arrive en France en 1832 où il poursuit ses études pour être militaire comme son père

A 10 ans , il pers sa mère et à 19 ans son Père. Cette blessure marquera le départ de sa conversion

En 1848, jeune officier, seul chrétien pratiquant de sa promotion, passe une permission de 24 heures à l'Abbaye de Solesme. Là il resiste à la tentation de devenir moine , c'est dans le monde qu'il servira Dieu;

Il épouse à 23 ans il epouse une jeune fille de 17ans , Anaïs avec laquelle il fonde une famille de 12 enfants qu'il aime avec tendresse.

Mariage d'amour fondé sur une immense confiance en Dieu. Cependant les épreuves ne manquent pas

Nommé général d'un corps d'armée, il conduit à l'âge de 45 ans la charge héroique de Loigny sous la protection de la bannière du Sacré Coeur brodée par les Visitandines de Paray le Monial.

Il a toujours été très respecté par les musulmans pour sa droiture et sa justice

Grièvement blessé lors de cette bataille, il est amputé de la jambe gauche . Toujours figèle à l'Eucharistie, il y puisse la force de faire face à tous ses engagements.

Malgrés son infirmité et ses souffrances, il garde ses responsabilités et continue de monter à cheval, il va cependant se sentir progressivement diminuer ce qui est trés douloureux pour un homme d'action comme lui. Cette ultime épreuve vécue dans la pauvreté le rapprochera davantage de Dieu

Il meurt le 15 aout 1887 à Paris aprés 17ans de souffrances s'attirant de la part du général de Gallifet cet éloge:" personne ne sait mieux que Sonis et trés bien commander et parfaitement obéir"

Quelques unes de ses réflexions:

  • "Que toute chute nous soit une occasion de nous relever plus dévoués et plus saints"
  • "Lorsqu'on se met à aimer Dieu, on ne peut l'aimer assez"
  • "Marie est placée sur le seuil de l'éternité pour inspirer la confiance à ceux qui doivent le franchir"
  • "Lutter avec courage contre le démon de la tristesse. Opposez-lui une douce soumission à la volonté de Dieu, et servez Dieu dans la joie avec une grande simplicité de Coeur"

 

Marcel Van

                           Marcel Van

 

Le "petit" rédemptoriste Vietnamien du nom de Marcel Van, qui sera probablement bientôt l'un des grands saints canonisés du XXe siècle:

 
Il a vécu toute sa vie avec des apparitions de Jésus et de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus en particulier.
 
Il se trouve que Jésus lui a révélé d'une façon surprenante que la France et le Vietnam se retrouverait un jour pour propager le christianisme dans le monde entier.
 
Il lui a enseigné une prière spéciale pour la France, ce qui est extrêmement rare car il y a en dehors du Notre Père peu de prières enseignées directement par le Sauveur.

 
 Jésus à Van : « Petit enfant de mon amour, écoute, je vais te dicter une prière et cette prière, je veux que les Français me la récitent.


 
Voici la prière.
 
« Seigneur  Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton  amour et lui en montrer toute la tendresse.
 
Fais que, remplie d'amour pour toi, elle  contribue de te faire aimer de toutes les nations de la terre.
 
O Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »                      
 
Jésus à Van :
 
"O,   mon enfant, dit aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter ; mon enfant la France est toujours le pays que j'aime et chéris particulièrement... J'y rétablirai mon amour... »
 
                                                ----------------------------------
 

Marcel Van (Vietnam )

 

Le "petit" rédemptoriste Vietnamien du nom de Marcel Van, qui sera probablement bientôt l'un des grands saints canonisés du XXe siècle:

 
Il a vécu toute sa vie avec des apparitions de Jésus et de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus en particulier.
 
Il se trouve que Jésus lui a révélé d'une façon surprenante que la France et le Vietnam se retrouverait un jour pour propager le christianisme dans le monde entier.
 
Il lui a enseigné une prière spéciale pour la France, ce qui est extrêmement rare car il y a en dehors du Notre Père peu de prières enseignées directement par le Sauveur.
 
Voici les éléments ci-dessous.
 
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Jésus à Van : « Petit enfant de mon amour, écoute, je vais te dicter une prière et cette prière, je veux que les Français me la récitent.
 
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Voici la prière.
 
« Seigneur  Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton  amour et lui en montrer toute la tendresse.
 
Fais que, remplie d'amour pour toi, elle  contribue de te faire aimer de toutes les nations de la terre.
 
O Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »
 
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Jésus à Van :
 
"O,   mon enfant, dit aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter ; mon enfant la France est toujours le pays que j'aime et chéris particulièrement... J'y rétablirai mon amour... »
 
 

 

Marcel Van : Un Saint pour les enfants

Le "petit" rédemptoriste Vietnamien du nom de Marcel Van, qui sera probablement bientôt l'un des grands saints canonisés du XXe siècle:

 
Il a vécu toute sa vie avec des apparitions de Jésus et de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus en particulier.
 
Il se trouve que Jésus lui a révélé d'une façon surprenante que la France et le Vietnam se retrouverait un jour pour propager le christianisme dans le monde entier.
 
Il lui a enseigné une prière spéciale pour la France, ce qui est extrêmement rare car il y a en dehors du Notre Père peu de prières enseignées directement par le Sauveur.
 
Voici les éléments ci-dessous.
 
                                               -----------------------------------
 
Jésus à Van : « Petit enfant de mon amour, écoute, je vais te dicter une prière et cette prière, je veux que les Français me la récitent.
 
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Voici la prière.
 
« Seigneur  Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton  amour et lui en montrer toute la tendresse.
 
Fais que, remplie d'amour pour toi, elle  contribue de te faire aimer de toutes les nations de la terre.
 
O Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »
 
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Jésus à Van :
 
"O,   mon enfant, dit aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter ; mon enfant la France est toujours le pays que j'aime et chéris particulièrement... J'y rétablirai mon amour... »
 
                                               

 

Mari Carmen ( 9 ans en Espagne)

Mari Carmen naît à Madrid le 14 mars 1930, la seconde de cinq enfants.

Elle tombe gravement malade immédiatement après sa naissance, si bien qu'on la baptise, sans plus tarder.

À la suite de circonstances tout à fait imprévues, elle reçoit la Confirmation à l'âge de 2 ans, le 16 avril 1932, grâce à une initiative de Mgr Tedeschini, nonce apostolique en Espagne et ami de la famille. L'Esprit Saint avait hâte de lui donner le courage dont elle aurait besoin.

À six ans, elle fait sa première Communion. La date en a été avancée à la demande de sa mère: «J'étais convaincue, dit-elle, que l'Espagne et notre famille en particulier allaient traverser une période très difficile. On voyait qu'une persécution religieuse se préparait et je voulais que Mari Carmen fasse sa première Communion avant». «

La première communion est sans aucun doute une rencontre inoubliable avec Jésus; c'est un jour qu'il faut se rappeler comme l'un des plus beaux de sa vie. L'Eucharistie,  est un sacrement de la Nouvelle Alliance, et c'est même le plus grand des sacrements. Le Seigneur s'y donne en nourriture des âmes sous les espèces du pain et du vin. Les enfants le reçoivent solennellement une première fois - précisément à la première communion - et ils sont invités à le recevoir par la suite le plus souvent possible, pour rester dans une relation d'amitié intime avec Jésus... Dans l'histoire de l'Église, l'Eucharistie a été pour bien des enfants une source de force spirituelle, parfois même d'héroïsme» (Jean-Paul II, Lettre aux enfants, 21 novembre 1994). C'est pourquoi, le Pape saint Pie X permit et encouragea la réception de la sainte communion dès l'éveil de la raison.

Mari Carmen a bénéficié de cette faveur, comme en témoigne sa mère: «Elle a commencé à se sanctifier réellement après sa première communion». Et c'est à l'occasion d'une communion qu'elle fera son offrande complète à Dieu.

Le 15 août 1936, des miliciens communistes arrêtent son père. Celui-ci dit à sa femme: «Les enfants sont trop petits, ils ne comprennent pas. Tu leur diras plus tard que leur père a donné sa vie pour Dieu et pour l'Espagne, pour qu'on puisse les élever dans une Espagne catholique, où le crucifix préside dans les écoles». Peu de temps après, il est assassiné.

À la mort de son mari, madame González-Valerio se trouve en très grand danger pour sa vie, à cause de sa foi chrétienne. Elle se réfugie à l'ambassade de Belgique, tandis que ses enfants sont accueillis par une de leurs tantes. Un jour, on apprend que les cinq enfants vont être envoyés en URSS, comme tant d'autres, pour y être élevés dans le marxisme. L'ambassadeur accepte alors, malgré le manque de place, de les prendre à l'ambassade. Nous sommes le 11 février 1937.

UNE DIGNITÉ PROPRE À L'HOMME

Mari Carmen se montre très attentive à aider beaucoup sa mère, tout en demeurant «une enfant, très enfant».

Et pourtant elle se distingue par une pudeur pratiquée jusque dans des détails a priori insignifiants: «Un jour, raconte madame González-Valerio, elle devait aller à une fête d'enfants. Je lui avais mis une petite robe décolletée et sans manches, et je lui avais bien recommandé de ne pas la froisser. Mais je m'aperçus qu'elle avait enfilé une veste. Je me suis fâchée et je l'ai grondée. Elle me dit en pleurant qu'elle ne sortirait pas avec cette robe. Ma mère, qui assistait à la tragédie, me prit à part et me dit que je n'avais pas le droit d'étouffer les sentiments de pudeur qu'elle avait déjà remarqués en elle, et que j'aurai à rendre compte à Dieu de l'éducation que je lui donnais. C'est ainsi que Mari Carmen est allée à la fête avec sa veste». Sa grand-mère avait raison: «Cette pudeur instinctive vient de Dieu»

Cet amour passionné pour la pudeur provient d'une lumière très vive que Dieu lui a donnée sur la grandeur et la fragilité de la vertu de chasteté.

La divine Providence a voulu ainsi donner à notre époque de laisser-aller un exemple très élevé. Le Catéchisme de L'Église Catholique attire notre attention dans le même sens lorsqu'il parle de la pudeur: «La pudeur préserve l'intimité de la personne. Elle désigne le refus de dévoiler ce qui doit rester caché. Elle est ordonnée à la chasteté dont elle atteste la délicatesse. Elle guide les regards et les gestes conformes à la dignité des personnes et de leur union. La pudeur protège le mystère des personnes et de leur amour. Elle invite à la patience et à la modération dans la relation amoureuse; elle demande que soient remplies les conditions du don et de l'engagement définitif de l'homme et de la femme entre eux. La pudeur est modestie. Elle inspire le choix du vêtement. Elle maintient le silence ou la réserve là où transparaît le risque d'une curiosité malsaine. Elle se fait discrétion.

 

UNE NUIT À L'HÔTEL

Mari Carmen excelle aussi dans la charité à l'égard des pauvres. Quand l'un d'eux sonne à la porte et qu'elle ouvre, elle lui donne d'abord ses petites économies, puis lui dit: «Maintenant, sonnez de nouveau pour que maman vous donne quelque chose». Envers les personnes qui aident sa mère, elle a une délicatesse qui n'est pas de son âge: «Maman, il faut que tu traites bien les domestiques. C'est déjà beaucoup qu'ils nous servent. Pense que toi aussi tu es une servante, puisque tu sers le Bon Dieu». «Nous donnions de l'argent à Mari Carmen pour qu'elle s'achète des jouets, raconte sa grand-mère, mais elle le transmettait à sa nourrice pour qu'elle offre des jouets à ses enfants, lui recommandant bien de n'en rien dire à sa mère ni à moi».

La piété de Mari Carmen se manifeste très tôt. Dès l'âge de quatre ou cinq ans, elle aime à diriger le chapelet en famille et récite par coeur les litanies de Très Sainte Vierge. Comme sainte Thérèse de Lisieux, elle s'est fait confectionner un "chapelet de pratiques", sur lequel elle compte ses actes de vertu. 

Un jour, comme elle voit sa mère accablée par ses préoccupations domestiques, elle lui dit: «Maman, tu t'occupes trop des choses de la terre. Tu dois prier davantage. Nous sommes de passage sur la terre. - Ma petite fille, il faut que je m'occupe de la maison. - Maman, ta maison c'est le Ciel. Maman, quand tu es en voyage, et que tu passes la nuit à l'hôtel, tu ne te préoccupes pas d'embellir la chambre, ni d'y mettre la photo de papa. Une nuit, on la passe comme on peut. Eh bien, vois-tu, maman, c'est comme ça qu'est la vie, c'est comme ça que nous sommes dans ce monde».

Mari Carmen aime à offrir ses petits sacrifices au Coeur de Jésus. Son professeur de religion rapporte: «Quand je préparais les enfants à la confession, je pouvais lire sur son visage son horreur du péché et ses efforts pour faire un bon acte de contrition». Tous ses actes, malgré son jeune âge, jaillissent, comme d'une source profonde, de son intimité avec Dieu.

UN SECRET ET UNE OFFRANDE

Mari Carmen a ses secrets. Sur son cahier des "Actes", elle écrit par trois fois: «Personnel». Elle demande souvent son cartable qui contient l'agenda où elle a écrit ces mots compris d'elle seule: «Je me suis livrée à Dieu dans la paroisse du Bon Pasteur, 6 avril 1939». Elle note également: «On a tué mon pauvre père». Et, dans l'une des dernières pages: «Vive l'Espagne! Vive le Christ-Roi!!!» le cri que poussaient les martyrs de la guerre au moment de mourir. Et aussi: «Pour papa, 7 mai 1939 - Tout à fait personnel». Elle dira à son infirmière: «Mon père est mort martyr, pauvre maman, et moi je meurs victime».

Son oncle Xavier explique: «Mari Carmen désirait la conversion des pécheurs, comme le prouve le fait qu'elle offrait les souffrances de sa maladie et de sa mort pour Azaña, le Président de la République, qui incarnait le symbole de la persécution religieuse dont les assassins de son père étaient l'instrument». «Maman, Azaña ira-t-il au Ciel? demande-t-elle - Si tu te sacrifies et si tu pries pour lui, oui, il sera sauvé». Mari Carmen a bien compris.

Parfois elle dit à sa tante: «Tante Fifa, prions pour papa et pour tous ceux qui l'ont tué». La prière des enfants a une efficacité particulière sur le Coeur de Notre-Seigneur: «Le Rédempteur de l'humanité semble partager avec eux sa sollicitude pour les autres, pour les parents et pour leurs camarades, garçons et filles. Il attend réellement leur prière! Quel pouvoir immense a la prière des enfants! Elle devient un modèle pour les adultes eux-mêmes: prier avec une confiance simple et totale veut dire prier comme savent prier les enfants» (Jean-Paul II, Lettre aux enfants, 21 novembre 1994).

Le 3 novembre 1940, Azaña meurt à Montauban. D'après le témoignage écrit de Monseigneur Théas, l'évêque du diocèse, qui lui prêtait son assistance spirituelle à ce moment, Azaña, malgré son entourage, reçut en toute lucidité le sacrement de la Pénitence ainsi que l'Extrême-Onction et l'Indulgence Plénière, expirant doucement dans l'amour de Dieu et l'espérance de Le voir. Il ignora que sa route s'était croisée avec celle d'une petite fille de 9 ans qui avait prié et souffert pour lui.

« JÉSUS, MARIE, JOSEPH  »

Peu après l'"offrande" du 6 avril 1939, le calvaire de Mari Carmen commence: elle doit s'aliter. Tout d'abord apparaît une otite qui se complique et dégénère en septicémie (infection du sang). Le 27 mai, on la transporte en voiture à Madrid où elle est opérée. Mais comme on voit que la maladie va être longue, on la ramène chez elle. Certains jours on lui fait plus de vingt piqûres. Une diarrhée continuelle très forte lui est spécialement pénible. Elle doit absorber, toutes les deux heures, une espèce de purée de glands répugnante. Quelquefois son dégoût est tel qu'elle ne peut s'empêcher de vomir, mais une demi-heure plus tard, elle est prête à la prendre de nouveau sans protester.

Une oreille est attaquée par le mal et elle perd la seconde pour être restée trop longtemps couchée dessus. Une double phlébite s'ajoute à ces maux. Des plaies gangreneuses se forment. Elle s'évanouit de douleur quand on change ses draps. Seul le nom de Jésus l'aide à tout supporter, car personne ne pense à lui donner des calmants. «Mari Carmen, demande à l'Enfant Jésus de te guérir, lui dit sa mère. - Non, maman, je ne demande pas ça, je demande que sa volonté se fasse». Elle désire qu'on lui lise souvent les prières pour les agonisants, et vit par la pensée davantage au ciel qu'ici-bas.

17 juillet 1939. Elle avait prédit plusieurs fois qu'elle mourrait le 16 juillet, fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, et sa fête à elle: Carmen. Mais apprenant que sa tante Sophie se marie ce jour-là, elle annonce qu'elle ne mourra que le lendemain. Effectivement, le 17, vers 13 heures, elle se recueille en présence des anges dont elle entend le chant. «Je meurs martyre  Laissez-moi partir maintenant, Docteur, vous ne voyez pas que la Sainte Vierge vient me chercher avec les anges?» En effet, à la stupéfaction de tous, joignant ses petites mains, elle dit: «Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie; Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure en votre sainte compagnie». Ce sont ses dernières paroles. Puis se soulevant légèrement, comme pour prendre quelque chose, elle retombe sur l'oreiller et rend le dernier soupir, sans agonie, sans contraction du visage. Défigurée par la maladie, elle retrouve dans la mort toute sa beauté, et son corps exhale un doux parfum. Le médecin légiste atteste la mort, mais constate avec étonnement que le corps de l'enfant ne présente pas l'aspect d'un cadavre.

UN POINT DE REPÈRE

L'exemple de Mari Carmen met sous nos yeux un fruit de la grâce de Dieu, fécondée par une bonne éducation. La tâche éducative requiert une attention aimante et délicate pour les enfants, comme le recommande saint Benoît: «On aura toujours égard à la faiblesse des enfants  Envers eux on usera d'une tendre condescendance» (Règle, ch. 37). Mais une saine fermeté est également nécessaire, selon l'enseignement du Catéchisme de l'Église Catholique: «Les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Ils témoignent de cette responsabilité d'abord par la création d'un foyer, où la tendresse, le pardon, le respect, la fidélité et le service désintéressé sont de règle. Le foyer est un lieu approprié à l'éducation des vertus. Celle-ci requiert l'apprentissage de l'abnégation, d'un sain jugement, de la maîtrise de soi, conditions de toute liberté véritable. Les parents enseigneront aux enfants à subordonner les dimensions physiques et instinctives aux dimensions intérieures et spirituelles. C'est une grave responsabilité pour les parents de donner de bons exemples à leurs enfants. En sachant reconnaître devant eux leurs propres défauts, ils seront mieux à même de les guider et de les corriger... Par la grâce du sacrement de mariage, les parents ont reçu la responsabilité et le privilège d'évangéliser leurs enfants. Ils les initieront dès le premier âge aux mystères de la foi dont ils sont pour leurs enfants les premiers hérauts, et à la vie de l'Église... Les parents ont la mission d'apprendre à leurs enfants à prier et à découvrir leur vocation d'enfants de Dieu» (2223-2225).

UNE NURSE ÉLECTRONIQUE

À notre époque d'audio-visuel, il est fondamental que les parents protègent leurs enfants contre l'influence d'une "culture de mort" à base de pornographie et de violence. Dans son message sur la famille et la télévision, le Pape Jean-Paul II précisait: «Les parents devraient activement participer à la formation chez leurs enfants d'habitudes d'utilisation de la télévision qui les conduiront à un sain développement humain, moral et religieux. Les parents devraient s'informer eux-mêmes par avance du contenu des programmes et effectuer sur cette base un choix consciencieux, pour le bien de la famille - choisir de regarder ou de ne pas regarder... Les parents devraient aussi parler de la télévision avec leurs enfants, en les incitant à réguler la quantité et la qualité de leur utilisation, et à percevoir et juger les valeurs éthiques sous-jacentes à certains programmes...

«Former les habitudes d'utilisation des enfants signifiera parfois tout simplement éteindre le téléviseur: parce qu'il y a mieux à faire, parce que le respect dû à d'autres membres de la famille le demande, ou parce que l'utilisation sans discrimination de la télévision peut être dangereux. Les parents qui utilisent de manière régulière et prolongée la télévision comme une sorte de nurse électronique, abdiquent leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants. Une telle dépendance à l'égard de la télévision peut empêcher les membres de la famille d'être en contact les uns avec les autres par la conversation, les activités partagées et la prière en commun. De sages parents savent aussi que même de bons programmes peuvent être remplacés par d'autres sources d'information, de divertissement, d'éducation et de culture» (24 janvier 1994).

Les parents de Mari Carmen n'eurent pas à affronter le problème de la télévision, propre à la société d'aujourd'hui. Mais en tout temps, le Saint-Esprit éclaire les pères et mères de famille pour leur faire discerner ce qui convient à l'éducation de leurs enfants, en vue du salut éternel des âmes.

Demandons à la vénérable Mari Carmen d'intercéder tout spécialement pour les familles à l'approche de Noël. Nous prions pour vous et tous ceux qui vous sont chers, vivants et défunts.

Dom Antoine Marie osb, abbé
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Maria Goretti

 Maria Goretti est fêtée le 6 juillet


Maria Goretti nait dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, région montagneuse de la Province d'Ancône dans le nord de l'Italie, et troisième d'une famille de sept enfants.

 

 

En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno au sud de Rome. Peu de temps après, son père meurt de la malaria laissant six enfants à nourrir.

 

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de 10 ans pendant qu’elle allait travailler aux champs. Maria fait tout pour consoler sa mère et la seconder dans sa lourde tâche. Elle lui dit: "Courage, maman, n'ayez pas peur, nous grandissons. Il suffit que Notre Seigneur nous donne la santé. La Providence nous aidera. Nous lutterons, nous lutterons!"( sa maman)

Tout en s’occupant de ses frères et sœurs et de la maison, Maria  aimait réciter son chapelet. Elle le portait constamment sur elle et "ne se couchait jamais sans l'avoir dit en entier", a rappelé sa maman.

 Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école. A 11 ans, elle est prise d'un très grand désir de recevoir l'Eucharistie, mais, malgré sa foi solide, sa maman hésite: elle ne sait ni lire ni écrire, l'église est loin, le travail donne peu de temps libre et il faut acheter une robe de communiante. Maria elle redouble d'efforts pour soulager sa mère et met tant de bonne volonté qu'elle obtient gain de cause. Le 29 mai 1902, elle communie pour la première fois.

 ( SA maman et deux de ses soeurs )

Maria aimait à recevoir Jésus le plus souvent possible et ne tint  jamais compte des difficultés et des distances à parcourir.   

 

Les Goretti partageaient la ferme avec une autre famille, les Serenelli. Leur fils, Alessandro, âgé de 20 ans, avait un caractère grossier et renfermé. Il avait remarqué Maria, il s’était mis à tourner autour d'elle. Mais peu à peu, la passion le prit  car bien  qu'elle n'ait pas encore 12 ans,elle etait déjà grande et belle. Il en vint même à la menacer de la tuer si elle en parlait à sa mère. La promiscuité fut bien difficile à vivre.

 

Un jour de juillet à trois heures de l’après-midi, Alessandro revient à la charge alors que la jeune fille est dans la cuisine. Il l’attrape de force et exige qu'elle se plie à ses désirs. Maria se débat et le supplie de ne pas commettre de péché. Furieux de sa résistance, il la poignarde de 14 coups de poinçons avant de s'enfuir. Alerté par les cris de la petite Thérèse, le père Serenelli accourt avec d'Assunta. Alessandro s'est barricadé dans sa chambre. Les gendarmes interviennent et l'emportent, lié, marchant entre deux chevaux. Ils empêcherent ainsi la foule hostile qui s'est formée de le frapper. Maria en sang, placée sur une charrette dont les secousses augmentent la douleur de ses blessures. Ils n'arriverent qu'à six heures du soir à l'hôpital de Nettuno. Les médecins sont étonnés qu'elle vive encore car elle a été atteinte au cœur,   aux intestins et au poumon gauche et ses quatorze blessures nécessitent une longue opération sans anesthésie. La jeune paysanne tente d'offrir ses grandes souffrances dans la prière. Le prêtre dira: "Sur son lit de douleur, son visage rayonnait de joie et de paix  

 ( la cuisine familiale )

  Elle meurt le 6 juillet 1902 à 3 heures de l'après-midi, premier samedi du mois. Le prêtre au chevet de la martyre,   « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. - Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis ». Elle pousse un cri d'amour: "Marie"

Une foule considérable accompagna son corps lors de son enterrement.

 

Alessandro, il ne manifeste aucun repentir. Il est condamné à 30 ans dans une prison en Sicile.Un jour,Mgr Blandini, vient le visiter. Le gardien lui dit: "Vous perdez votre temps. C'est un dur, vous verrez!" Effectivement, il est mal reçu, mais quand il lui parle de Maria, Alessandro se met à pleurer et il écrit une lettre de pardon à l'évêque. Une nuit, en 1910, Maria lui apparaît en songe. Elle est vêtue de blanc; elle cueille des fleurs au jardin du Paradis et lui en offre. Très mal noté auparavant, il devint un prisonnier modèle.

(Allessandro)

Allessandro est gracié en 1929, pour bonne conduite, après 27 ans de détention. En 1937 il se rend à Corinaldo où Assunta est retournée vivre. Il se jette à ses pieds. "C'est moi Alessandro! Je viens demander pardon pour l'assassinat de votre fille." "Maria vous a pardonné, lui dit-elle, comment ne vous pardonnerais-je pas à mon tour?" Le lendemain, jour de Noël, ils assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion l'un à côté de l’autre. Puis tous les deux sont invités à prendre leur repas chez l’évêque. Puis Alessandro Serenelli devint un frère laïc capucin Et  en 1947 il participe à la béatification de Maria, aux côtés d'Assunta et de la famille. Et de même pour la canonisation le 24 juin 1950 devant une foule immense. .  

  ( Allessandro aprés sa conversion )

( Allessandro et sa maman aprés sa demande de Pardon)

 

 ( Le jour de la Canonisation de Maria Goretti , une foule immense était venue )

Appel de Jean Paul II aux Jeunes

 "Jeune comme vous, Maria Goretti a eu part à vos propres problèmes. Elle vous comprend. Elle vous connaît, elle vous aide. Elle sait vos difficultés. Mais elle, elle a vaincu; et, pour cette raison, elle vous enseigne la route. Maria Goretti aimait la pureté parce que le Christ aime la pureté. En donnant sa propre vie pour la pureté, elle l'a donc donnée pour le Christ. Elle a démontré son amour héroïque pour le Christ en aimant jusqu'à l'héroïsme cette pureté que le Christ aime et commande"

 

(Jean-Paul II, 27 septembre 1986).

Canonisation de Maria Goretti

 

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, en présence de sa mère et de son bourreau,  martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

 

 ( le jour de sa Canonisation , sa maman est au centre )

La Sainte du Pardon

 

Quel exemple pour la jeunesse! S'exclame Jean-Paul II. "La mentalité du refus de l'engagement qui imprègne une grande partie de la société et de la culture de notre temps a parfois du mal à comprendre la beauté et la valeur de la chasteté".

"Une perception haute et noble de la propre dignité et de celle des autres émerge du comportement de cette jeune sainte". "N'y a-t-il pas là peut-être, une leçon d'une grande actualité?" s'interroge le pape.

"Face à une culture qui surévalue la dimension physique dans les rapports entre l'homme et la femme, l'Eglise continue à défendre et à promouvoir la valeur de la sexualité comme un facteur qui englobe tous les aspects de la personne et qui doit donc être vécu dans une attitude intérieure de liberté et de respect réciproque, à la lumière du dessein originel de Dieu".

"Dans une telle perspective, la personne découvre qu'elle est destinataire d'un don et appelée à devenir à son tour un don pour l'autre", explique-t-il.

Une sainte du pardon
En second lieu le pape présente Maria Goretti comme un modèle de pardon. Elle fut en effet capable de pardonner à son agresseur, Alessandro Serenelli, le jeune qui l'avait assassiné.

Le pardon de Maria fut décisif pour Alessandro. A sa sortie de prison, après 27 ans de réclusion, son premier geste a été de rendre visite à la mère de Maria pour lui demander pardon. Il a trouvé du travail comme jardinier dans le monastère capucin de Macerata où il a passé le reste de sa vie.

"Puisse l'humanité entrer résolument sur le chemin de la miséricorde et du pardon!" écrit le pape, en rappelant aussi bien le témoignage de Maria Goretti que celui d'Alessandro.

"Je présente l'exemple de cette sainte, spécialement aux jeunes, qui sont l'espérance de l'Eglise et de l'humanité", a-t-il ajouté.

A quelques jours de sa rencontre avec les jeunes à Toronto, le pape poursuit: "Au cœur de la nuit, on peut avoir peur et ne pas se sentir en sécurité; on attend donc avec impatience que l'aube se lève. Chers jeunes, c'est à vous d'être les sentinelles du matin, qui annoncent la venue du soleil, le Christ ressuscité!"

"Regardez-la, surtout vous les adolescents, vous les jeunes. Soyez, comme elle, capables de défendre la pureté du cœur et du corps ; efforcez-vous de lutter contre le mal et le péché, en alimentant votre communion avec le Seigneur par la prière, l'exercice quotidien de la mortification et la scrupuleuse observance des commandements. N’ayez pas peur d'aller à contre-courant, de rejeter les idoles du monde, lorsqu'il s'agit de témoigner par une conduite courageuse, de l'adhésion au Christ chaste et pauvre. Sachez toujours valoriser et aimer la pureté et la virginité."

Jean-Paul II, le 29 septembre 1991

  ( sa Maman et son assasin pardonné )

 

 

Prière à Maria Goretti

 

Seigneur Jésus, jeune comme je suis, Maria Goretti a eu part à mes propres problèmes. Elle me comprend. Elle me connaît, elle m’aide. Elle sait mes difficultés. Mais elle, elle a vaincu; et, pour cette raison, elle m’enseigne la route.

Maria Goretti aimait la pureté parce que le Christ aime la pureté. En donnant sa propre vie pour la pureté, elle l'a donc donnée pour le Christ. Elle m’a démontré son amour héroïque pour le Christ en aimant jusqu'à l'héroïsme cette pureté que le Christ aime et commande.

Aide-moi, Seigneur, à regarder Maria Goretti. Que je sois comme elle, capable de défendre la pureté de mon cœur et de mon corps ; que je m’efforce de lutter contre le mal et le péché, en alimentant ma communion avec le Seigneur par la prière, les sacrements, l'exercice quotidien de la mortification et l’observance des commandements.

Que je n’aie pas peur d'aller à contre-courant, de rejeter les idoles du monde, lorsqu'il s'agit de témoigner par une conduite courageuse, de l'adhésion au Christ chaste et pauvre.

Aujourd’hui, Seigneur, sous la protection de Maria Goretti, je m’engage à vivre, à valoriser et à aimer la vertu de la pureté.

Ainsi-soit-il.

 

Marie-Eugénie Milleret de Brou

 Anne-Eugénie est née à Metz le 26 aout 1817 dans une famille non pratiquante;

Son papa est banquier et homme politique. Aprés une enfance tres heureuse , ne nombreuse épreuve viennent secouer le calme de sa vie : Son papa est ruiné, ses parents se séparent et sa maman décede.

A quinze ans , elle se retrouve seule

A dix-neuf ans, à Paris elle ecoute le Père Lacordaire précher à la Cathédrale Notre Dame de Paris: "J'étais réellement convertie et j'avais conçu le désir de donner toutes mes forces ou plutôt toute ma faiblesse à cette Eglise qui seule, désormais à mes yeux, avait ici-bas le secret et la puissance du bien."

 

Un an aprés, elle rencontre à l'Eglise Saint Eustache à Paris, le Père Combalot. Elle rêve de fonder une congrégation dédiée à la Vierge Marie.

Avec le Père Combalot comme guide, elle s'installe dans un appartement rue Férou à Paris, puis rue de Vaugirard où, avec trois autres jeunes filles, elles font profession religieuses et elles vont ouvrire une première école en 1842;

"Notre spriritualité est notre bien le plus précieux...Jésus, le roi de l'éternité vivant en nous et dans son Eglise, l'extension de son régne en nous et dans le monde, un grand esprit de prière, une certaine liberté d'esprit, un esprit de communauté et d'amour fraternel, un style d'éducation qui découle de notre vie contemplative."

Les fondations se multiplient dans le monde, de nouvelles communautés naissent en France, en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle Calédonie, Amérique Latine, Italie,et Philippines.

Elle voyage beaucoup et court de demarches en démarches pour faire ouvrir ses maisons et écoles.

Ses fondations prennent le nom des Religieuses de l'Assomption

Elle est béatifiée à Rome par le Pape Paul VI le 9 février 1975 et canonisée le 3 juin 2007 par Benoit XVI

"Notre congrégation a eu des commencement tellement faibles, impuissants, et peu proportionnés au bien qu'il a plu à notre Seigneur d'en tier, que l'on n'oserait en quelques sortes les raconter si ce n'etait précisément dans l'abscence de toute force et de toutes sagesse humaine que les oeuvres se montrent le plus purement de Dieu...L'esprit de foi, l'amour de Jésus-Christ, le désir de son règne, la confiance en sa providence ont été les seuls fondements de l'Assomption"

"Quand j'aii fait ma première communion, il me semblait que celui que je venais de recevoir me portait au trône de Dieu pour lui rendre, en moi, l'hommage que, moi seule, j'étais incapable de lui rendre."

Marthe Robin

Marthe Robin
Foyer de charité, d'amour et de lumière

Dans une petite ferme du midi de la France, il y a un peu plus de cent ans, est ne une petite fille dans la famille Robin. C'était le 13 mars 1902. On l'appelle Marthe. Elle passe son enfance dans la ferme de ses parents, à l'écart du village où elle va à l'école, Châteauneuf de Galaure. Elle est confirmée et fait sa première communion.

Malheureusement, Marthe n'est pas en bonne santé. Quand elle a 16 ans, elle a une maladie très grave ; on se demande si elle va mourir, puis on croit qu'elle est guérie, mais petit à petit la maladie reprend : d'abord elle ne peut plus marcher, puis elle ne peut plus se servir de ses bras. Elle passe toute sa vie dans un lit où elle ne peut plus rien faire. Elle devient même aveugle, elle ne peut même plus manger ni boire.

C'est pas possible !
On ne peut pas vivre sans manger et sans boire.

C'est vrai, mais pourtant Marthe est restée vivante comme ça pendant presque 50 ans. Mais le plus important, c'est qu'elle passait son temps à prier. Elle était très proche de Jésus et de Marie, et elle a eu des idées pour que les gens apprennent à être mieux des amis de Jésus, même quand ils sont grands. En 1936, elle fonde avec un prêtre, le père Finet, le premier des Foyers de Charité : des gens qui vivent ensemble et qui accueillent avec eux des gens qui veulent prier et réfléchir pour être mieux chrétiens.
Beaucoup de gens sont venus voir Marthe dans sa ferme, où elle les accueillait avec gentillesse ; elle discutait avec eux, elle les aidait à mieux vivre et ils repartaient plus heureux. D'autres Foyers de Charité se sont fondés un peu partout dans le monde : il y en a actuellement 76 dans le monde entier. Marthe est morte le 6 février 1981 : c'est tout récent ! Depuis, beaucoup de gens pensent que c'est une sainte, et les responsables de l'Eglise réfléchissent avant de la reconnaître.

 

www.eveil-foi.net/Famille/Saints/html/Robin.htm


Padre Pio : le Patron de notre Mouvement

Il est né le 25 mai 1887 à Pietrelcina, dans la région de Naples, 

Francesco Forgione ,son nom , Il fut baptisé dès le lendemain de sa naissance dans la petite église Sainte-Marie-des-Anges qui se dresse tout près de sa maison natale. Francesco était le deuxième enfant d’une famille de cinq.

Deux enfants étaient morts avant sa naissance, l’une de ses petites soeurs deviendra religieuse Brigittine à Rome.

Son père Grazio Forgione devra partir travailler deux fois en Amérique pour payer les études de son fils et,
plus tard, les dépenses médicales occasionnées par la mauvaise santé du jeune prêtre.

  
Padre Pio aimait recevoir les enfants, il leur faisait un catéchisme plein d'humour
 

Dès l’âge de cinq ans, l’enfant jouissait de la vision de la Vierge Marie qu’il priait deux fois
par jour à l’église. C’était un garçon silencieux, tranquille et très obéissant. 

Il jouait rarement avec les enfants de son âge car il ne supportait pas les blasphèmes et les jurons que certains proféraient souvent.

Son meilleur ami était autre que son Ange Gardien.

À cinq ans à peine, il voulait de se donner tout entier à Dieu.

A six ans, à l'eglise du village  lui apparut le Sacré-Coeur de Jésus ;
Il lui fit signe d’approcher de l’autel et lui mit la main sur la tête.

Padre Pio  pris la décision de L’aimer et de se donner tout entier à Jésus
Le petit Francesco se plongea dans ses prièresd’enfant.

Il acceptait les souffrances et s’imposait même, si jeune, des pénitences !

Un jour,sa maman le surprit - il n’avait à ce moment que huit  ans - derrière son lit, qui
se frappait avec une chaîne de fer. Elle le supplia de s’arrêter, mais il continuait de plus belle.
Elle lui demanda pourquoi il se frappait ainsi : « Je dois me battre comme les juifs ont battu
Jésus, répondit l’enfant, et lui ont fait jaillir le sang sur les épaules ! »
Le 27 septembre 1899, Padre Pio fut confirmé et fit sa première communion.

Il écrira plus tard : « Au souvenir de cette journée, je me sens tout entier dévoré par une flamme très vive
qui brûle et ne fait pas mal… » Ce qui laisse entendre qu’il reçut pleinement les Dons du
Saint-Esprit. Grâce aux visites d’un frère capucin, Francesco décida catégoriquement d’être
comme lui, un religieux « avec la barbe ».
 

Ce fut, pour le jeune capucin, une période de vie intérieure intense, de continuelle pénitence, et l’occasion d’une très rapide
progression dans les voies de la sainteté.

À vingt-trois ans, très malade et pensant à une mort prochaine, il demanda la faveur de l’ordination sacerdotale. Il fut donc ordonné le 10 août 1910 dans la cathédrale de Bénévent.

Le voilà prêtre pour l’éternité : « Comme j’étais
heureux, ce jour-là, écrit-il, mon coeur était brûlant d’amour pour Jésus… J’ai commencé à
goûter le paradis ! » Sur l’image souvenir de son ordination sacerdotale, il avait écrit son
programme de vie : « Jésus, mon souffle et ma vie, aujourd’hui que, tremblant, je t’élève dans
un mystère d’amour, qu’avec Toi, je sois pour le monde, voie, vérité, vie et pour Toi, Prêtre
saint, victime parfaite. »

Alors commence cette longue série de messes impressionnantes qu’il
célébrera jusqu’à sa mort. La dernière fois qu’il monta à l’autel, ce fut le 22 septembre 1968,
il mourut quelques heures plus tard, le 23 septembre, à 2 heures 30, au coeur de la nuit…

Padre Pio est marqué des plaies de la
crucifixion… Il les conservera cinquante années

http://pagesperso-orange.fr/sjladore/temoignages/Padre_Pio.pdf

Le Papa ( assis) et les deux nièces de Padre Pio

Père Georges Bellanger

Goerges Bellanger est né le 24 Mai 1861 à Saint Omer dans le nord de la France.

Il était 8 enfants. Il perdit une soeur carmelite , morte en Belgique et un frère prêtre.

Georges, pendant  ses etudes au collège de Saint Omer fut atteint d'une grave infection à 15 ans, dont la Sainte Vierge le guérit miraculeusement.

Il devint prêtre chez les freres de Saint Vincent de Paul et mourût à 41 ans , le 16 août 1902, en murmurant : "Fiat...Marie...Ma Mère!"

"Je serais fort coupable, si je n'aimais pas la Sainte Vierge: je suis son miraculé. A l'âge de quinze ans, j'étais condamné à mort par les médecins; on allait bientôt clouer les quatres planches de mon cercueil, lorsque ma maman me dit : " Tous les médecins de la terre n'y peuvent rien, mais la Sainte Vierge est toute-puissante." On commença une neuvaine à Notre Dame du Sacré Coeur et ma maman priait ainsi : " ô Mère du ciel, guérissez notre petit Goerges, seulement s'il doit devenir un saint prêtre"

Le 30 mai, avant dernier jour de la neuvaine, les deux médecins vinrent me voir et déclarèrent que la mort n'était plus qu'une question de temps. Le 31 mai, jour de Notre Dame de la Visitation,  j'avais éprouvé quelque chose de tout à fait extraordinaire, aussi attendais-je avec anxiété la visite du médecin qui venait tous les jours. Quand il arriva, il constata une amélioration ou plutôt une guérison complète du côté de la poitrine. De plus, une plaie, qui s'etait formée depuis plusieurs semaines et par laquelle les forces s'en allaient tous les jours s'étaient cicatrisée pendant la nuit. Il avoua qu'il n'y comprenait rien. Quelques jours plus tard quand j'allai le remercier des bons soins qu'il m'avait prodigués, il me dit: " Mon cher ami, ce n'est pas moi qui vous ai guéri, c'est la Sainte Vierge, aussi n'ai-je qu'un désir, qu'une ambition, la faire connaître, la faire aimer, dire partout combien elle est bonne, répéter en tous lieux le mot de Saint Bernard: "On ne l'a jamais invoquée en vain"

Devenu prêtre, il faut un ardent apôtre de Saint Louis Marie Grignon de Montfort et attacha une grande importance à la consécration de sa personne à Marie : " Je suis l'esclave de Marie, je veux renouveler mon acte de donation chaque matin dans mon oraison, et le redire en abrégé au moins toute les heures et avant chaque action importante."

 La devise du Père Bellanger: " Je suis vôtre ô Marie"

Le Père Bellanger etait l' apôtre du rosaire

Le Père Bellanger par l'Abbaye Saint Joseph de Clairval

Bien cher Ami de l'Abbaye Saint-Joseph,
Un aumônier du cercle militaire d'Arras s'adresse, un jour de l'année 1886, à l'abbé Georges Bellanger pour demander son aide dans le ministère du sacrement de Pénitence. Ce jeune prêtre accepte, se rend au cercle et bientôt y découvre sa vocation au service des soldats. Il affirmera à celui qui l'avait invité: «C'est à vous que je dois ma vocation, car j'étais l'homme le moins fait pour être aumônier de soldats». En 1998, le Pape Jean-Paul II déclarera l'héroïcité des vertus du vénérable Georges Bellanger.

Né le 24 mai 1861, en la fête de Notre-Dame Auxiliatrice, à Bourbourg, dans le nord de la France, Georges reçoit le baptême deux jours après. Dès que possible, sa mère le porte dans l'antique église de Notre-Dame des Miracles de Saint-Omer pour le consacrer à la Vierge. Son père meurt le 24 février 1865, à la suite d'un accident, laissant six enfants. Sa veuve demeure plusieurs heures comme anéantie. Se trouvant seule avec son petit Georges, près du lit funèbre, elle lui dit: «Mon enfant, tu es orphelin. Eh bien! n'oublie pas que saint Joseph sera désormais le père de notre foyer!» Confiante en ce puissant patronage, Madame Bellanger prend en main l'exploitation agricole familiale. Levée la première de grand matin, elle commence par une longue oraison, puis distribue les tâches aux ouvriers agricoles, et se rend si possible à l'église pour la Messe. Chaque jour, on récite en commun l'Angélus, le chapelet et la prière du soir.

 

Un enfant difficile

 

Pour l'aider dans l'éducation de ses enfants, Madame Bellanger reçoit chez elle la marraine de Georges qui est institutrice. De l'aveu de celle-ci, son filleul lui «donna beaucoup plus de mal que tous les autres». Georges manifeste, en effet, une forte tendance à l'entêtement, à la colère et au mensonge. À la moindre contrariété, on le voit blêmir et rougir tour à tour, se rouler par terre et crier. Lors d'une promenade, le jeune garçon, captivé par les fleurs, tombe dans l'eau. Son institutrice l'en retire. Arrivé à la maison, encore trempé de la tête aux pieds, Georges affirme ne pas s'être approché de l'eau, sans que personne ne puisse lui faire avouer le contraire! Comprenant que les corrections n'ont qu'une prise insuffisante sur le caractère entier et capricieux de son fils, Madame Bellanger se tourne vers Dieu et s'applique à former Georges par les données de la foi, tout en faisant appel à son coeur bon et délicat. Vers l'âge de sept ou huit ans, l'enfant se laisse aller à un gros mensonge. Sa mère le prend sur ses genoux et lui demande de ne plus jamais recommencer. «Tiens, ajoute-t-elle, j'aimerais mieux te voir mort!» Cette parole laisse une impression ineffaçable dans le coeur du garçon.

Une des occupations préférées de Georges est de mimer la célébration de la Messe. Il célèbre «sa messe» à heure fixe et il faut que ceux qui sont présents à la maison y assistent avec sérieux. Madame Bellanger s'appuie sur cet attrait de son fils pour le faire réfléchir lorsqu'il se met en colère: «Fi donc, dit-elle, le vilain qui se fâche et qui, après, dira la messe!... Le bon Jésus ne voudra même pas regarder ses fleurs!» Les soins maternels portent du fruit et les emportements de Georges se font plus rares et moins violents; ils sont suivis d'un réel repentir. Dès ce temps, il s'intéresse beaucoup aux récits tirés de l'Évangile et surtout à la place qu'y tient la Vierge Marie. Il prend plaisir à réciter des Je vous salue, Marie.

Au printemps de 1870, la famille Bellanger s'établit à Moulle. En septembre 1871, Georges entre au collège ecclésiastique Saint-Bertin de Saint-Omer. La séparation d'avec les siens lui est un dur sacrifice, mais il s'habitue vite au régime du pensionnat et sa plus grande joie est d'aller prier à la chapelle. En classe, il montre de la bonne volonté et beaucoup de sérieux, mais manque d'imagination et plus encore de mémoire. Le 1er juin 1873, il fait sa première Communion et, le 18 juillet suivant, reçoit le sacrement de la Confirmation. Pendant les vacances qui suivent, une de ses cousines remarque le changement de son caractère devenu raisonnable, docile, humble et prévenant. Au collège, sa conduite lui a valu d'être admis dans la congrégation de la Sainte Vierge, et l'année suivante, il reçoit la charge enviée de sacristain. En 1876, c'est un adolescent de quinze ans en pleine santé. Il éprouve cependant quelques peines intérieures. Ses examens de conscience, qu'on pourrait croire faciles après les journées réglées du pensionnat, lui sont un supplice. Ses confessions sont anxieuses. Heureusement, avec l'aide de son confesseur, il sort de cet état pénible.

Mais d'autres souffrances l'attendent. Au retour d'une promenade, il traîne la jambe. Bientôt celle-ci devient extrêmement douloureuse. Le médecin diagnostique une coxalgie (tuberculose de la hanche). Avec le temps, l'abcès caractéristique de cette maladie se déclare. Les ponctions pour le vider sont particulièrement douloureuses. Georges redoute surtout qu'on le change de position, mais dès qu'il tient son chapelet entre les mains, il se sent mieux. Le 30 mai 1876, deux médecins avouent à Madame Bellanger que la fin est proche. Dans un ardent élan de foi, celle-ci s'écrie: «Sainte Vierge, guérissez notre petit Georges, seulement s'il doit devenir un saint prêtre!» Le 31, Georges se sent complètement guéri. Néanmoins, il restera boiteux sa vie durant.

 

Trop austère

 

En octobre 1876, Georges retourne au collège Saint-Bertin. Son regard est empreint d'une certaine tristesse, mais la souffrance l'a fait mûrir. À l'automne de 1879, il entre au grand séminaire d'Arras. Son directeur lui fait remarquer sa mine trop austère. «Comment, lui dit-il, comprenez-vous donc le conseil de saint Paul, homme sérieux pourtant s'il en fut jamais: Réjouissez-vous dans le Seigneur, toujours. Je vous le dis, je vous le répète, réjouissez-vous... mais sans perdre la modestie? (cf. Ph 4, 4-5)». Georges saisit la leçon et écrit dans ses notes intimes: «Ne pas m'imaginer que pour être animé d'un zèle véritable, il faille toujours parler des choses de Dieu. Souvent, il faut prendre part gaiement à des conversations indifférentes, se taire d'autres fois et attendre le moment favorable pour dire quelques mots d'édification».

Malgré ses efforts de convivialité, Georges reste marqué par une certaine tristesse. De fortes migraines l'assaillent souvent, mais, sans se décourager, il cherche sa force dans l'adoration eucharistique et la proximité de Marie. À l'approche du jour de son ordination au sous-diaconat, il est à nouveau envahi de tentations. Son directeur use de toute son influence pour lui rendre la paix. Le 15 juillet 1883, l'abbé Bellanger reçoit le sous-diaconat, et à Noël, il est ordonné diacre. Trop jeune pour être ordonné prêtre en 1884, Georges est nommé professeur au petit séminaire d'Arras. Le 12 juillet 1885, il reçoit avec beaucoup de ferveur l'ordination sacerdotale, puis reprend ses fonctions de professeur. Invité à collaborer au cercle militaire, l'abbé Bellanger gagne rapidement les sympathies et les confiances. Beaucoup de jeunes militaires viennent de provinces éloignées et se sentent seuls et abandonnés; les plaisirs dangereux sont pour eux une tentation permanente. Avec l'abbé, ils se sentent en famille et les soirées passées au cercle les réconfortent. L'apostolat du jeune prêtre se résume en deux mots: un coeur pour aimer les soldats, surtout les plus délaissés, et la dévotion mariale. Il donne la première place aux moyens surnaturels, convaincu que le besoin le plus grand des soldats est celui de Dieu. Il ne néglige toutefois pas les saines distractions, payant même de sa personne en jouant du piano. Dès le début de son oeuvre, il fait réciter le chapelet et donne la place d'honneur à Marie. Plus tard, il placera dans le vestibule du cercle militaire une image de Notre-Dame du Bon Conseil avec un prie-Dieu et un écriteau invitant le visiteur à saluer d'un Je vous salue, Marie la «maîtresse de la maison». Lui-même s'est fait admettre dans le Tiers-Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel. Il se consacrera à Marie sous la forme préconisée par saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Cependant, les hommes dont il s'occupe ne sont pas toujours dociles. Il connaît avec eux des heures amères, mais persévère contre vents et marées. «Nous avons essayé d'abord de conduire les soldats à la Très Sainte Vierge, écrira-t-il; nous leur avons mis en main un chapelet, ils l'ont récité, et Marie s'est empressée de les mener à son divin Fils en son Eucharistie». Il témoignera encore: «Chez nous, à l'oeuvre, nous avons presque tous les soirs de ces braves soldats qui vont dire le chapelet à genoux. J'en ai surpris plusieurs le disant les bras en croix... Mais ce qu'ils font presque tous, c'est de s'entretenir pour ainsi dire avec Elle pendant les longues heures de garde de jour et de nuit». L'abbé aménage une chapelle au cercle militaire et suscite chez ses soldats l'amour de l'adoration eucharistique et de la sainte Messe: «Assistons à la Messe très fidèlement, leur dit-il. C'est de beaucoup le plus grand acte de la semaine». Et il rapporte avec douleur cette remarque d'un jeune officier: «Ce qui me navre, ce qui est pour moi une énigme, c'est de voir avec quelle facilité des soldats chrétiens se passent du Saint-Sacrifice du dimanche».

 

«Sine dominico non possumus»

 

Telle n'était pas l'attitude des premiers Chrétiens: en l'an 304, l'empereur Dioclétien leur interdit, sous peine de mort, de se réunir le dimanche pour célébrer l'Eucharistie. À Abitène, petite localité de la Tunisie actuelle, 49 d'entre eux furent surpris un dimanche tandis qu'ils célébraient l'Eucharistie. Au proconsul qui lui demandait pourquoi ils avaient transgressé l'ordre de l'empereur, l'un d'eux, Éméritus, répondit: «Sine dominico non possumus», ce qui signifie: sans l'assemblée du dimanche, où nous célébrons l'Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre. À cause de leur fidélité à la Messe dominicale, ils furent condamnés à mort. «C'est une expérience à laquelle nous devons réfléchir nous aussi, Chrétiens du XXIe siècle, disait le Pape Benoît XVI le 25 mai 2005« Nous avons besoin de ce pain (l'Eucharistie) pour affronter les fatigues et les lassitudes du voyage. Le dimanche, Jour du Seigneur, est l'occasion propice pour puiser la force en Lui, qui est le Seigneur de la vie. Le précepte de la fête n'est donc pas simplement un devoir imposé de l'extérieur. Participer à la célébration dominicale et se nourrir du Pain eucharistique est un besoin pour le Chrétien qui peut ainsi trouver l'énergie nécessaire pour le chemin à parcourir».

La relation de l'homme avec Dieu a besoin d'un temps explicite de prière. Le dimanche, qui commémore la Résurrection du Seigneur est, par excellence, le jour de la prière. Ce jour-là, on célèbre le sacrifice de la Messe, qui rend présent le mystère pascal. Ce mystère constitue la pleine révélation de celui de la création, le sommet de l'histoire du salut et l'anticipation de la vie éternelle.

À son sacrifice, le Christ unit celui de l'Église. Dans l'Eucharistie, le sacrifice du Christ devient aussi le sacrifice des membres de son Corps: la vie des fidèles, leur louange, leur souffrance, leur prière, leur travail, sont unis à ceux du Christ et à sa totale offrande; ils acquièrent ainsi une valeur nouvelle.

Pour que la présence du Ressuscité au milieu des siens soit annoncée et vécue comme il convient, il ne suffit pas que les disciples du Christ prient individuellement... En effet, ceux qui ont reçu la grâce du baptême n'ont pas été sauvés seulement à titre individuel, mais comme membres du Corps mystique. Il est donc important qu'ils se réunissent pour exprimer pleinement l'identité même de l'Église.

 

Sanctification, joie, détente

 

En mémoire du repos de Dieu après la création: Au septième jour, Il chôma, après tout l'ouvrage qu'Il avait fait (Gn 2, 2), les Chrétiens font du dimanche un jour chômé; ils s'abstiennent des travaux et des affaires incompatibles avec la sanctification du jour du Seigneur, avec la joie qui lui est propre et avec la détente nécessaire. Le dimanche donne également aux fidèles l'occasion de consacrer du temps aux oeuvres de miséricorde, de charité et d'apostolat.

Dans la Lettre Dies Domini (Le jour du Seigneur) du 31 mai 1998, le Pape Jean-Paul II a souligné la richesse spirituelle et pastorale du dimanche:

«

Elle est en quelque sorte une synthèse de la vie chrétienne et une condition pour bien la vivre. On comprend donc pourquoi l'observance du jour du Seigneur tient particulièrement à coeur à l'Église, et pourquoi elle reste une véritable obligation dans le cadre de la discipline ecclésiale. Cette observance, avant même d'être un précepte, doit cependant être ressentie comme un besoin inscrit au plus profond de l'existence chrétienne. Il est d'une importance capitale que tout fidèle soit convaincu qu'il ne peut vivre sa foi dans la pleine participation à la vie de la communauté chrétienne sans prendre part régulièrement à l'assemblée eucharistique dominicale».

Le zèle pastoral de l'abbé Bellanger s'exerce aussi dans le ministère du sacrement de Pénitence. Un jour, un jeune aumônier militaire lui demande: «Comment décider les soldats à se confesser? – Voilà: vous avez lu dans l'Évangile l'épisode de la rencontre de Notre-Seigneur avec la Samaritaine: Jésus s'intéresse à cette femme, lui parle de sa vie, de ce qu'elle a fait; et c'est précisément ce qui la touche et ouvre son coeur... Eh bien, avec vos soldats, faites comme le Maître. Parlez-leur de leur famille, de leurs petites affaires, puis bien vite de leur âme, probablement malade. Vous aurez bientôt trouvé la porte du coeur». L'abbé Bellanger écrira: «Que le prêtre se rappelle que sans la Très Sainte Vierge il ne peut rien... Qu'il mette donc la Très Sainte Vierge dans ses papiers, par la médaille miraculeuse ou le scapulaire remis au pénitent avant la confession, par l'Ave Maria qu'il récitera avec son pénitent au moment de commencer les aveux». Lorsqu'il le peut, l'abbé visite les soldats malades à l'hôpital d'Arras. Il leur rend de nombreux services mais surtout prend soin de leurs âmes, les aidant, le cas échéant, à bien mourir.

Le 8 mars 1891, l'abbé Bellanger procède à la bénédiction d'une nouvelle chapelle, plus grande que la précédente, bâtie sur un terrain privé. Sa joie est immense. Mais à cette époque le gouvernement français s'en prend aux oeuvres catholiques et, le 23 avril, l'autorité militaire locale reçoit de Paris l'ordre de fermer cette chapelle. Le coup est très dur pour le prêtre qui attendait tant de grâces en ce lieu. Il ne perd cependant pas sa sérénité et conduit ses soldats dans les sanctuaires d'Arras. Un ami met à son service le salon de sa maison où sont organisées des nuits de prières. De plus, l'abbé aménage un petit oratoire près de son bureau. Les soldats aiment venir y passer des heures d'adoration.

 

Un noviciat éprouvant

 

L'abbé Bellanger pense à la vie religieuse. Il voudrait voir s'établir un groupement de prêtres qui, sous le patronage de la Sainte Vierge, unissant la contemplation à l'action, s'occuperaient spécialement des jeunes gens, des soldats, des pauvres, des abandonnés. Il cherche une oeuvre s'approchant de son idéal et découvre la Congrégation des Religieux de Saint-Vincent de Paul, fondée en 1845 par le serviteur de Dieu Jean-Léon Le Prévost († 1874). Ces Religieux desservent des patronages de jeunes ouvriers et d'enfants du peuple, et s'occupent de diverses actions caritatives en vue de rechristianiser la société et de donner une réponse chrétienne aux graves problèmes sociaux. Au début de février 1894, l'abbé Bellanger rend visite au Supérieur général. Deux ans plus tard, à la suite d'innombrables Je vous salue, Marie récités à son intention par les Clarisses d'Arras, il obtient enfin la permission de son évêque d'entrer chez les Religieux de Saint-Vincent de Paul, à condition qu'il puisse continuer son apostolat à Arras. Le 4 mai, il entre donc au noviciat de Paris. De caractère entier et indépendant, habitué à organiser lui-même sa vie en toutes choses, il lui faut maintenant se soumettre au contrôle permanent du Maître des Novices. Malgré sa bonne volonté, l'effort et la lutte se lisent parfois sur son visage.

Le 2 juillet 1898, l'abbé Bellanger prononce ses premiers voeux religieux, dans la paix et la joie. Il poursuit son apostolat à Arras et lance un pressant appel à tous les couvents de France, suscite la prière des enfants, des séminaristes de tout le pays et des prêtres auxquels il demande aussi la célébration de Messes, en faveur des soldats. Au cours de l'année 1899, il écrit: «Nos soldats auront encore cette année des milliers de Messes et des centaines de milliers de Rosaires dans tous les séminaires ou maisons religieuses d'éducation de France... Que Notre-Dame du Bon Conseil est bonne de m'avoir donné le moyen de faire prier toute la France sans avoir à quitter ma chaise!» Devant son ardeur apostolique, et malgré ses infirmités, ses Supérieurs l'autorisent à prêcher des sermons, des retraites et des neuvaines dans le diocèse d'Arras.

Sa grande dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil se manifeste par l'oeuvre d'art qu'il fait réaliser pour mettre en valeur le tableau de cette Vierge dans la chapelle de l'oeuvre militaire. La Madone y est considérée comme Reine, gardienne et Mère. La joie de l'aumônier est immense lorsque Rome autorise les Frères de Saint-Vincent de Paul à réciter l'office et célébrer la Messe de Notre-Dame du Bon Conseil, le jour de sa fête, 26 avril. C'est à la Très Sainte Vierge qu'il s'est donné tout entier afin que, par elle, l'hommage de tout son être et de toutes ses actions soit agréé de Jésus. C'est à Marie qu'il recourt à chaque instant, faisant de ses journées, par la récitation habituelle du saint Rosaire, une louange et une prière mariales presque ininterrompues. C'est encore sur elle qu'il compte pour assurer le triomphe de Jésus dans les âmes. Prêcher Marie pour gagner les âmes à Jésus, c'est sa grâce.

Une bonne partie de l'année 1899 se passe dans la souffrance de la maladie. Le Père Bellanger est obligé d'interrompre son activité apostolique pour se reposer et le médecin demande qu'il soit déchargé de l'oeuvre militaire. Le 25 mars 1900, il est nommé Maître des Novices, à Paris. Cette nomination l'affecte très douloureusement car il aurait préféré retrouver ses soldats; il accepte toutefois de l'assumer. Son premier acte est de remettre sa charge entre les mains de la Très Sainte Vierge. Sa méthode consiste surtout à donner l'exemple. Il dévoile à ses novices ce qui fait le fond de sa vie: la gloire de Dieu. Dieu «nous a créés d'abord pour le connaître et le servir, explique-t-il; notre salut ne doit être que la conséquence du règne et de la gloire de Dieu. Notre bonheur n'est inscrit que sur le verso du livre de vie; la gloire de Dieu en occupe le recto».

 

Un long regard d'amour

 

En 1901, la loi sur les Congrégations est votée par le gouvernement anticlérical de la France. Les Frères de Saint-Vincent de Paul décident de s'exiler plutôt que de solliciter l'autorisation d'exister qu'exige cette nouvelle loi, et qui leur sera probablement refusée. Au début d'octobre, le Père Bellanger et ses novices trouvent refuge à Tournai, en Belgique. Le Père passe par des épreuves spirituelles profondes: une terrible aridité envahit son âme. En outre, sa santé s'altère de nouveau. Il est atteint de phtisie (tuberculose pulmonaire). Le 12 avril 1902, le médecin conseille vivement de le reconduire dans sa famille pour qu'il se repose. Le Père comprend que ce départ est définitif. Son âme est dans une grande souffrance: «Je me laisse faire sans gaieté, avec tristesse, fait-il écrire à un ami. Ma pauvre âme ne mérite pas autre chose». La dernière semaine de juillet, le mal fait de nouveaux progrès. Immobile sur son lit, il tient d'une main son crucifix et, de l'autre, un petit tableau de Notre-Dame du Bon Conseil sur laquelle il fixe de temps en temps un long regard de détresse, d'abandon et d'amour. Le 16 août, au son de l'Angélus du soir, il rend son âme à Dieu. «Je fais le sacrifice de ma vie, avait-il dit à sa soeur, pour le bien de ma chère Congrégation... pour le noviciat... Je ne demande qu'une chose à mes novices: qu'ils n'oublient pas leur chapelet!... Fais graver sur ma petite croix de bois ces seuls mots: «Ave Maria»».

Que Notre-Dame du Bon Conseil nous obtienne la grâce de suivre les exemples du vénérable Georges Bellanger dans son zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes!

Dom Antoine Marie osb, abbé
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Pierre de Porcaro

  Prêtre du diocèse de Versailles, né le 10 août 1904, à Dinan, Côtes-d’Armor (France) et tué le 12 mars 1945, à Dachau, Bavière (Allemagne)
   

"Toute ta journée, offre la toute d'un coeur joyeux avec le maximun d'amour"
 

Pierre est né danss une vielle famille bretonne de ftradition militaire mais il prefere entrer dans les ordres

 Il fut ordonné à versailles en 1929 et fit son professorat d’histoire au petit seminaire aujourd'hui et depuis 1969, le Collége Notre Dame du Grandchamps. Aprés son ordination, Il y a été  professeur auprés des séminaristes.

A son entrée au Séminaire, il se consacra à la Vierge Marie pour laquelle, il eut toute sa vie une immense dévotion

 Il devint vivaire à Saint germain en laye en 1935. Il organisa beaucoup d'activités pour occuper les jeunes pendant la Guerre . Il aimait beaucoup jouer au Foot avec les enfants et les jeunes .En Novembre 1942 , il fonda une chorale pour les jeunes

 
Le 16 avril 1943, encore vicaire à Saint Germain en Laye, son évêque Mgr Rolland-Gosselin, lui demande de devenir aumônier clandestin des travailleurs français en Allemagne (Service du Travail Obligatoire plus connu sous les initiales STO), il accepte pour être plus prêt de ses frères dans la foi. Il sait que c'est très dangereux et qu'il risque sa vie car les nazis cherchent à supprimer le Christianisme de "L'Europe nouvelle" qu'ils veulent mettre en place. C'est pourquoi, les nazis arrêtent les scouts et les prêtres clandestins et les déportent dans des camps de concentration. " Je veux aider le Christ à porter sa croix .Mon départ n'a pas d'autres signification." dit-il .

Il travaille comme ouvrier dans une fabrique de cartons de Dresde . Et la nuit, il poursuit son apostolat ( formation de seminariste le dimanche après midi, lecture de la bible auprès des ouvriers, formation théologique, il organisait des récollections et anime quinze cercle d'études ). L'abbé de Porcaro a un tel rayonnement qu'il se sait menacé et surveillé par la gestapo et la police Allemande. Le nazisme manifestait ainsi sa haine de Dieu.

Un grave accident l'oblige à revenir à Saint Germain en Laye le 10 décembre 1943 .

Le 24 janvier 1944 , il décide de repartir sachant les risques qui l'attendaient 

Sur une dénonciation écrite d'un Français, il est arrêté le 11 septembre 1944 comme prêtre catholique exerçant sa mission auprés des ouvriers du STO. Arrêté, il est longuement interrogé par la gestapo puis envoyé à Neuengam puis à Dachau le 14 janvier 1944 où il retrouve plusieurs centaines de prêtres catholique

Vers le 20 février, il commence à resentir les premiers symptôme du typhus 

Il meurt le 12 mars 1945 "pour le Christ et pour la France" après avoir sans cesse remonté le moral de ses camarades déportés

 

 Il fait l'objet de la Cause de Beatification collective des "Martyrs de l´Apostolat"
comme l´a ete Marcel Callo ...

Sain Thomas d'Aquin

                                                                            

Thomas d'Aquin est né à la fin de l'année 1224 en Italie, dans une famille nombreuse: il avait 5 ou 6 frères et soeurs. Il vivait à l'époque où saint Louis était roi de France.

Il a été à l'ecole dans un monastère au Mont Cassin, près de Rome, et ensuite, de l'âge de 15 ans à 20 ans, il a étudieé les Arts à Naples, dans le sud de L'Italie.

A 20 ans, il choisit de devenir moine dans l'ordre de Saint Dominique, les Dominicains, qui sont des frères prêcheurs, c'est à dire qui étudient et enseignent la Parole de Dieu, ils sont instituteurs, professeurs dans les écoles et les universités. Thomas a choisi lui-même cet ordre, et là, il a été guidé par l'Esprit Saint qui lui a donné ses dons, surtout l'intelligence et la science qui rendent capable et d'enseigner.

Sa famille n'est pas d'accord avec son choix et voudrait le voir accéder à une dignité plus importante comme Supérieur d'un monastère ou évêque. Il refuse d'abandonner les Dominicains. Ses frères vont jusqu'à l'enlever et le retenir enfermé dans sa chambre pendant deux ans pour le mettre à l'épreuve et le convaincre de renoncer à devenir moine chez les Dominicains.

Thomas trouve le secours de Dieu et de l'Esprit Saint pour résister aux épreuves et à sa famille qui finit par le laisser rejoindre son ordre. Je vous demande maintenant quel est le don que l'Esprit Saint a envoyé à Thomas pour résister pendant 2 ans enfermé dans sa chambre?

Thomas a vécu très longtemps à Paris, d'abord comme étudiant puis plus tard comme professeur de théologie, c'est à dire l'enseignement et l'apprentissage de Dieu, l'étude de la Parole de Dieu, de la Bible.

Quand il avait votre âge, à l'école, dans le monastère où il était, il posait déjà beaucoup de questions aux moines, même des questions difficiles. Un jour, il leur demanda: " qu'est ce que Dieu ?" Il ne demandait pas "Qui est Dieu ?" mais "Qu'est ce que Dieu ?" Toute sa vie, il cherchera à répondre à ces questions, il écrira, il enseignera, il expliquera Dieu et il fera avec son intelligence, son raisonnement autant qu'avec sa foi, ses prières et son amour de Dieu.

D'autre grands Saints, comme Saint Vincent de Paul, se souciait de la pauvreté et de la misère matérielle deshommes qui n'ont rien à manger ni maison pour dormir.

Saint Thomas était préoccupé de la pauvreté de l'Esprit de son prochain qu'il veut secourir et aider, comme Jésus Christ nous l'a dit : "l'homme n'a pas seulement besoin de pain, mais aussi de la Parole de Dieu"

Saint Thomas veut aider les hommes à comprendre la Parole de Dieu, et particulièrement ceux qui ne la connaissent pas bien encore, les jeunes, les débutants, pas seulement les autres professeurs, les théologiens, les moines, les prêtres, les évêques.

Il a beaucoup travaillé, beaucoup écrit de livres, beaucoup enseigné. Pour lui, l'étude était plus importante que tout le reste. Il a même refusé de devenir évêque, alors que le Pape le lui demandait. Un jour, il était invité à dîner avec le Roi Saint Louis et sa cour. Pendant tout le repas, il ne parla pas, ne répondit pas aux questions, resta muet, ce qui est très impoli. Au dessert, il s'écria, en tapant sur la table: " j'ai trouvé!!!!!!!!!" . Il avait trouvé la réponse à une question à laquelle il réfléchissait sans se préocuper du Roi et de ceux qui l'entouraient. Il demanda alors de quoi écrire immédiatement pour ne pas oublier ce qu'il avait trouvé.

Dans son travail, l'Esprit Saint lui a apporté le don du conseil, nombreux sont ceux qui faisaient appel à lui pour répondre à des questions difficiles sur la foi, la religion, Dieu; il donnait son avis, son conseil, à ceux qui le lui demandaient, y compris les Rois, les Papes et les évêques de son temps.

La vie de Saint Thomas doit vous montrer qu'aimer Dieu, aimer Jésus, c'est aussi chercher à mieux comprendre la Vérité que Dieu nous enseigne, c'est à dire pour vous, les enfants , aujourd'hui, bien apprendre pour bien former votre intelligence et votre esprit, travailler et quand vous serez grand , lire et relire la Parole de Dieu et ainsi utiliser votre intelligence pour être toujours plus proche de Dieu.

Saint Benoit Labre


Benoit Joseph Labre est un modèle de pauvre tout attaché à Dieu.

On l'aurait pris pour un clochard, ses vêtements étaient usés et sales

Benoit-Joseph est né à Arras e, 1748. Assez travailleu, son oncle prêtre lui apprend le latin car il veut devenir moine

A 17 ans, il entre chez les Chartreux puis les Trappistes. Achaque fois, il tombe malade ou il est refusé: "Dieu vous attend ailleurs

Benoit Joseph Labre prend alors son baton de pèlerin. Il part pour l'Italie, puis l'Espagne, la Suisse, l'Allemagne, l'Italie puis Rome, dans les églises qu'il visite, il prie longuement. Il ne s'arrête jamais sauf quad il est trop fatigué

Pour ressembler davantage à Jésus, il ne veut rien posséder. Si quelqu'un lui donne du pain ou des fruits: il dit "Lous soient Jésus et Marie" et remercie

Il ne demande jamais rien, il attend tout de Dieu et refuse même une pièce quand elle lui semble trop importante. Un jour, on le roue de coups parce qu'il vient de donner à un pauvre la pièce qu'il a tout juste reçue. Il est content: il devient comme Jésus pendant sa passion.

Il donne souvent son repas aux pauvres qu'il croise.

C'est ainsi qu'il vit jusqu'à sa mort

Il trouve normal d'être auvre et ne s'en plaît jamais, mais il regrette du fond du coeur de ne pas aimer Dieu suffisamment.

Cela le fait même pleurer

Il passe de longues heures devant le tabernacle et prie en silence

A Rome , tout le monde le connait , et le jour de sa mort, le 16 Avril 1783, les enfants de la ville courent en criant : " le saint est mort, le saint est mort"

C'etait sa vocation de ressembler à Jésus pauvre. Celui qui a une âme de pauvre est détachés des richesses. Cela ne veut pas dire qu'il jette tout ce qu'il a . Cela veut dire que qu'importe ce qu'il a , le principal est d'aimer Dieu en toutes choses

 

 

(Missions Théresiennes : Les Béatitudes")

Saint Charles de Foucault

Saint Charles de Foucault   

Charles est né Le 15 Septembre 1858 à Strasbourg , il est orphelin de père et de mère à l'âge de 6ans

Aprés des études à Paris, il rentre à l'école de Saint Cyr

A 20 ans, il est sous -lieutenant à Saumur. Puis envoyé en Afrique.

Aprés une jeunesse orageuse, il aspire à trouver Dieu: "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse"

Il a 28 ans quand il se convertit . " Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui." C'est au cours d'un pélerinage en Terre Sainte que se précise sa vocation : l'imitation de la vie cachée de Jésus à Nazareth

Il fait un essai de vioe à Trappe, à Notre Dame des Neiges dans l'Ardèche puis en Syrie à Akbés;

Désireux d'être à la dernière place, il demande à remplir un emploi de domestique chez les Clarisses de Nazareth et de Jérusalem

Ordonné prêtre à Paris le 9juin 1901, il retourne en Afrique dans le sud Algérien, puis à Tamanrasset à partir de 1905

Dans cet ermitage, dans le dessert du Hoggar, au milieu des Touareg, il incarne son idéal de vie cachée, faissant de la prière au long des jours et des nuits son occupation permanente, avec l'accueil de tous.

Frére universel, il souhaite des disciples, mais il mourra seul, assassiné le 1er décembre 1916

Et voici que des hommes et des femmes se lèvent à sa suite, se consacrant au Seigneur pour rendre le Christ présent dans les milieux déchristianisés

 

Saint Curé d'Ars

Jean Marie est né en 1786 d'une famille d'argiculteur

prés de Lyon à Dardilly

Très jeune, il désire être prêtre.

A 20 ans, il acquiert avec bien des difficultés les bases pour entrer au Séminaire de Lyon , mais il s'en voit rejeté comme "debilissimus"

Il réussira pourtant à être ordonné prêtre à l'âge de 30ans

D'abord vicaire à Ecully, il est ensuite nommé curé d'Ars, petite paroisse d'environ 200 habitants et peu praticants.

C'est là qu'il reste pendant plus de 41 ans, joignant un zèle inlassable à une très grande austèrité de vie.

On le trouvait très souvent en prière à genous devant le Saint Sacrement

Peu à peu, ses paroissiens changent à son contact et on vient de partout pour se confesser à lui, écouter son enseignement, le consulter.

 Il aurait souhaité être dans la solitude de la Trappe pour y" pleurer sa pauvre vie" et se préparer à la mort.

Trés défiant de lui-même, il avait une conviction profonde de sa misère. Il meurt le 4aout 1859 à 73 ans. Il est le Patron des prêtres du monde entier

Le Saint Curé d'Ars disait: "oh! que le prêtre est quelque chose de grand! S'il comprenait, il mourrait" !

"Si je rencontrais un prêtre et un ange, je saluerais le prêtre avant de saluer l'ange"

"Toutes les bonnes oeuvres réunies n'équivalent pas au sacrifice de la Messe, parce qu'elles sont les oeuves des hommes et la Sainte Messe est l'oeuvre de Dieu"

"Lorsque nous sommes en route et que nous apercevons un clocher, cette vue doit faire battre notre coeur comme la vue du toit où demeure son bien-aimé fait battre le coeur de l'épouse"

Saint François d'Assise

Les Franciscains Séculiers de l'Immaculée

 

proposent aux enfants une vidéo sur la vie de Saint François d'Assise  : www.youtube.com/watch

Saint François a rappelé que la paix est un don de Dieu, nous nous efforcerons d'en témoigner auprès des hommes et des femmes de notre temps.

Il faut laisser Dieu purifier notre coeur de toute forme d'orgueil, de méchanceté, de violence et l'emplir de son Esprit, source de Paix.

Saint François d'Assise

 

Saint Hilaire

 Saint Hilaire de Poitiers 

315  - 367

Né d'une famille païenne noble, doué de tous les dons de l'esprit, c'est un jeune homme cultivé et de bonne volonté cherchant la vérité dans l'etude des philosophes.

Il découvre le livre de Moïse et l'évangile de Saint Jean, et c'est l'éblouissement.

Il se convertit et approfondit l'étude de sa foi.

Ala mort de l'êveque Maxence, vers 350, le peuple de Poitiers le choisit pour évêque.

Dés lors, il se consacre à lutter contre l'hérésie arienne condamnée en 325 par le concile de Nicée.

Arius, prêtre d'Alexandrie dont l'évêque était Saint Athanase, niait la divinité du Christ, qui n'était pour lui que la première et la plus parfaite des créatures. Dés lors, plus de  Trinité, plus d'Immaculée Conception, plus d'Incarnation, plus de Rédemption.

L'empreur Constance et l'éveque d'Arles, Saturnin soutiennent l'hérésie qui se répand dans la Gaule et dans l'Eglise. En 355, Saint Hilaire prend la tête de la résistance. Il est exilé en Turquie. Là, il écrit son traité "de la Trinité

Saint Hilaire meurt en 367

Il a passé sa vie à défendre l'Eglise, Mère et Maîtresse de Vérité.

Comme un enfant protège sa mére quand il la voit attaquée, ainsi Saint Hilaire a protégée l'Eglise

Saint Laurent

Saint Laurent

 

Saint Laurent était Diacre à Rome lorsque la persécution de l'2glise a commencé

Il travaillait avec la pape Sixte II.

Il aidait les pauvres à se nourrir et prennait soin d'elles

Un jour, le pape fu capturé par le gouvernement de Rome et condamné à mort pour sa foi.

Le mauvais gouverneur Romain pensa que l'église pouvait cacher un grand trésor, il ordonna donc à Laurent de le lui apporter

Laurent lui demanda de lui accorder 3jours afin de tout  collecter

Trois jours plus tard, Laurent vint chez le gouverneur avec une foule de personnes, tous des pauvres, affamés, malades et souffrant. Laurent dit: "Voilà, Monsieur, le grand trésor de l'eglise!

Le gouverneur Romain était furieux. Il ordonna que Laurent soit grillé au-dessus du feu, jusqu'à ce qu'il meure

Mais Dieu donna à Laurent tellement de joie et de force, qu'il sentit à peine la chaleur. Il pria "Seigneur, faites que ce sacrifice convertisse Rome au Christianisme, afin que votre amour puisse se répandre dans tout le monde"!

Aprés avoir fait quelques plaisanteries: "vous pouvez me tourner maintenant , je suis à point de ce côté"! et "C'est assez cuit maintenant!"

Saint Laurent  partt rejoindre le pape Sixte et Jésus au ciel.

Jésus, aide moi à aimer tous les membres de ma famille chaque jour afin que je puisse apporter de l'amour à ta famille l'eglise

Saint Louis, Roi de France

Saint Louis, Roi de France

Louis IX est né le 25 avril 1215 .Il est le fils du roi Louis VIII et de la Reine Blanche de Castille

La Reine Blanche l'élèva d'une façon trés sainte.

Louis aimait à s'appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. Il n'a pas douez ans lorsque son père meurt, et il lui faudra batailler contre les grands vassaux pour imposer son pouvoir.

Louis apprend dès lors que la première chose, c'est d'être prêt à faire face à tout: s'assurer sur Dieu et ne jamais craindre l'homme.

Mais dès le debut de son régne , les Français sont avec lui; Tant qu'il put, il choisit de faire la paix, et il fut l'homme qui  travailla le plus pour elle.

Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu'à Jésus-Christ.

Il se fit aimer par son grand amour de la justice. On le verra souvent sous le chêne de Vincennes, laissant approcher tous ceux qui lui demandaient de leur faire droit.

Il est le roi: pasteur du peulpe et père. De même que le père a un pouvoir sanctificateur à exercer dans la famille, lui, le roi, en a un à exercer dans le royaume. Le suzerain se doit de former les coeurs de ses gens. Il s'attacha surtout à former ses propres enfants. Le soir, il se les faisait amener dans sa chambre, et il leur enseignait à réciter le petit office de Notre Dame.

Il les accoutumait à la pénitence ( le vendredi, il ne supportait pas de leur voir un ornement sur la tête, parcequ'en ce jour Notre Signeur a été couronné d'épines)

Le roi Saint Louis eut cinq garçons et cinq filles et les aimaient enormément, comme il aima sa femme, la Reine Marguerite de Provence

Chaque jour, il entendait deux messes. A minuit, il se réveillait pour les matines et commençait sa journée par l'office de Prime. Il portait ordinairement un cilice de crin sous sa belle robe fleurdelisée, et quand il le quittait, il donnait quarante écus d'aumône. Le vendredi , il jeûnait, se donnait la disipline avec de petites chaînes de fer et servait les pauvres de ses propres mains.

Mais sa piété, ne l'empêcha jamais de donner la plus grande partie de son temps aux affaires du Royaume.

A la suite d'une maladie, il fit voeu d'entreprendre une croisade pour reconquèrir Jérusalem. D'abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins

Lorsqu'on lui eut rendu la liberté, il deumeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les chrétiens.

Revenu en France, il s'appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la Sainte Couronne d'épines et de l'important morceau de la vraie Croix que lui avait offerttes Baudoin II, empreur de Constantinople.

Il portait sans cesse la Croix, pour marquer que son voeu restait à accomplir.

Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l'atteignit lui même. Les bras en Croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l'heure même où le Christ mourut sur la Croix.

Il avait 55 ans.

La veille de sa mort, on l'entendait répéter: "Nous irons à Jérusalem"

C'est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu des adversités, qu'il devait régner avec le Roi des rois

 

Saint Michel

 

Saint Michel est le chef des armées célestes, composées des saints anges qui sont très nombreux et qui défendent les droits de Dieu contre satan.

Beaucoup de ces anges sont nos anges gardiens. Les anges sont des esprits comme le sont nos âmes et n'ont pas de corps.

Nous connaissons les noms de 3 d'entre eux: saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphaël

Les artistes les représentent tantôt avec de longues tunique , tantôt avec de belles armures, mais toujours revètues avec des ailes pour symboliser leur rapidité à obéir aux ordres de Dieu.

Saint Michel n'est donc pas, comme les autres saints, né et mort à des dates connues et en un lieu de la terre . On ne peut pas racopnter sa vie puisqu'il est dans le ciel.

Par contre, on parle de Saint Michel:

  • dans l'ancien testament: où il aide Daniel en marchant devant le peuple d'Israël dont il est le protecteur pour combattre le roi de Perse
  • dans l'apocalyspse de saint Jean : saint Michel et ses anges livrent un grand combat face aux démùons.. saint Michel lutta longuement contre un dragon effrayant de couleur rouge et composé de 7 tête . Les démons furent vaincus et chassés du ciel . Une voix retentit alors dans les cieux et dit: "Malheur à vous, la terre et la mer, car Satan est descendu chez vous, frémissant de colère"

dans la vie de saint Jeanne d'Arc qui affirma avoir vu Saint Michel et les anges.

 

Saint Michel veille sur l'eglise et la défend contre les attaques de satan

Il a demandé à Saint Auber que l'on fasse construire un lieu de prières portant son nom: Abbaye du Mont  Saint Michel

 

Saint Michel, dans le combat, défendez-nous contre la malice du Démon,

Soyez notre secours que Dieu lui commande
Et vous, Prince de la Milice Céleste par la vertu divine, 

Repoussez en Enfer satan et les autres esprits mauvais 
qui errent dans le monde pour perdre les âmes

                       

Saint Nicolas

               Saint Nicolas                      

Il est fêté le 6 dècembre. En grec il veut dire "Celui qui appartient à un peuple victorieux"

 

Nicolas fut évêque au 4ème siécle à Myre en TUrquie

Il est trés honoré par les CHrétiens d'Orient

Il est le patron des enfants car il en a sauvé trois de la Mort

Saint Paul

Saint Paul

 

Il s'appelait Saul .

Il fut au debut l'un de sa vie l'un des plus grands ennemis de l'église .Il ne croyait pas du tout en Jésus et tentait par tous les moyens de persécuter les premiers chrétiens

Il a même gardé les vêtements de Saint Etienne qui fut tué à coup de pierre à cause de sa foi

. Saint Etienne était un des premiers martyr de Paul

Jésus dit un jour sur le chemin de Damas: "Saul, Saul , pourquoi me persécutes-tu? Va dans la ville eet là on te diras ce que tu dois faire"

Paul se convertit et devint un grand pôtre, annonçant la Bonne Nouvelle avec beaucoup d'enthousiasme et de courage

Sa grande persévérance et sa force ont aidé beaucoup de communautés chrétiennes à se former

Saint Paul a écrit 13 lettres que nous pouvons lire dans la bible

 

Saint Romain

Saint Romain

Il est fêté le 28 février . En Latin Romanus signifie "Habitant de Rome"

 

Romain naît en l'an 400 .

A  35 ans, il part dans le Jura où il passe ses journée à prier et travailler la terre

Il passe ses journées à prier et à travailler la terre.

Il est rejoint par son Frére Lupicin et d'autres hommes avec lequels il fonde deux monastères

Saint Vincent de Paul

                                

"Le serviteur des pauvres "est né en 1595 dans une famille de laboureur des Landes, de 6 enfants

Vincent etait un enfant coléreux mais généreux.

Il entre jeune dans un collége de sééminariste, par décision de ces parents

A 14 ans, il entre dans un collége dans lequel les enfants sont souvent nobles ou bourgeois .Il a honte de sa famille de paysans

Un jour, on vient le chercher: "Vincent, un paysan qui se dit être ton père, te demande"

Vincent, humilié répond: "cela doit être une erreur, renvoyez-le !"*Vincent regrette  d'avoir renié son pére et veut courrir aprés lui. Trôt tard!

Alors Vincent se promet de ne plus recommencer

Jeune prêtre, Vincent monte sur un navire marchand. Mais celui-çi est capturé par des prêtres turcs, qui le vendent à un maître qui n'aime pas les chrétiens. Il prie. L'Esprit Saint l'utilise pour convertir un ancien chrétien qui a renié le Christ.

Aprés de multiples aventures et aprés avoir connu la misére, il se retrouve aumonier à la cour de la Reine Margot.

Il cotoie de grands seigneurs et de grands prélats. Il aurait pu devenir un prêtre riche. Mais il rencontre Monseigneur de Bérule qui l'envoit  comme curé de la paroisse pauvre de Clichy. Cela le rend heureux.

Mais Dieu a un autre projet pour Vincent: Mrg de Bérule l'envoie comme précepteur des enfants de M de Gandi, responsable des galères .Famille très riche et pratiquantes. Mais Vincent aurait préfèré servir les pauvres

Il devient curé d'une petite paroisse prés de Lyon, dans un eglise abandonnée par ses fidéles et même ses prêtres.

1618 : année terrible: guerre en Europe, famine, misère

Vincent fonde des "Confrérie de la charité" il sagit d'organiser la charité avec des volontaires

Il revient voir le comte de Gondi et lui demande de visiter les galériens . Il menace le comte s'il ne change pas l'injustice imposée aux galériens. Le comte l'écoute et le nomme aumonier des galères. Le travail devient enorme.

La comtesse de Gondi finance les confréries de Vincent qui firent tant de biens à tant de gens, tant de conversions

Vincent rencontre Saint François de Sales à Genéve, dont il envie la douceur et l'humilité.

A Paris, la confrérie de la charité recruta dans toute la noblesse de France, mais un après un élan de charité, elles envoyèrent leurs servantes à leur place. Il renconttre Sainte Louise de Mariallac et Marguerite Nasau, premières" filles de la charité" soigner les plus malades, les plus souffrants.

Vincent leur dit : " votre cloître, c'est la rue

                                votre clôture, l'obéissance,

                                vos grilles, la Crainte du Seigneur

                                 votre voile, l'humilité

Vincent n'hésite pas à aller voir la Reine à Paris pour se plaindre de la misère et lui fait dire qu'elle a trop de bijoux

Un jour , il trouve un enfant abandonné: il crée l'hospice des enfants trouvés"

De Louis XIII, Vincent dira qu'il est mort très chrétien.

Vincent meurt à 80 ans

Arrivé au ciel, Jésus a pu lui dire : "Viens à Moi, béni de mon Père car j'étais nu et tu m'as habillé, j'avais faim et tu m'as donné à manger, j'étais en prison et tu m'as visité" !

saint Yves

Saint Yves est un breton. Il est né dans une famille chrétienne. Un jour , il demande à sa maman comment il peut lui faire plaisir. "Vivez de telle sorte, mon fils que vous deveniez un saint" lui rpond-elle avec douceur. Il apprend donc ses leçon le mieux possible. Comme il est capable et veut apprendre sérieusement le droit, il part à Paris. Là les étudiants ne sont pas toujours sérieux; Yves prie beaucoup. Il veut ressembler à Jésus et devenir un saint

Aprés avoir réussi ses examens de droits, il revient en Bretagne. Il est ordonné prêtre

Il rend la justice à Rennes. Tout le monde vient le voir pour régler ses affaires. Yves accepte de recevoir les pauvres et les riches car il veut toujours que les querelleurs se réconcilient. Il sait que deux personnes unies sont agréables à Dieu et que deux personnes quui se disputent ne peuvent pas penser à Dieu pendant la bagarre. Il rend donc la justice le plus vite possible pour que Dieu soit à nouveau aimé

La prière est son secret

Un jour, deux hommes viennent le voir pour une dispute d'argent. "Attendez moi ici dans la cathédrale jusqu'à ce que je revienne; je vais dire la messe du Saint ESPRIT et je prierai Dieu qu'il m'accorde le pouvoir de ramener l'union entre vous. Amesure que la messe avance, les deux quereelleurs sentent leur coeur se transformer. Quand Yves revient, la colère a disparu et Yves peut rendre un bon jugement qui réconcilie les deux hommes.

Comme il est prêtre, Yves a une paroisse prés de Tréguier, sa ville natale, jusqu'à sa mort en 1303.

Il s'occupe beaucoup des pauvres , il est bon avec ses paroisiens car son seul souci est de faire aimer Jésus

Saint Yves a été un affamé et un assoiffé de justice pendant toute sa vie. C'est pourquoi c'est le patron des avocats

 

Missions Théresiennes: les Béatitudes

 

Sainte Philomène

 

Sainte Philomène :  

Le tombeau de cette vierge et martyre, inconnue jusqu'aux premières années du siècle dernier, fut providentiellement découvert aux catacombes, l'an 1802. Dieu a rendu célèbre par tant de miracles la découverte du corps de sainte Philomène que le culte de cette jeune Sainte s'est répandu dans tout l'univers avec une rapidité si merveilleuse; elle a reçu et reçoit de toutes parts des hommages si exceptionnels, qu'elle mérite d'être placée au premier rang parmi les vierges et martyres que vénère l'Église.

Le saint curé d'Ars l'appelait sa chère petite Sainte et faisait des merveilles par son invocation.

D'après les études fort sérieuses des savants, sainte Philomène aurait été une enfant du peuple, immolée au Ier siècle pour Jésus-Christ, à l'âge de douze ou treize ans. L'examen de ses ossements a permis d'apprécier son âge; la fiole de sang desséché trouvée dans sa tombe indique clairement son martyre; les instruments de supplice peints sur la plaque de terre cuite qui fermait le tombeau, les flèches, l'ancre, la torche, nous montrent quels genres de tortures elle a souffert; l'inscription: La paix soit avec toi, Philomène, nous fait connaître son nom vénéré.

Sainte Philomène a été appelée la Thaumaturge du XIXe siècle. Aucun Saint peut-être, dans ce siècle, n'a opéré tant de prodiges. On l'invoque dans tous les besoins; mais elle semble s'être déclarée surtout l'amie et la protectrice des petits enfants. De tous les miracles qu'elle a faits, le plus grand est l'explosion de confiance et d'amour qu'elle a excitée en toute l'Église.

Châsse de Sainte Philomène dans l'Eglise de Eggewaartskapelle en Belgique

 www.sainte-philomene.info/belgique.htm

Sainte Catherine Labouré

 

Les Soeurs de Fille de la Charité, Soeur Clara, qui animent l’équipe de la «rue du Bac» offrent aux enfants cette BD sur Saint Catherine Labouré

Née à Fain-les-Moutiers le 2 mai 1806, Catherine entre chez les Filles de la Charité en 1830. Quelques mois plus tard, elle reçoit les apparitions de la Sainte Vierge dans la chapelle de la rue du Bac. Elle passe ensuite 46 ans au service des vieillards et des pauvres à Reuilly, où l’on peut se recueillir devant son cœur, à la chapelle.

Cliquez sur l'image pour ouvrir la BD:

 

Sainte Emilie

Sainte Emilie

Elle est fêtée le 19 septembre. Ce prénom vient d'une famille Romaine

  Sainte Émilie de Rodat est née le 6 septembre 1787 au château de  Druelle  à Villefranche de Rouergue au XVIII ème siècle dans le sud de la France

Elle ouvre, dans sa chambre, une classe pour 40 pauvres. Puis elle fonde les soeurs de la Sainte Famille, pour éduquer les enfants

Sainte Genevieve

Sainte Geneviève, Patronne de Paris                       

 

Geneviève nait dans le petit bourg de Nanterre, en 422

Un jour, sur le passage de Saint Germain, Genevieve fut remarqué par l'évêque qui appela ses parents et leur s dit:" Vous avez raison de bénir le jour qui vous donna une telle fille, les anges se sont réjouit à sa naissance, ses vertus la rendront précieuse aux yeux de Dieu, et elle accomplira si parfaitement la résolution qu'elle a déjà prise de le servir, que les hommes les plus parfaits se la proposeront un jour comme modèle."

Géneviève demande alors à Saint Germain, de la bénir afin de consacrer son voeu de virginité. Ce moment marque pour elle , le debut d'une exisance consacrée à Dieu.

Elle a 11ans, sa joie est de courir prier à l'église. Sa mère, l'ayant frappé durement parcequ'elle institait pour venir avec elle à la messe, devient aveugle. Sa maman resta dans cet etat pendant 21 mois . Puis se rappelant les paroles de Saint Germain; demande à sa fille une cruche d'eau. Sa mère se lava trois foisles yeux et recouvre ainsi la vue. Les parents de Geneviève comprennent enfin que Dieu a choisi leur fille et qu'ils ne doivent pas s'interposer.

C'est donc vers 435 que Geneviève reçoit le voile , symbole de la virginité, des mains de Saint Felix, évêque de Chartres. Ses parents étant morts, elle vient habiter Paris, où sa vie ne tarde pas à devenir un exemple. Elle mange que deux fois par semaines, le Dimanche et le jeudi

Elle est bientôt élevée à la charge de directrice et intendante des jeunes filles faisant voeu de virginité. Elle s'en acquitte avec amour et dignité

Mais un jour, Attila, Roi des Huns, s"avance sur Paris . Les habitants songent à quitter Paris malgrés les efforts de Geneviève pour les retenir. Quelques femmes l'écoutent et viennent, nuit et jour, prier dans une église pour écarter ce fléau.

Dieu veillant sur Sainte Geneviève et Attila laissa Paris.

Sainte Louise de Marillac

Sainte Monique

 

 

Monique naît en332 dans une jolie ville de l'Afrique du Nord de l'empire Romain

Ses parents sont trés chrétiens. Monique est une enfant pieuse, vive, sachant ce qu'elle veut

Très jeune , ses parents la marient à Patricius qui est païen ; Patricius est un homme bon . Il rrespecte la religion de son épouse

Cependant il a de violente colère

Monique continue de rester patiente et silencieuse

Son amour pour Dieu est tellement grand qu'elle supporte tout

Elle a eu trois enfants qui sont sa joie

Augustin est très intelligent. Il a une grande soif d'apprendre. Monique et Patricius fondent de grands espoirs sur son avenir. Mais ses amis, étudiants comme lui, commencent à l'éloigner de Dieu. Monique souffre. Elle est troublée et apprend avec tristesse que son fils n'est plus chrétien . Dans son désarroi, elle va demander conseil à l'évâque saint Ambroise.

Saint Ambroise lui dit: "votre fils est instruit et intelligent; lui même en étudiant, en lisant, ne tardera pas à découvrir ses erreurs et son impiété. Priez Madame,priez, il est impossible qu'un enfant de tant de larmes soit perdu"

Cette douleur va continuer pendant quinze an. Monique ne cesse pas un instant ses supplications

Elle reste une mère attentive, ne songeant qu'à la conversion de son fils. Aprés bien des années, Augustin se laisse toucher pas l'amour de Dieu et redevient un vrai chrétien

"Ô mo Dieu, si vous ne m'avez pas abandonné, c'est parceque ma mére pleurait alors jour et nuit et qu'elle versait pour moi, en sacrifice, tout le sang de son coeur"

"Maintenant , dit Monique, je peux mourir puisque tu es sauvé"

Il y a aujourd'hui des mères qui pleurent parce que leurs enfants n'aiment plus Jésus. Demande à Sainte Monique qui est au ciel de changer le coeur de leurs enfants et de donner à ces mères la force de prier toujours

 

 

Les missions théresiennes: "les Béatitudes"

 

Sainte Salsa

Sainte Salsa

Salsa a vécu en Algérie à Tipasa

Par M-D Poinsenet

Extrait du livre les sept voiles de mon bateau, éd. DDB

 

A Tipasa, en Afrique du Nord, sur le territoire de l’Algérie actuelle, les habitants , adoraient autrefois, un énorme dragon qu’ils pre­naient pour un dieu. Ils avaient fait de ce dragon une statue horrible et magnifique, avec de l’or, de l’argent, et même des diamants qui figuraient ses yeux. Et, pour lui, ils avaient bâti, en haut de la falaise, sur le bord de la mer, un temple d’une grande richesse.

Chaque année, au mois de mai, les gens de Tipasa faisaient en son honneur une fête extraordinaire, avec des danses, des proces­sions, et toutes sortes de réjouissances où l’on mangeait beaucoup, où l’on buvait encore davantage.

Ces fêtes, la petite Salsa les avait en horreur. C’est qu’elle était chrétienne ! Aussi, de voir qu’on adorait une idole ridicule au lieu d’adorer Dieu qui est notre Père, cela lui causait un immense chagrin.

Salsa n’était pas bien grande : elle avait tout juste quatorze ans, mais elle aimait trop le bon Dieu pour ne pas essayer, quand même, de faire quelque chose.

Un des soirs de la fête du dieu-dragon, elle se glisse donc, fur­tivement, vers le temple au bord de la falaise.

Tous les gardiens, qui se sont enivrés, sont étendus dehors et dorment profondément. C’est une chance pour Salsa. Personne ne la verra.

Vite, elle entre dans le temple, tourne autour de l’idole, cherche à voir si elle est fixée ou non sur son piédestal, et bientôt s’aperçoit que la statue est faite en deux morceaux : la tête est sim­plement vissée sur le corps. Voilà qui va faciliter son travail ! Doucement, pour ne pas faire de bruit, elle fait tourner la tête : hop ! hop ! hop ! Au bout d’un moment, l’horrible figure est dévissée. Une grande fenêtre, tout près, va permettre à l’enfant de la jeter dans la mer. Plouf ! la tête a disparu.

Et personne ne s’est réveillé.

Mais Salsa n’est pas tout à fait satisfaite. Il reste le corps. Et il est bien trop lourd pour qu’elle puisse le pousser dehors toute seule. A moins qu’elle ne trouve une grosse barre de fer qui lui servira de levier.

Dans la nuit, tout à fait venue, maintenant, Salsa s’est glissée à nouveau dans le temple. D’un geste sûr, poussant sous la statue la barre solide qu’elle a su trouver, l’enfant fait basculer par la fenêtre le corps monstrueux de l’idole. Il rebondit à grand fracas sur les rochers de la falaise, et dégringole à son tour dans la mer.

Mais cette fois, le bruit a donné l’éveil. Les gardes sont là, debout, près de Salsa, qui ne peut plus leur échapper. Ils vont la tuer, c’est sûr. Ça ne fait rien ! L’idole n’existe plus : alors, Salsa veut bien mourir.

 

La petite Salsa a été jetée à son tour du haut de la falaise. Un miracle a permis que l’on retrouvât, trois jours après, son corps intact, sous un bateau qui arrivait de Gaule. L’Église l’appelle à présent SAINTE SALSA et attire de nombreux pèlerinages encore aujourd'hui

 

C’est le don de Piété qui a conduit Salsa jusqu’à l’héroïsme du martyre. C’est le don de Piété qui lui a fait comprendre qu’on ne peut adorer que Dieu, parce que lui seul est infiniment parfait, parce que lui seul a créé de rien le Ciel et la terre.

Sainte Thérese de l'Enfant Jésus

Thérese Martin est nèe à Alançon en Normandie, d'un papa Horloger-bijoutier et sa maman etait dentellière

Thérese Martin était la plus jeune de 4 soeurs : Marie, Pauline, Léonie; Céline . Quatre enfants etaient morts en bas âge avant elle.

Elle ne les a jamais connu.

Elle aura toujours une mauvaise santé mais ne se plaint jamais et reste gaï et souriante. Elle est tres heureuse avec sa famille . Elle est très gâtée par la grande affection de ses parents

Mais un jour, sa maman tombe malade et meure . Thérese n'a que 4ans et demi . Elle choisit sa soeur Pauline pour remplacer sa maman

Une nouvelle vie commence pour Thérese et le depart de sa maman vers le ciel la laisse désemparée : "L'hiver entre dans son âme."

Cependant son père decide de déménager la famille pour Lisieux où habitent ses cousins;

Dans cette grande et agréable maison chacun se répartit le travail.

La vie des Martin retrouve joie et sérénité. Son papa s'occupe beaucoup de Thérese

Cependant , une nouvelle épreuve pour Thérese: sa soeur Pauline va quitter la maison et entrer au Carmel. La séparation est au dessus des forces de Thérese.

Quelques mois aprés,Thérese tombe malade .Toute la famille est inquiète. Près du lit de Thérese , on place une statue de la Sainte Vierge qui accueille les prières de chacun. "Tout à coup, la Sainte Vierge me parut belle, si belle que je n'avais jamais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffables, mais ce qui me pénétra jusqu'au fond de l'âme, ce fut le ravissant sourire de la Sainte Vierge" Alors...deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c'etait des larmes d'une joie sans mélange...Ah ! pensais-je, la Sainte Vierge m'a souri, que je suis heureuse...mais jamais je ne le dirais à personne, car alors mon bonheur disparaitrait."

Thérese etait guérie!

C'est Marie qui remplaca Pauline.

Thérese a maintenant quinze ans et elle est de plus en plus animée d'un désir de charité. elle prie breaucoup pour sauver les pêcheurs. Ses rêves se précisent et désir ardemment entrer à la suite de ses soeurs au Carmel

Elle en parle à son père qui se contenta de lui dire qu'elle etait trop jeune

Thérese va donc à Rome rencontrer le Saint Père qui lui repond : "Vous entrerez si le Bon Dieu le veut "

Enfin l'évêque de Bayeux donne son accord. Thérese a Quinze ans. Elle prend l'habit le 10 janvier 1889

Mais Thérese retombe malade et le 30 septembre 1897 à 24 ans Thérese meurt

Sa vie fut courte mais c'est une vie qui porte encore beaucoup de fruits.

Le 17 juillet, un mois avant sa mort, elle ecrivait" Je sens que ma mission va commencer , ma mission de faire aimer le Bon Dieu comme je l'aimen de donner ma petite voix aux âmes. Si le Bon Dieu exauce mes désirs, mon Ciel se passera à faire du bien sur la terre jusqu'à la fin du monde. Oui, je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre"

Thérese ne propose pas de grande chose : elle nous apprend à faire tout , toutes les petites choses avec et par amour

Voilà la petite voie de Sainte Thérese

 

 Sainte Thérese est proclamé Sainte le 17 Mai 1925 devant 60000 personnes

Elle est nommée partonne de tous les missionnaires et Patronne avec Sainte Jeanne d'Arc de La France

Sainte Véronique

SAINTE VERONIQUE

Signifie : Vraie Icône
4 février 1821              

                                                                            

Sainte Véronique est la femme compatissante et courage qui, bravant les soldats, avance jusqu'à Jésus et de son voile essuie son visage ensanglanté , sur le chemin du calvaire à Jérusalem

Reconnaissant, le Sauveur laisse l'emprinte de son visage sur le tissus. Par son geste Véronique a contribué au developpement du culte de la sainte Face. Le voile qui porte encore gravée l'image de la Sainte Face de Jésus est à Rome, dans la basilique du VVatican. Il est enfermé dans trois cadres d'argent et protégé par un cristal et un voile

 

Plus tard, lors de la dispersion des apôtres, Véronique serait allée évangéliser l'Aquitaine . Ses reliques sont vénérées dans la Basilique Notre Dame de la Fin des Terres à Soulac jusqu'au 19 ème siècle, puis dans l'eglise saint Seurin à Bordeaux. En Normandie Veronique est honorée sous le nom de sainte VENISSE

 Sainte Véronique, donnez nous le courage d'essuyer le visage de nos Frères qui souffrent.

 

Le nom de Véronique était Séraphia. Elle était fille d'un frère de Zacharie d'Hébron. Elle avait en outre des rapports de parenté avec le vieux Siméon et connaissait les fils de celui-ci, lesquels tenaient de leur père une inclination pour le Messie qui restait toujours un secret entre eux. Véronique n'était plus une enfant lorsque Jésus, à l'âge de douze ans, resta dans le temple à Jérusalem : toutefois elle n'était pas encore mariée. Les parents de l'enfant Jésus le cherchèrent pendant deux jours parmi leurs proches et leurs amis : il était resté à Jérusalem avec quatre jeunes gens plus âgés que lui, et quand il n'était pas au temple, il se tenait dans cette maison située devant la porte de Bethléhem, où Marie, avant la purification, avait passé avec lui un jour et deux nuits chez de vieilles gens. Je vis Véronique lui faire porter là à manger. Cette petite hôtellerie était une espèce de fondation : elle se trouvait à l'est de la montagne des Oliviers. Jésus et les disciples y trouvaient souvent un asile. Je vis que Jésus, lorsqu'il enseigna dans le temple pendant les jours qui précédèrent sa Passion, y fut souvent nourri en secret par Véronique : cette maison était habitée par d'autres personnes.

Le mari de Véronique s'appelait Sirach et descendait de la chaste Suzanne. Au commencement il était opposé aux chrétiens et enfermait souvent Véronique lorsqu'il s'apercevait des soins qu'elle se donnait pour leur venir en aide. Ils avaient trois enfants dont deux furent du nombre des disciples. Sirach fut converti par Joseph d'Arimathie.

Quant au saint suaire, j'ai vu que c'était un de ces linges comme on en portait autour du cou et comme on en avait souvent un second sur les épaules. Véronique en avait un sur les épaules lorsque Jésus passa portant sa croix. On présentait un de ces linges à quelqu'un pour lui témoigner sa sympathie, la part qu'on prenait à son affliction. Lorsque Véronique vit le Seigneur si défiguré et sa face ensanglantée, elle courut à lui en toute hâte et lui essuya je visage qui s'imprima sur un côté du linge avec les marques sanglantes des plaies qui couvraient son front et tout son visage. Véronique n'est jamais allée à Rome. Le suaire resta en la possession des saintes femmes ; lorsque Marthe et Madeleine furent bannies de la Palestine, il passa e litre les mains de la mère de Dieu, puis il fut porté à Rome par les apôtres. Pendant cette persécution qu'eurent a subir Lazare et ses soeurs, Véronique qui était une grande femme de belle apparence, eut aussi beaucoup à souffrir. Ils prirent la fuite, mais on se saisit d'eux, et Véronique mourut de faim en prison. Le Greco

D'apres   Anne Catherine Emmerich

Soeur Faustine

Soeur Faustine est née en Pologne en 1905 dans une famille d'agriculteur

Pauvre, elle a été peu à l'école mais vit dans une famille où Dieu a la première place

A vingt ans , elle rentre chez les soeurs de Notre Dame de la Miséricorde

Un jour Jésus lui apparait: "vêtu de blanc, la main levée comme pour bénir et l'autrre main sur la poitrine. De son coeursortent deux flots de rayons, l'un rouge, l'autre blanc. Jésus dit à soeur Faustine: "Peins une image pareille à ce modèle et écris:" Jésus, j'ai toute confiance en toi"

Je désire que cette image soit vénérée dans le monde entier

La pauvre soeur Faustine ne comprend pas . Elle ne sait pas désiner et à peur de ce que l'on va dire d'elle

Trois ans plus tard, apres beaucoup de difficultés et avec son Père spirituel , l'icône de Jésus miséricordieux est finie.

Pendant ce temps Elle fait ses voeux et dit à Dieu: " Fais de moi ce qu'il te plaira et je me livre à ton bon plaisir"

Le jeudi saint 1934, Jésus répond : "Je veux que tu te livres pour les pécheurs et plus particulièrement pour ceux qui ont perdu toute espérance en la miséricorde de Dieu"

Soeur Fausine, avec l'aide de son confesseur, promet à Jésus de tout accepter et de tout offrir pour les pécheurs : "Jésus, je veux ainsi payer pour les âmes qui manquent de confiance en ta bonté,...Jésus, je ne compte pas sur mes forces mais sur les tiennes"

 

Pour ressembler à Jésus et lui prouver son amour, soeur Faustine décide d'être "toujours et partout" miséricordieux à l'egard des autres

"Nous ressemblons le plus à Dieu, lorsque nous pardonnons à nos prochains"

Jésus l'encourage:"Ma fille, aime ardemment ceux qui te font souffrir, fais du bien à ceux qui te font souffrir, fais du bien à ceux qui te haïssent. Si tu pries pour ceux qui te font souffrir et si tu vex du bien, tu sauras que tu les aimes""

Un an avant sa mort, soeur Faustine entend Jésus lui dire: "Ma fille, donne moi ce qui est vraiment à toi, donne moi ta misère"

"Aussitôt, je me blottis sur le coeur de Jésus avec tant de confiance que même si j'avais sur la conscience tous les péchés des damnés, je ne douterais pas de la miséricorde de Dieu. Seigneur Jésus! je sais que tu ne me rejetterais pas mais que tu me pardonnerais par ton prêtre"

Soeur Rosalie Rendu

" Il faut qu'une fille de la Charité soit comme une borne qui est au coin d'une rue et sur laquelle tous ceux qui passent puissent se reposer et déposer les fardeaux dont ils sont chargés" Rosalie

Soeur Rosalie est née en 1786 à Confort dans le Jura

Avec ses parents et ses trois petites soeurs, elle mêne une vie modeste

Mais pendant la Révoluion de 1789, de nombreux prêtres fidèles à l'église refusent de prêter serment à la constitution civile du clergé et doivent se cacher.

Nombre d'entre eux trouvérent refuge dans la maison de famile des Rendu.

C'est dans ce contexte de foi et de persécution chrétienne que se forge le caractère de Soeur Rosalie.

En 1796, son père et une de ses soeurs décédent.

La famille est bouleversée

Quelques années plus tard, soeur Rosalie est envoyée chez les religieuse Ursulines, à Gex, pour étudier. Au cour d'une promenade, elle découvre un hôpital où travaille des filles de la Charité.

Elle n'a alors plus qu'un désir; les rejoindre.

En 1802, elle entre au noviciat à Paris. Mais après quelques mois, elle tombe malade. On l'envoie alors en convalescence à la maison des filles de la Charité du quartier Mouffetard. Elle y rrestera 54 ans, au service des pauvres, guerrière de la charité !

 Il faut imaginer le quartier Mouffetard à Paris en ce début du Xixéme siècle.

L'essor du libéralisme pousse de nombreux paysans à rejoindre les villes. A Paris, de 1802 à 1856, la population passe de 550 000 à près de 1 200 000 habitants! Et si l'on construit de nouveaux quartiers, les quartiers plus anciens comme celui de la rue Mouffetard sont totalement laissés à l'abandon

Les pauvres s'y entassent, victimes de la misères et de son cortège de vices: vols, prostitution, alcoolisme...tout un univers qu'ont décrit Balzac et d'autres auteurs

A ce sujet, Louis Mercier écrit: "C'est le quartier où habitait la populace la plus pauvre, la plus remuante et la plus indisciplinaire. Une famille occupait une seule chambre, où les gravats éttaient sans rideaux, où les ustensiles de cuisine roulaient avec les vases de nuit. Les meubles en totalité ne valaient pas vingt écus, et tous les trois mois, les habitants changeaient de trou, parcequ'on les chassait, faute de payement de louer. Ce peuple était, dans ce faubourg, plus méchant, plus inflammable, plus querelleur et plus disposé à la mutinerie que dans les autres quartiers

La police craignait de pousser à bout cette populace; on la ménageait  parcequ'elle etait capable de se porter aux grands excès"

C'est donc là, en accompagnant les soeurs dans la visite des malades et des pauvres, que soeur Rosalie va faire ses armes. En 1807, soeur Rosalie fait ses voeux.

En 1815, lors de l'occupation étrangère de Paris, après la chute de Napolèon, elle est nommée Spérieur de la Maison de Bienfaisance, rue de l'Epée de Bois, dans le quartier de la rue Mouffetard.

Elle envoie ses soeurs vers les pauvres pour apporter des vivres, vêtements, des soins, une parole réconfortante.

Mais elle pressent qu'il faut donner aux personnes les moyens de subvenir à leurs propres besoins. Elle va donc lutter contre l'illettrisme.

Soeur Rosalieouvre alors une école gratuite? Puis, un dispensaire, une crèche, un orphelinat, un patronage pour les filles, une maison pour les viellards....Sans compter toutes les oeuvres qu'elle a soutenues, comme les Conférences de Saint Vincent de Paul initiées par Frédéric Ozanam et ses amis. Soeur Rosalie donne, donne et donne encore. "Aimez, si vous voulez qu'on vous aime, disait-elle ; Et si vous n'avez rien à donnez, donnez, donnez-vous vous même."

 

Des petites histoires racontées: " Un grand jour, comme on cherchait partout ses souliers pour les nettoyer, elle fut obligée d'avouer en rougissant qu'elle les avait données le matin même à une pauvre femme entrée chez elle pieds nus"

Trés vite, Soeur Rosalie est en odeur de sainteté. Le tout Paris ne parle que d'elle et lui prête main forte.

De plus, les dons affluent car elle sait s'entourer d'aristocrates et de bourgeois en recherche de sanctification. "Il faut toujours avoir une main ouverte pour donner, afin de beaucoup recevoir" dit elle

En 1832 et en 1846, les épidémies de choléra frappent Paris de plein fouet.

Là encore, Soeur Rosalie fait preuve d'un remarquable courage. On l'a voit ramasser, elle même, les corps abandonnées dans la rue.

En 1852, Napoléon III la fait Chevalier de la Légion d'Honneur, distinction qu'elle reçoit que par obéissance. Armand de Melun précisa qu'elle ne la porta jamais et son humilité en souffrit tellemùent que, pendant plusieurs jours, elle fut malade" Elle était péniblement affectée toutes les fois qu'on faisait la moindre allusion à cette faveur, qu'elle regardait comme une des plus grandes épreuves de sa vie

Le courage de soeur Rosalie est à toute épreuve. Durant les journée d'émeutes sanglantes de juillet 1830 et de fevrier 1848 , nous retrouvons notre "cornette blanche" sur les barricades, courant d'un camp à l'autre pour secourir les bléssés.

Elle porte également secours à ceux qui manquent de se faire tuer. "Des émeutiers poursuivaient un officier de la Garde mobile pour le tuer. Dans sa course folle pour sauver sa vie, il se réfugia dans la maison des soeurs. Les poursuivants surexcités forcèrent l'entrée afin de récuper leur proie. Au milieu des soeurs affolées, la supérieur, Soeur Rosalie s'avança, s'interposa entre l'officier et ses ennemis, et, d'une voie forte: " On ne tue pas ici! Mais les assaillants ne voulurent rien entendre: "Laissez-nous le prendre, nous ne le tuerons pas ici mais dans la rue! " Prières, supplications ne virent pas à bout de leur résolution, de leur soif de meutre. Alors, se jetant à genoux, Soeur Rosalie implora: " Voilà 50 ans que je vous ai consacré ma vie. Pour tout le bien que je vous ai fait, à vous, à vos femmes, à vos enfants, je vous demande la vie de cet homme!" .Et elle l'obtint.

La maison devint alors un refuge pour tous ceux qui étaient pourchassés ainsi qu'un hôpital d'urgence pour les blessés des deux camps"

Soeur Rosalie, de santé fragile, surmonte ses fièvres et ses fatigues. Mais l'absence de repos, l'âge, l'accumulation des tâches finissent par venir à bout de sa résistance physique et de sa volonté de fer. Dans les deux dernières années de sa vie, elle devient progressivement aveugle et meurt le 7févruer 1856 des suites d'une courte maladie.

Paris la pleure, tous les journaux lui rendent hommage et prés de 50 000  personnes assistent à ses funérailles!

 

 

Source: Paris Notre Dame n° 1015

L'importance de la prière des enfants

  


"Laissez venir à moi les petits enfants." Les enfants ont une grande place dans le Cœur de Jésus. Il est urgent qu'une légion d'enfants capables d’entrainer leurs amis puisse se lever à la suite de Jésus  et de la Vierge Marie qui aiment tant les enfants. 

Le Pape Pie XI disait: «C’est le Rosaire qui sauvera le monde».

Et le Pape Pie XII a dit: «Une famille qui prie est une famille qui vit». 

Clémence Ledoux ( Communauté de Marie Reine Immaculée) :

«Votre chapelet , les enfants est un perpétuel secours. Il vous secondera nuit et jour, à toute heure.

Aimez de l'avoir sur vous, aimez le toucher souvent ; C'est ainsi que vous mettez le démon en fuite, car il rage quand il voit que l'on récite le «Je vous salue Marie.»

C'est votre chapelet qui vous donnera le goût de prier matin et soir.

C'est votre Chapelet qui fera devenir sage, qui fera de vous un grand chrétien.

C'est votre chapelet qui mettra dans votre cœur des sentiments de charité les uns pour les autres.

C'est lui qui appellera sur vous toute grâce et qui vous entourera de lumière pour réaliser tout ce que Dieu attend de vous, de vos parents, de tous ceux qui s'occupent de vous, en particulier de votre curé qui a charge de toutes les âmes de votre paroisse .

C'est encore votre chapelet qui vous donnera le goût d'apprendre vos leçons et de ne pas vous en dégouter.

C'est lui qui vous aidera à ne jamais dire un non pour un oui, d'avoir un cœur d'ouvert comme un livre, d'avoir la tête levée et le regard pur. C'est lui qui vous rendra beau et attirant .

C'est votre chapelet qui vous fera remporter la victoire.

N'oubliez pas, mes chers enfants qu'à toute heure du jour, tous les AVE Maria que vous dites sont présentés par vos anges gardiens à Marie.

Ils dissent votre amour pour elle, votre confiance en elle, votre foi en tout ce qu'elle nous donne.

Oh, mes chers enfants, je ne saurai jamais assez vous le dire et vous le répéter: le soir, mettez votre chapelet à votre bras et dans la journée dans votre poche , il sera toujours une sauvegarde pour votre vie. Vous ne saurez jamais assez invoquer Marie . Vous ne la priez jamais assez . Et vous pouvez croire que c'est elle qui remédiera à votre misére et qui fera votre bonheur

 Benoit XVI : "Le véritable sens de la catéchèse, doit être ceci: apporter la flamme de l'Amour de Jésus, même si elle est petite, dans le coeur des enfants, et par les enfants à leurs parents , rouvrant ainsi les lieux de la foi dans nos temps."

" Les jeunes et les enfants qui savent s'engager aujourd'hui seront ceux qui feront l'Eglise de demain "

La Sainte Vierge apparaît aux enfants

 Les apparitions de la Vierge Marie aux enfants

La Vierge Marie est apparue plusieurs fois à des enfants et surtout en France au 19ème siècle :

  • 1664 : au Laus ( Alpes) à Benoite Rancurel (17 ans)
  • 1830 : rue du Bac à Paris à Catherine Labouré jeune novice
  • 1846 : La Salette (Alpes) à Maximim (11 ans) et Mélanie ( 15 ans) jeunes bergers
  • 1858 : Lourdes (Pyrenées) à Bernadette Soubirous (14 ans)
  • 1871: à Pontmain (Mayenne) à plusieurs enfants : Eugène Bardedette 12 ans , et Joseph (10 ans), et aussi Françoise (11ans) Jeanne-Marie (9 ans) , Eugène Fréteau et sa petite sœur Augustine (2 ans) qui bat des mains !
  • 1947 : le 8 décembre à l’Ile Bouchard (Touraine) aux enfants : Jacqueline Aubry (12ans), Jeannette (7ans) et Nicole (10 ans)

Mais aussi : En Belgique

  • le 29 novembre 1932 à Beauraing aux enfants : Albert (11ans), Fernande (15 ans),, Andrée (14 ans) et Gilberte (9ans)
  • le 15 janvier 1933 à Banneux à Mariette Beco (12 ans)
  • Au Portugal en 1917 (de mai à octobre le 13 de chaque mois) à Fatima aux enfants : Lucie ( 9 ans) , Jacinthe ( 8 ans),et François ( 6 ans)

La Vierge Marie apparaît dans un contexte de guerre

La Sainte Vierge est apparue plusieurs fois dans des contextes de guerre :

  • 1830 à Paris il y avait une révolution et que le sang coulait,
  • 1871 il y avait la guerre : la Prusse avait envahit la France ;
  • 1917 c’était la 1ème guerre mondiale.
  • 1947 la situation du pays était grave (juste la fin de la 2ème guerre mondiale)
  • Et plus proche de nous en 1981 à Medjugorje en Yougoslavie ( bien que l’apparition ne soit pas reconnue) la Vierge Marie serait apparue aux enfants pour leur demander de prier et de se réconciler ; la guerre éclata peu de temps après.

Que dit La Sainte Vierge aux enfants ?

Elle instruit les enfants et leur dit :

Que Dieu est bon pour les hommes qu’Il a sauvé
Que par La prière l’homme ouvre son cœur à Dieu pour Lui ressembler
Q’il faut prier pour les pécheurs afin que tous soient sauvés
Qu’il faut faire pénitence comme Jésus pour vaincre le mal
Qu’Elle la Vierge Marie, Elle aime les enfants de tout cœur tout comme Jésus aime les enfants, et Elle leur confie des secrets 
Elle leur donne comme « arme » « le chapelet »

A Lourdes, à Fatima Elle dira le 13 octobre Je suis Notre Dame du Rosaire », à Beauraing, à Banneaux

Pourquoi la Sainte Vierge a-t-elle choisi des enfants ?

C’est intéressant de noter qu’à Pontmain, on fera venir une religieuse et monsieur le Curé qui n’auront pas part à la vision.

Seuls les enfants La verront.

La Sainte Vierge choisit des enfants très différents : très croyants ( Au Laus, à Lourdes) mais aussi qui ne prient pas ( à La Salette) ; à Fatima Elle leur apprendra à bien réciter leur Chapelet

C’est parce que les enfants sont petits qu’ils sont puissants sur le cœur de Dieu.

Parce que la force se déploie dans la faiblesse ( St Paul)

Puissants par leur simplicité, leur plus grande innocence à cause de leur jeune âge

Par leur capacité à faire confiance et à obéir. Parce qu’un enfant qui obéit ressemble à Jésus qui a obéit à son Père en montant sur la croix pour nous sauver

Peut-être aussi à prendre au sérieux et tout de suite les messages de la Sainte Vierge parce que qu’ils sont dignes de confiance et que les enfants croient ce qu’on leur dit alors la Vierge Marie leur confie des secrets.

En tous cas il ne font pas de calculs ils ont l’intuition de la Vérité.

Ils sont capables de dire, comme la Vierge Marie toute jeune lors de son Annonciation , « FIAT »

Notre Dame de Lourdes

   vitrail représentant une apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous

Il y a cent cinquante ans, le 11 février 1858, en ce lieu-dit La grotte de Massabielle, à l'écart de la ville, une simple jeune fille de Lourdes, Bernadette Soubirous, a vu une lumière et, dans cette lumière, une jeune dame « belle, belle plus que tout ».

Cette dame s'est adressée à elle avec bonté et douceur, avec respect et confiance : « Elle me disait vous (raconte Bernadette)... Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? (lui demande-t-elle)... Elle me regardait comme une personne qui parle à une autre personne ».

C'est dans cette conversation, dans ce dialogue tout empreint de délicatesse, que la Dame la charge de transmettre certains messages très simples sur la prière, la pénitence et la conversion.

Il n'est pas étonnant que Marie soit belle puisque, lors de l’apparition du 25 mars 1858, elle révèle ici son nom :

 "Je suis l'Immaculée Conception ».

Regardons à notre tour cette « Femme ayant le soleil pour manteau » que nous montre l'Écriture (Ap 12,1).

La Très Sainte Vierge Marie, la Femme glorieuse de l'Apocalypse, porte sur sa tête une couronne de douze étoiles qui représentent les douze tribus d'Israël, tout le peuple de Dieu, toute la communion des saints, et avec, à ses pieds, la lune, image de la mort et de la mortalité.

Marie a laissé la mort derrière elle ; elle est entièrement revêtue de vie, celle de son Fils, le Christ ressuscité.

Elle est ainsi le signe de la victoire de l'amour, du bien et de Dieu, donnant à notre monde l'espérance dont il a besoin.

Ce soir, tournons notre regard vers Marie, si glorieuse et si humaine, et laissons-la nous conduire vers Dieu qui est vainqueur.

De nombreuses personnes en ont témoigné : la rencontre avec le visage lumineux de Bernadette bouleversait les cœurs et les regards.

Que ce soit pendant les apparitions elles-mêmes ou lorsqu' elle les racontait : son visage était alors tout rayonnant. Bernadette était désormais habitée par la lumière de Massabielle.

La vie quotidienne de la famille Soubirous était pourtant faite de misère et de tristesse, de maladie et d'incompréhension, de rejet et de pauvreté.

Même s'il ne manquait pas d'amour et de chaleur dans les relations familiales, il était difficile de vivre au cachot. Cependant, les ombres de la terre n'ont pas empêché la lumière du ciel de briller. « La lumière brille dans les ténèbres … » (Jn 1, 5).

Lourdes est l'un de ces lieux que Dieu a choisi pour y faire refléter un éclat particulier de sa beauté, d'où l'importance ici du symbole de la lumière.

Dès la quatrième apparition, Bernadette, en arrivant à la grotte, allumait chaque matin un cierge bénit et le tenait dans sa main gauche, tant que la Vierge se montrait.

Très vite, des personnes confièrent un cierge à Bernadette pour qu'elle l'enfonce dans la terre au fond de la grotte. Très vite aussi, des personnes déposèrent des cierges en ce lieu de lumière et de paix.

La Mère de Dieu fit elle-même savoir qu'elle agréait l'hommage touchant de ces milliers de flambeaux, qui depuis lors éclairent sans fin, pour la glorifier, le rocher de l'apparition.

Depuis ce jour, devant la grotte, nuit et jour, été comme hiver, un buisson ardent brille, embrasé de la prière des pèlerins et des malades, qui exprime leurs préoccupations et leurs besoins mais surtout leur foi et leur espérance.

En venant en pèlerinage, ici, à Lourdes, nous voulons entrer, à la suite de Bernadette, dans cette extraordinaire proximité entre le ciel et la terre  qui ne s'est jamais démentie et qui ne cesse de se consolider.

Au cours des apparitions, il est à remarquer que Bernadette prie le chapelet sous les yeux de Marie qui se joint à elle .

Ce fait confirme le caractère profondément théocentrique de la prière du chapelet. Alors que nous prions le chapelet, Marie nous offre son cœur et son regard pour contempler la vie de son Fils, le Christ-Jésus.

Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II est venu à deux reprises, ici, à Lourdes. Dans sa vie et dans son ministère, nous savons combien sa prière s'appuyait sur l'intercession de la Vierge Marie.

Comme beaucoup de ceux qui l'ont précédé sur le siège de Pierre, lui aussi a vivement encouragé la prière du chapelet ; il l'a fait, entre autres, d'une manière tout à fait singulière, en enrichissant le Saint Rosaire avec la méditation des Mystères Lumineux.

Ceux-ci sont d'ailleurs représentés sur la façade de la Basilique dans les nouvelles mosaïques inaugurées l'an dernier.

Comme avec tous les événements de la vie du Christ « qu'elle gardait et méditait dans son cœur » (Lc 2, 19), Marie nous fait comprendre toutes les étapes du ministère public comme partie intégrante de la révélation de la Gloire de Dieu.

Puisse Lourdes, terre de lumière, demeurer une école pour apprendre à prier le Rosaire, qui introduit le disciple de Jésus, sous les yeux de sa Mère, dans un dialogue authentique et cordial avec son Maître !

Par la bouche de Bernadette, nous entendons la Vierge Marie nous demander de « venir ici en procession » pour prier avec simplicité et ferveur.

La procession aux flambeaux, traduit à nos yeux de chair, le mystère de la prière : dans la communion de l'Église, qui unit élus du ciel et pèlerins de la terre, la lumière jaillit du dialogue entre l'homme et son Seigneur et une route lumineuse s'ouvre dans l'histoire des hommes, y compris dans ses moments les plus obscurs.

Cette procession est un moment de grande joie ecclésiale, mais aussi un temps de gravité : les intentions que nous apportons soulignent notre profonde communion avec tous les êtres qui souffrent.

Nous pensons aux victimes innocentes qui subissent la violence, la guerre, le terrorisme, la famine, des injustices, des fléaux et des calamités, la haine et des oppressions, des atteintes à leur dignité humaine et à leurs droits fondamentaux, à leur liberté d'agir et de penser ; nous pensons aussi à ceux qui connaissent des problèmes familiaux, ou qui éprouvent une souffrance face au chômage, à la maladie, à l'infirmité, à la solitude, à leur situation d'immigrés. Je désire ne pas oublier ceux qui souffrent à cause du nom du Christ et qui meurent pour Lui. 

Marie nous apprend à prier, à faire de notre prière un acte d'amour pour Dieu et de charité fraternelle. En priant avec Marie, notre cœur accueille ceux qui souffrent.

Comment notre vie ne peut-elle pas ensuite en être transformée ?

Pourquoi notre être et notre vie tout entière ne deviendraient-ils pas des lieux d'hospitalité pour nos prochains ? Lourdes est un lieu de lumière parce que c'est un lieu de communion, d'espérance et de conversion.

 À la tombée de cette nuit, Jésus nous dit : « Gardez vos lampes allumées » (Lc 12, 35) ; lampe de la foi, lampe de la prière, lampe de l'espérance et de l'amour !

Cet acte de marcher dans la nuit, en portant la lumière, parle fort au plus intime de nous-mêmes, touche notre cœur et dit bien plus que tout autre parole prononcée ou entendue.

Ce geste résume à lui seul notre condition de chrétiens en chemin : à la fois, nous avons besoin de lumière et nous sommes appelés à devenir lumière.

Le péché nous rend aveugles, il nous empêche de nous proposer comme guides pour nos frères, et il nous amène à nous méfier d'eux pour nous laisser conduire.

Nous avons besoin d'être éclairés et nous répétons la supplication de l'aveugle Bartimée : « Maître, fais que je voie ! » (Mc 10, 51).

Fais que je voie mon péché qui m'entrave, mais surtout, Seigneur, fais que je voie ta gloire !

Nous le savons : notre prière a déjà été exaucée et nous rendons grâce car, comme le dit saint Paul dans sa Lettre aux Éphésiens : « le Christ t’illuminera » (Ep 5, 14), et saint Pierre ajoute : « il vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 P 2, 9).À nous qui ne sommes pas la lumière, le Christ peut désormais dire :« Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 14 ),

nous confiant le soin de faire resplendir la lumière de la charité.  

Comme l'écrit l'Apôtre saint Jean : « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière et il n'y a en lui aucune occasion de chute » (1 Jn 2, 10).

Vivre l'amour chrétien, c'est tout à la fois faire entrer la lumière de Dieu dans le monde et en indiquer la véritable source. Saint Léon le Grand l'écrit : « Quiconque, en effet, vit pieusement et chastement dans l'Église, qui songe aux choses d'en haut, non à celles de la terre (cf. Col 3, 2), est d'une certaine façon semblable à la lumière céleste ; tant qu'il observe lui-même l'éclat d'une sainte vie, il montre à beaucoup, comme une étoile, la voie qui mène à Dieu » (Sermon III, 5).

En ce sanctuaire de Lourdes vers lequel les chrétiens du monde entier ont les yeux tournés depuis que la Vierge Marie y a fait briller l'espérance et l'amour en donnant aux malades, aux pauvres et aux petits la première place, nous sommes invités à découvrir la simplicité de notre vocation : il suffit d'aimer.

Demain la célébration de l'exaltation de la Sainte Croix nous fera entrer précisément au cœur de ce mystère.

En cette veillée, notre regard se tourne déjà vers le signe de l'Alliance nouvelle où toute la vie de Jésus converge. La Croix constitue le suprême et parfait acte d’amour de Jésus qui donne sa vie pour ses amis. « Ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle » (Jn 3, 14-15).

 Annoncée dans les Chants du Serviteur de Dieu, la mort de Jésus est une mort qui devient lumière pour les peuples ; c'est une mort qui, en lien avec la liturgie d'expiation, apporte la réconciliation, mort qui marque la fin de la mort.

Dès lors, la Croix est signe d'espérance, l'étendard de la victoire de Jésus « car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle » (Jn 3, 16).

Par la Croix, notre vie tout entière reçoit lumière, force et espérance.

Par elle, est révélée toute la profondeur de l'amour contenu dans le dessein originel du Créateur ; par elle, tout est guéri et porté à son accomplissement.

C'est pourquoi la vie dans la foi au Christ mort et ressuscité devient lumière.

 Les apparitions étaient entourées de lumière et Dieu a voulu allumer dans le regard de Bernadette une flamme qui a converti d'innombrables cœurs.

Combien de personnes viennent ici pour voir, espérant peut-être secrètement bénéficier de quelque miracle ; puis, sur la route du retour, ayant fait une expérience spirituelle d'une vie en Église, elles changent leur regard sur Dieu, sur les autres et sur elles-mêmes.

Une petite flamme nommée espérance, compassion, tendresse les habite.

La rencontre discrète avec Bernadette et la Vierge Marie peut changer une vie, car elles sont présentes, en ce lieu de Massabielle, pour nous conduire au Christ qui est notre vie, notre force et notre lumière.

Que la Vierge Marie et sainte Bernadette vous aident à vivre en enfants de lumière pour témoigner, chaque jour de votre vie, que le Christ est notre lumière, notre espérance et notre vie !

Homélie du Pape Benoît XVI , Esplanade   du Rosaire, Lourdes,Samedi 13 septembre 2008

Portrait photographique de Bernadette Soubirous

 
Bernadette Soubirous a vécu 35 ans : vingt-deux années à Lourdes (1844-1866),  treize à Nevers (1866-1879). En 1858, dans la Grotte de Massabielle, à Lourdes, la Vierge Marie lui apparaît à dix-huit reprises. La vie de Bernadette en est transfigurée. La nôtre aussi le sera, si nous acceptons comme elle de nous mettre à l'école de Marie, à l'école de l'Evangile.

 

Le Chapelet

 La prière du Rosaire récitée avec le coeur est extrêmement puissance, surtout si elle est priée quotidiennement et de préference, en couple, famille , groupe ou amis

Elle apporte la Paix autour de nous , joie intérieur et joie de vivre, même dans les temêtes de nos problèmes quotidiens.

Le silence intérieur nous prépare à recevoir les grâces qui nous sont nécessaires pour réaliser le plan de Dieu.

Cette prière nous permet de dénouer en douceur tous les types de problèmes, même ceux qui paraissent impossibles.

De façon générale, l'église rappelle qu'il est deux conditions majeures pour être exaucé:

  • Pardonner du fond du coeur à ceux qui nous ont fait du mal, comme Jésus nous a pardonné ( cf la prière du Notre Père)
  • Se confesser régulièrement de sorte que la Grâce de Jésus puisse "travailler" en nous. La confession régulière nous met dans une excellente disposition pour la prière quotidienne.

"Avant la prière prépare ton âme"

de nos amis :rosairebiblique.org

Cardinal Etchegaray et le chapelet

 Cardinal Etchegaray :

«Le chapelet nous accorde à l'amour de Dieu. Ceux qui s'aiment, aiment se dire qu'ils s'aiment ils ressassent sans se lasser les mêmes mots , des mots inusables. Elans du coeur, efforts toujours impuissants et toujours renouvelès pour exprimer l'ineffable . Le secret du chapelet , c'est de nous refaire , grâce à notre Mère, ce coeur filial sans lequel nul ne peut entrer dans le royaume des cieux . A force de dire , «Je vous salue Marie» , le coeur se trouve à son insu devenu capable de dire le Notre Père , cette prière plus exigente dans son contenu .

Le chapelet nous accorde à l'amour de tous les hommes et tous les peuples : «Oh , moi disait une femme, avec mon chapelet , je fais chaque jour le tour du monde sans bouger et à l'oeil !»

Charles de Foucault et le chapelet

 Bx Charles de Foucault:

Une fervente prière à la Sainte Vierge n’est jamais repoussée: Jésus tient à montrer aujourd’hui, comme à Cana, qu’il aime sa Mère, l’exauce toujours et se plaît à la voir priée et honorée par nous.Il est normal que les enfantsdemandent à leur mère; demandons donc à la Sainte Vierge ; il ne nous est pas possible d’être vraiment les frères de Jésus, de l’imiter, de lui ressembler, si nous ne sommes de vrais enfants pour la Sainte Vierge.

Donnez-moi de comprendre un peu comme vous comprenez Cardinal Charles Journet Entretiens sur Marie - ed Parole et Silence

Quand les bergers sont arrivés à la crèche, je suis absolument persuadé qu'ils ne sont pas tout de suite allés vers l'enfant Jésus. Ils auront regardé la Vierge Marie, regardé ses yeux, puis elle leur aura montré son enfant. Alors ils auront regardé Jésus avec ses yeux. Essayez de contempler les mystères de l'Evangile avec les yeux de la Vierge. Vous pensez à la mort du Christ en Croix ; vous croyez en avoir épuisé les profondeurs. Puis vous dites : de quels yeux la Vierge a-t-elle regardé son Fils sur la croix ? Et vous la priez : « Donnez-moi de comprendre un peu comme vous comprenez.» La Vierge n'est plus devant vous comme la réalisation de la sainteté que vous vénérez ; elle vous prend sous son manteau et vous enveloppe, pour vous aider à contempler tous les mystères avec son regard.

Clémence Ledoux et le chapelet

 Clémence Ledoux: (Communauté de Marie Reine Immaculée)

«Les âmes sont vidées et faibles parce qu'elles ne mangent pas assez Dieu . La prière peut pénétrer là ou les démarchent ne réussissent pas «Oui , il faut aimer son chapelet et l'employer comme le soldat qui a toujours les armes en faction et toujours prêts à mettre l'ennemi en fuite»

«N'oubliez pas que pour remporter la victoire sur vous même , il faut prier. Oui , ayez toujours en mains votre chapelet , car chaque grain est une balle lancée contre l'ennemi pour qu'il ne puisse pas vous atteindre. Votre chapelet doit être votre défense »

Jean Paul II et le chapelet

  •  "Ô Rosaire béni par Marie!

Douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d'amour qui nous unit aux anges, tour de sagesse face aux assaults de l'enfer, havre de sécurité dans le noufrage commun, nous te lâcherons plus."

 

  • Jean-Paul II (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, n°15 - octobre 2002)

Jamais comme dans le Rosaire, le chemin du Christ et celui de Marie n'apparaissent aussi étroitement unis. Marie ne vit que dans le Christ et en fonction du Christ! Et maintenant encore, parmi les chants de joie de la Jérusalem céleste, les motifs de son action de grâce et de sa louange demeurent inchangés. Ce sont eux qui inspirent son attention maternelle envers l'Église en pèlerinage, dans laquelle elle continue à développer la trame de son “récit” d'évangélisatrice. Marie propose sans cesse aux croyants les “mystères” de son Fils, avec le désir qu'ils soient contemplés, afin qu'ils puissent libérer toute leur force salvifiqueLorsqu'elle récite le Rosaire, la communauté chrétienne se met en syntonie avec le souvenir et avec le regard de Marie.

«Le chapelet est une prière merveilleuse de simplicité et de profondeur . Enefft , sur l'arrière -fond des AVE Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus Christ ....Ils nous mettent en communion vivante avec Jésus , à travers le coeur de sa Mère « ( Jean Paul II)

 

Jean XXIII et le chapelet

"   Pour moi , le chapelet , ce sont quinze fenêtres , les quinzes mysteres, à travers lesquelles je comptemple à la lumière du Christ les événements du monde»

«Le rosaire devient ainsi la prière universelle de chaque âme et de l'immense communauté des rachetés qui, de tous les points de la terre, se retrouvent en une prière unique, soit pour demander des grâces personnelle , soit dans la participation au coeur immense et unanime de toute l'Eglise pour les grands intérêts de l'humanité entière »

Le Père Aubry, Missionnaire en Chine, et le Chapelet

  Père Aubry, missionnaire en Chine.

« Mes chrétiens récitent tous les jours le chapelet ; il fait partie de la prière du soir, qui est très longue et qui a lieu partout en commun ; nous n'avons de chrétiens fidèles qu'à cette condition. Aussi faisons-nous une grande consommation de chapelets. »

Le Père Peyton et le chapelet

 R. Père Peyton - C. S. C.

« Le chapelet en famille est le moyen par excellence, en même temps que simple et facile, d'introduire le Christ et Marie dans votre foyer.

Quelle source de bénédictions et de bonheur dans votre foyer, si le Christ et Marie sont vos hôtes quotidiens, si, avec eux, tout près de vous sur terre, vous vous agenouillez côte à côte pour le chapelet. »

Le saint curé d'Ars et le chapelet

 "Lorsque nous récitons l'Ave Maria, tout le ciel se réjouit et tressaille de joie, et tout l'enfer frémit en se rappelant que Marie fut l'instrument dont Dieu s'est servi pour l'enchaîner" 

Léon XIII et leur chapelet

 Léon XIII (Encyclique Magna Dei Matris).

« On peut affirmer que dans les familles et parmi les peuples où la pratique du Rosaire est restée en honneur comme autrefois, il n'y a pas à craindre que l'ignorance ou le poison de l'erreur détruisent la foi.»

Mrg Baudoux et le Chapelet

 S. Exc. Mgr Baudoux.

« Le chapelet en famille sera l'arme invincible qui gagnera la victoire pour la Vierge ».

 

Père Bellanger et le Chapelet

 R. Père Bellanger

« Sans les vertus chrétiennes pratiquées par tous ses membres, selon les devoirs et les responsabilités de chacun, la famille ne peut exister.

Pie X et le chapelet

  •  « Les pères et mères de famille en particulier doivent donner l'exemple à leurs enfants, spécialement lorsqu'à la tombée du jour ils se retrouvent tous ensemble ; qu'ils récitent le Saint Rosaire à genoux. C'est une belle et salutaire coutume, qui ne peut certainement que produire la tranquillité et l'abondance des dons divins sur toute la maisonnée. »
  • « C'est pourquoi depuis qu'il nous arrive très souvent de recevoir en audience de nouveaux époux, non seulement nous leur faisons donner un chapelet en leur recommandant instamment de s'en servir, mais nous les exhortons, allant même jusqu'à nous proposer en exemple, de ne pas laisser passer un seul jour, en dépit des plus grandes fatigues et préoccupations, sans réciter le Rosaire. » (Encyclique 1937).
  • « C'est pourquoi depuis qu'il nous arrive très souvent de recevoir en audience de nouveaux époux, non seulement nous leur faisons donner un chapelet en leur recommandant instamment de s'en servir, mais nous les exhortons, allant même jusqu'à nous proposer en exemple, de ne pas laisser passer un seul jour, en dépit des plus grandes fatigues et préoccupations, sans réciter le Rosaire. »
  • « Les pères et mères de famille en particulier doivent donner l'exemple à leurs enfants, spécialement lorsqu'à la tombée du jour ils se retrouvent tous ensemble ; qu'ils récitent le Saint Rosaire à genoux. C'est une belle et salutaire coutume, qui ne peut certainement que produire la tranquillité et l'abondance des dons divins sur toute la maisonnée. »
  • Le Pape Pie X dans son Testament:

« Si vous voulez que la paix règne dans vos familles et dans votre patrie, récitez tous les jours le chapelet avec les vôtres.

Le Rosaire est le parfait résumé de l'Évangile, et il donne la paix à tous ceux qui le récitent. »

« Nous ne sauverons le peuple qu'en le faisant prier, en le ramenant dans toutes nos œuvres à la grande prière populaire : le Saint Rosaire.Je n'ai prêché que deux choses : le chapelet et la prière en commun. »

Pie XII et le chapelet

 

Le Pape Pie XII

« C'est surtout au sein de la famille que nous désirons que cette récitation du Saint Rosaire se répande partout, car on cherchera en vain à consolider les bases ébranlées de la société civile, si la société domestique, principe de fondement de la communauté humaine, ne repose pas sur les lois de l'Évangile.Pour atteindre un but aussi difficile, nous affirmons qu'il n'y a pas de moyen plus apte que la récitation du Rosaire en famille ».

« Vous pouvez être sûrs qu'en agissant ainsi, en récitant le Rosaire quotidien, vous assurez le succès de votre vie de famille. »

Pie XII – 1951.
 

« Famille qui prie, famille qui vit »

« Le saint chapelet est un des plus beaux moyens pour entrer en conversation avec le Ciel. »

« L'âme vit de la vie divine, le corps vit de la vie matérielle, Dieu pourvoit aux lys des champs et aux oiseaux de l'air ; comment ne pourvoirait-il pas aux personnes et aux familles qui s'efforcent de se retrouver unies à Lui et lui demandent tous ensemble chaque soir, avec tant d'insistance : « Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien ».

Discours de Pie XII (Janvier 1954).

« Cette prière commune rassemble devant l'image de la Vierge, dans une admirable union des cœurs, les parents et les enfants revenus du travail du jour ; elle les unit pieusement aux absents, aux défunts ; enfin, elle les joint tous plus étroitement, dans une très douce chaine d'amour, à la Très Sainte Vierge, qui, comme une Mère très aimante, sera présente au milieu de ses enfants, et fera descendre sur eux avec abondance les dons de la concorde et de la paix familiale. »

« Notre Dame de Fatima, dans son message, nous indique le chemin assuré de la paix et le moyen de l'obtenir du Ciel, étant donné qu'on ne peut guère se confier aux moyens humains.

Quand, avec une particulière insistance, elle indique la pratique du chapelet en famille, elle semble nous dire que c'est dans l'imitation de la Sainte Famille que se trouve le secret de la paix dans le foyer domestique. Message de Pie XII aux pèlerins de Fatima 13 oct. 1951.

Prière de Jean Paul II pour le Chapelet

Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu

lien d'amour qui nous unit aux anges,

tour de sagesse face aux assauts de l'enfer,

havre de sécurité dans le naufrage commun,

nous te lâcherons plus.

Tu seras notre réconfort à l'heure de l'agonie.

A toi, le dernier baiser de la vie qui s'éteint.

Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave,

Ô Reine du Rosaire de Pompéi,

Ô notre Mère très chère

Ô refuge des pécheurs

Ô souveraine consolatrice des affligés.

Soit bénie en tout lieu, aujourd'hui et toujours, sur la terre et dans le ciel.


Jean Paul II


Sainte Bernadette et le chapelet

 Sainte Bernadette:

«Le soir , quand vous aller prendre votre repos, prenez votre chapelet . Endormez vous en le récitant , vous ferez comme les petits enfants qui s'endorment en disant : «Maman , Maman»

Sainte Thérese et le Chapelet

 Sainte Thérèse :

«Je recite un AVE Maria pour offrir mon travail à la Sainte Vierge . J'ai pris l'habitude d'agir ainsi chaque fois que je me remets à l'ouvrage . «Quand on a prié la Sainte Vierge et qu'Elle ne nous vous exause pas , c'est un signe qu'Elle ne veut pas . Alors , il faut la laisser faire à son idées et ne pas se tourmenter »

St Louis Marie Grignon de Montfort et le chapelet

 Saint Louis Marie Grignon de Montfort:

«Apprenez que l'AVE Maria est la plus belle des prières aprés le Pater . C'est le plus parfait des compliments que vous puissiez faire à Marie puisque c'est le compliment que le Très-Haut lui envoya faire par un Archange pour gagner son coeur et fût si puissant sur son coeur que Marie donna son consentement à l'incarnation du Verbe, malgré sa profonde humilité . Plus on est à Dieu , plus on aime cette prière»

William Duke et le chapelet

 S. Exc. William Duke Arch. de Vancouver.

« II est vrai qu'il faut du courage pour qu'un père de famille insiste sur la récitation du Rosaire tous les soirs ; cela demande aussi l'esprit d'obéissance de la part de la famille pour le faire. Une fois l'habitude prise, cette pratique devient, comme aux jours d'antan, une tradition familiale et une source de bénédictions infinies pour le foyer.

La société en sera d'autant plus enrichie spirituellement et moralement.»

Le Saint Suaire

Le Linceul de Turin

le Linceul est une pièce de lin à chevrons de 4,36 m de longueur et de 1,10 m de large. Il est actuellement conservé dans la cathédrale de Turin.

Il est vénéré comme ayant enveloppé le corps de Jésus à sa descente de croix.

Le récit de l'ensevelissement du corps de Jésus dans un linceul, au soir du vendredi saint , est donné par les quatre évangélistes.

Le linceul montre la double image corporelle d'un homme portant toutes les marques d'un crucifié, et , d'autre part, des traces de sang.

Les traces de saung sont de couleurs rosée et pénétrent les fibres du tissu.

L'image du corp se révêle être un véritable négatif photographique. Les parties claires y apparaissent foncées et inversement. De même, l'image est inversée , c'est à dire que, par exemple, la plaie du côté est à gauche, alors que le coup de lance a été porté à droite

Méditation du Chapelet en coloriage

 

Ces méditations sous forme de coloriages vous sont offertes par l'Association Transmettre  www.transmettre.fr/coloriage.htm

 

L'Annonciation : Premier Mystère Joyeux

La Visitation: 2 ème Mystère Joyeux

La Nativité: 3 ème Mystère Joyeux

Présentation de Jésus au temple

Recouvrement de Jésus au Temple : 5 ème Mystère

Le Baptême de Jésus : 1er Mystère Lumineux

Les Noces de Cana: 2 ème Mystère Lumineux

L'Agonie: 1 er Mystère Douloureux

 

Les Miracles de Jésus: 3 ème Mystère Lumineux

La Tansfiguration : 4 ème Mystère Lumineux

L'Eucharistie: 5 ème Mystère Lumineux

Le Couronnement d'épines: 2 ème Mystére Douloureux

Jésus meurt sur la Croix

Jésus porte sa croix : 4 ème Mystère Douloureux

L'Ascension : 2 ème Mystère Glorieux

L'Assomption de Marie

La Flagellation: 3ème Mystère Douloureux

La Pentecôte: 3 ème Mystère Glorieux

La Résurection : 1 er Mystère Glorieux

Le Couronnement de Marie: 5 ème Mystère Glorieux

Meditation et dessins pour la Prière du 21 Novembre

La Présentation de Marie de au Temple

Lorsque la petite Marie eut trois ans, ses parents, Anne et Joachim, la présentèrent au Temple

A cette époque le Temple était le plus grand lieu de culte (hommage religieux) dans lequel on adorait le vrai Dieu.

C’était un lieu sacré et le signe visible de la présence de Dieu au milieu de son peuple.

Les prêtres y offraient des sacrifices et y priaient avec tout le peuple rassemblé.

 Non loin de là se trouvait une grande maison habitée par de saintes femmes consacrées au service du Temple et à l’éducation des jeunes enfants.

C’est là que sainte Anne conduisit sa petite Marie âgée seulement de trois ans.

Elle aimait tant servir Dieu qu’elle était heureuse se donner à lui

Mais que venait faire la petite Marie, si jeune, dans le Temple ?

Elle priait et chantait les louanges du Seigneur mais elle venait apprendre aussi à lire, à écrire et à coudre.

 Elle était un modèle pour toutes les petites filles : pieuse ( amour de servir Dieu), obéissante, serviable, douce et appliquée. Elle vivait pour Dieu seul et recherchait toujours le bien en toutes choses.

 Plus grande, les saintes femmes lui apprenaient comment entretenir le linge et les ornements du Temple.

 Après avoir été le modèle des petites filles et elle devenait celui des jeunes filles.

 En ce temps-là, sachant que les prophéties devaient s’accomplir, toutes les jeunes filles rêvaient d’être Celle choisie par Dieu pour être la Mère du Sauveur annoncé et attendu.

La jeune Marie, la Sainte Vierge, si humble, n’avait même pas pensé que Dieu la jugerait digne d’un si grand honneur mais, avec ses compagnes, elle suppliait Dieu, dans sa prière, d’envoyer le Messie.

La Sainte Vierge par ses prières ferventes hâtait sa venue sur la terre.

Chers enfants  prenez  la Vierge Marie comme modèle. 

Aimez Dieu de tout votre coeur 

car par vos prières vous allez hâter le règne du Seigneur sur la terre

 

 

 

 

Méditations, Prières

 

Coloriage, Chapelet

Comment prier le Chapelet ?

Consécration des jeunes à Marie

Consécration des jeunes à Marie

Dieu vous salue, Vierge de l'espérance.
Je vous confie tous les jeunes du monde,
espoir de l'Église et de ses pasteurs,
évangélisateurs du troisième millénaire,
témoins de l'amour du Christ Jésus
dans notre société.

Faites que, avec l'aide de la grâce,
ils soient capables de répondre comme vous
aux promesses du Christ,
avec un engagement généreux
et une collaboration fidèle.

Faites que, comme vous,
ils sachent interpréter
les aspirations de l'humanité,
pour que Celui qui, par votre amour de Mère,
est pour toujours l'Emmanuel,
soit une présence salvatrice dans le monde
et que, par la victoire de sa croix
et de sa résurrection,
Il soit là pour toujours avec nous,
jusqu'à la fin des temps. Amen.

Pape Jean-Paul II en Argentine

Je vous aime Ô mon Dieu

JE VOUS AIME, Ô MON DIEU,
et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.
 
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer.
 
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
 
Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer.
 
Ö mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
 
Ainsi soit-il.
 
Le saint Curé d’Ars

Méditations du chapelet pour les enfants

 

LES MYSTÈRES JOYEUX : 1ère dizaine : L’ANNONCIATION

LES MYSTÈRES JOYEUX  : 1ère dizaine  : L’ANNONCIATION

 

L'Annonciation

Marie est une jeune fille toute pure: son cœur est toujours tourné vers Dieu. C’est pour cela que l’Ange Gabriel, en entrant chez elle, la salue en disant:

 "   Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous"

             L’Ange vient pour lui annoncer une grande nouvelle: elle va devenir la maman de Jésus.            Marie est d’abord très étonnée, mais elle répond simplement:

           Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole.

          Marie est le modèle de l’obéissance et de l’humilité: elle cherche toujours à faire la               volonté de Dieu . Marie a toujours dit «oui» à Dieu. Dire «oui» à Dieu et faire ce qu’Il veut, c’est L’aimer vraiment. Demandons à Marie de nous apprendre à toujours bien obéir, nous aussi et à faire la volonté de Dieu en toute chose.

LES MYSTÈRES JOYEUX : 2ème dizaine: LA VISITATION

LES MYSTÈRES JOYEUX : 2ème dizaine:  LA VISITATION

La Visitation

La Sainte Vierge, qui porte déjà Jésus tout petit en elle, va voir sa cousine Élisabeth qui attend elle aussi un bébé (saint Jean-Baptiste). Elle accourt vers sa cousine pour l’aider.  Dès qu’elle arrive, Élisabeth est transportée de joie, et aussi son petit bébé caché en elle. Elle accueille Marie en lui disant:

«Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni».

La Sainte Vierge, comblée de bonheur, lui répond par un très beau cantique pour remercier Dieu de tout son cœur: c’est le «Magnificat».

O Sainte Vierge Marie, rappelez-moi quand je suis content, de penser, moi aussi, à remercier Dieu de tout mon cœur.

LES MYSTÈRES JOYEUX: 3ème dizaine : LA NAISSANCE DE JÉSUS

LES MYSTÈRES JOYEUX: 3ème dizaine : LA NAISSANCE DE JÉSUS

La Nativité

 La Sainte Vierge mit au monde Jésus, l’enveloppa de langes et le coucha dans une étable, une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie.  Les Anges ont annoncé cette grande nouvelle aux bergers et louaient Dieu en disant :

«Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime».

Comme les bergers, nous sommes invités dans cette dizaine à venir dans la crèche de Bethléem. Quelle chance nous avons, par la prière, de pouvoir nous mêler aux bergers pour adorer Jésus qui vient de naître!

O Sainte Vierge Marie, apprenez-moi à aimer la prière qui nous rend si proches de Jésus et de vous.

LES MYSTÈRES JOYEUX: 4ème dizaine: LA PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE

LES MYSTÈRES JOYEUX:  4ème dizaine: LA PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE

La présentation de Jésus au Temple et la<br />
Purification

 Joseph et Marie viennent présenter leur petit enfant au Seigneur, en apportant deux jeunes colombes comme la Loi le prescrivait.  Le pieux vieillard Siméon s’approche d’eux, prend Jésus dans ses bras et  remercie Dieu de lui avoir montré ce petit enfant. Il le reconnaît. Il a compris que c’est le Fils de Dieu et il l’appelle la «Lumière pour éclairer les nations». Maintenant, il dit qu’il peut mourir, puisqu’il a vu Celui qu’il attendait.

O Sainte Vierge Marie, je suis aussi votre petit enfant: prenez-moi dans vos bras.

Présentez-moi aussi au Seigneur pour que je m’abandonne à Lui et pour que, guidé par vous, je fasse toujours sa volonté

LES MYSTÈRES JOYEUX: 5ème dizaine : JÉSUS EST RETROUVE AU TEMPLE

  LES MYSTÈRES JOYEUX: 5ème dizaine : JÉSUS EST RETROUVE AU TEMPLE

Le Recouvrement de Jésus au Temple

 Quand Jésus eut douze ans, il alla avec ses parents à Jérusalem pour la fête de Pâques. Mais après, au lieu de repartir avec eux, il resta à Jérusalem sans leur dire.  Après une journée de voyage, ils le cherchèrent et revinrent à Jérusalem. C’est là qu’il le retrouvèrent, au bout de trois jours, dans le Temple, assis au    milieu des savants qui étaient émerveillés de son intelligence.  Comme Saint Joseph et la Sainte Vierge devaient être inquiets en cherchant Jésus!   Mais quelle joie aussi de le retrouver enfin!

 O Sainte Vierge Marie, mettez dans mon cœur un ardent désir de toujours rechercher Jésus.

LES MYSTÈRES DOULOUREUX: 1ère dizaine : L’AGONIE AU JARDIN DES OLIVIERS

 LES MYSTÈRES DOULOUREUX: 1ère dizaine : L’AGONIE AU JARDIN DES OLIVIERS

L'Agonie de Notre-Seigneur au jardin des<br />
Oliviers

 La dernière nuit avant sa mort, Jésus était dans le jardin des Oliviers avec trois de ses disciples. Son Cœur est plein de tristesse et d’angoisse.Il s’est mis à l’écart et prie, à genoux, le visage contre terre.  Deux fois, il s’arrête pour aller voir ses disciples qui s’étaient endormis. Jésus    leur dit:

«Vous n’avez pas pu veiller une heure avec moi! Levez-vous, veillez et priez…»

  Ô Sainte Vierge Marie, aidez-moi à être fidèle à la prière et à me tenir, pendant cette dizaine, tout près de Jésus qui est abandonné de tous.

LES MYSTÈRES DOULOUREUX : 2ème dizaine : LA FLAGELLATION

LES MYSTÈRES DOULOUREUX : 2ème dizaine : LA FLAGELLATION

La Flagellation

 Le gouverneur romain Ponce-Pilate prit Jésus et le fit flageller, c’est-à-dire attacher à une colonne et frapper très longtemps avec des fouets et des cordes. Quel terrible et lamentable spectacle ! Le corps de Jésus était tout couvert de sang. Sans doute, la Sainte Vierge voyait et ressentait dans son cœur, avec un amour et une douleur qu’on ne peut dire, tout ce qu’endurait son Fils. Son enfant, Celui qu’elle avait entouré de tendresse et couvert de baisers quand il était petit, c’était Lui qu’on flagellait maintenant, impitoyablement…

Ô Sainte Vierge Marie, comment pouvons-nous nous plaindre de ce qui nous arrive, quand nous voyons combien Jésus a souffert pour tous nos péchés?

LES MYSTÈRES DOULOUREUX: 3ème dizaine :LE COURONNEMENT D’EPINES

LES MYSTÈRES DOULOUREUX: 3ème dizaine :LE COURONNEMENT D’EPINES

Le Couronnement d'épines

 Après avoir flagellé Jésus, les soldats, pour se moquer de Lui, le couvrent d’un manteau rouge, enfoncent sur sa tête une couronne d’épines et lui mettent une branche de roseau dans la main droite. Ils lui crachent au visage et font de fausses génuflexions devant Lui en répétant:   «Salut.! Roi des Juif !» et en l’injuriant. Il est pourtant le vrai Roi, le Christ Roi de tout l’univers. Et la Sainte Vierge, qui est là pendant qu’on se moque de Lui, souffre tellement dans son cœur!

 Ô Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère du Christ-Roi,

Faites entrer mon cœur dans le vôtre pendant cette dizaine.

Je voudrai tant vous consoler

Et consoler mon Seigneur et mon Roi.

LES MYSTÈRES DOULOUREUX: 4ème dizaine: JÉSUS PORTE SA CROIX

 LES MYSTÈRES DOULOUREUX: 4ème dizaine: JÉSUS PORTE SA CROIX

Le Portement de Croix

Jésus, que presque tous ses amis ont abandonné, porte sa Croix jusqu’au mont du Calvaire.  Tout son corps est couvert de plaies et il est épuisé. Il tombe plusieurs fois. Mais aussi, il voit le visage de sa Sainte Mère, la Vierge Marie.

           Quel réconfort pour Jésus de savoir qu’elle est là près de Lui! Mais aussi,   quelle douleur pour elle de voir la souffrance de son Fils: leurs deux cœurs sont tellement unis!

 Ô Jésus, O Sainte Vierge Marie, comme vos deux cœurs étaient proches l’un de l’autre dans cet océan de souffrances! Pendant cette dizaine, je veux placer mon cœur tout près des deux vôtres

MYSTÈRES DOULOUREUX: 5ème dizaine: LA CRUCIFIXION ET LA MORT DE JÉSUS

  MYSTÈRES DOULOUREUX: 5ème dizaine: LA CRUCIFIXION ET LA MORT DE JÉSUS

Le Crucifiement

 Au pied de la Croix, pendant que Jésus était en train de mourir, se tenait sa Mère, debout toute en larmes. Qui pourrait voir cette maman souffrir autant sans pleurer avec elle? Jésus regarda sa Mère et, debout près d’elle, Saint Jean, le plus jeune de ses disciples qu’Il aimait beaucoup.

Jésus dit à sa Mère: «Voici votre Fils »

                                                          Et Il dit à Saint Jean: «Voici ta Mère»

A partir de ce moment là, la Sainte Vierge est toujours restée avec Saint Jean.

  Pendant cette dernière dizaine des mystères douloureux, je voudrais moi aussi me tenir au pied de la croix, avec la Sainte Vierge et Saint Jean, tout près d’eux. Et prier entre eux deux.

 

LES MYSTÈRES GLORIEUX: 1ère dizaine: LA RÉSURRECTION

LES MYSTÈRES GLORIEUX: 1ère dizaine:  LA RÉSURRECTION

La Résurrection

 Le matin de Pâques, quelques femmes arrivent au tombeau de Jésus… il était ouvert! Un Ange était là et leur dit:

«N’ayez pas peur; vous cherchez Jésus qui a été crucifié: Il n’est plus là, Il est ressuscité!»

Celui que la Vierge Marie pleurait mort hier, aujourd’hui est ressuscité et vivant pour toujours! Alléluia! Sans doute la Sainte Vierge était-elle avec Saint Jean quand la grande nouvelle est venue l’atteindre.  Chantons avec elle notre joie!

Dans notre cœur, écoutons les cloches de toutes les églises de la terre qui sonnent à toute volée pour annoncer au monde:

                   LE CHRIST EST RESSUSCITE! ALLÉLUIA!

LES MYSTÈRES GLORIEUX : 2ème dizaine : L’ASCENSION

LES MYSTÈRES GLORIEUX : 2ème dizaine : L’ASCENSION

L'Ascension de Notre-Seigneur

 Jésus conduisit ses disciples hors de Jérusalem dans la direction de Béthanie. Arrivé sur le mont des Oliviers, Il leva les mains et les bénit.

                      Tandis qu’Il les bénissait, Il monta au Ciel en leur présence. Bientôt, une nuée vint le cacher à leurs regards.  Et Jésus entra dans le Ciel, où il est assis à la droite de Dieu. Jésus, Lumière du monde, entre dans le Royaume de Lumière où Il nous attend avec tous les saints du Ciel.

  Ô Sainte Vierge Marie, faite-nous sentir, pendant cette dizaine de notre chapelet, à quel point le monde invisible est tout proche de nous lorsque nous prions. Faites grandir en nous le désir d’être déjà un peu «du Ciel».

LES MYSTÈRES GLORIEUX :3ème dizaine: LA PENTECÔTE

LES MYSTÈRES GLORIEUX :3ème dizaine: LA PENTECÔTE

La pentecôte

 

 Notre Seigneur Jésus s’étant élevé dans le Ciel, que les apôtres pouvaient-ils faire d’autre que de se réunir tous ensemble pour prier autour de la Vierge Marie? La Reine des Apôtres est là au milieu d’eux, et c’est pendant qu’ils sont là que l’Esprit- Saint va les inonder de sa force surnaturelle.  Un grand vent bouleverse la maison, mais aussi leurs cœurs.  Des langues de feu se posent sur chacun d’eux et ils ne sont plus les mêmes: ils brûlent d’un grand désir de parler de Jésus à tout le monde. Ils sont pleins de joie et de confiance.

  Ô Vierge Marie, Reine des Apôtres, Mère de l’Eglise, obtenez pour nous, dans cette dizaine, que nous soyons nous aussi forts et courageux pour témoigner de Jésus.

 

LES MYSTÈRES GLORIEUX: 4ème dizaine: L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE

LES MYSTÈRES GLORIEUX: 4ème dizaine:  L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE

L'Assomption de la Trés Sainte Vierge

 Après l’Ascension de Jésus, la Sainte Vierge, Mère de l’Eglise, veille avec tous les Apôtres qui viennent de recevoir le Saint-Esprit, sur les débuts de l’Eglise… Elle vivait sans doute auprès de Saint Jean, jusqu’au jour où le Saint-Esprit l’a emportée auprès de Jésus et de Dieu le père dans la Gloire.

Des multitudes d’anges s’élèvent autour d’elle qui monte avec son corps vers le Ciel, dans une lumière surnaturelle. Maintenant, elle veille sur chacun de ses enfants que nous sommes.

  Ô mon Ange Gardien, qui voyez la Sainte Vierge, pendant cette dizaine, emmenez-moi avec les anges pour la prier!

LES MYSTÈRES GLORIEUX: 5ème dizaine: LE COURONNEMENT DE LA SAINTE VIERGE

LES MYSTÈRES GLORIEUX:  5ème dizaine:  LE COURONNEMENT DE LA SAINTE VIERGE

Le Couronnement de la Sainte Vierge au Ciel

 Ô Vierge Marie, douce Mère, acclamée par les anges! Terre et Ciel exultent en votre présence.  Nous aussi, nous voulons joindre nos voix à celle des anges pour vous remercier d’être notre Mère, et vous dire notre joie et notre fierté que notre Mère soit aussi la Reine du Ciel!  Les douze étoiles qui brillent sur votre couronne, ô Vierge Marie, nous rappellent que vous êtes notre Étoile.

  Même quand nous avons peur, sur notre petit bateau pris dans les orages et les tempêtes de la vie, vous êtes toujours là. O très Sainte Vierge Marie, Étoile étincelante dans le Ciel, guidez-nous et conduisez-nous à Jésus.

Méditations du Rosaire de la Rue du Bac pour les enfants

Les Soeurs de la Chapelle de Notre Dame de la Médaille Miraculeuse Rue du Bac invitent les enfants à imprimer et faire un petit livret avec ce document qui leur servira pour prier

Mon Dieu, c'est vrai

Mon Dieu, c'est vrai

le bébé dans son berceau

qui ne sait pas parler,

déjà, Tu l'aimes et Tu penses à lui,

comme à un ami

 

La personne très âgée

et très malade

dans sa chambre d'hôpital,

qui ne se souvient de rien,

qui ne peut plus " penser à Toi"

Tu l'aimes encore et toujours

et tu la regardes avec une tendresse infinie

Et moi, qui ,ne suis qu'un enfant

Tu me vois, Tu me connais, Tu t'intéresses à moi.

Comme si j'étais ton unique, ton préferé.

Et cela est vrai pour chacun de nous.

Comment en retour, ne pas T"aimer ?

Fais grandir en moi cet amour.

Qu'il m'accompagne

tous les jours de ma vie

et jusque dans l'éternité !

Prière de l'enfant

Prière pour la Paix

Veux-tu mes mains ?

de Mère Teresa

Seigneur, veux-tu mes mains pour passer cette journée

à aider les pauvres et les malades qui en ont besoin ?

Seigneur aujourd'hui je te donne mes mains.

 

Seigneur, veux-tu mes pieds pour passer cette journée

à visiter ceux qui ont besoin d'un ami?

 

Seigneur, veux-tu ma voix pour passer cette journée

à parler avec ceux qui ont besoin de paroles d'amour?

Seigneur, aujourd'hui, je te donne ma voix.

 

Seigneur, veux-tu mon coeur pour passer cette journée

à aimer chaque homme seul, rien que parcequ'il est un homme?

Seigneur, aujourd'hui je te donne mon coeur.

Viens à moi, Je t'aime

" Sois simple avec Moi    

Que fait-on le matin et le soir en famille?    
On se donne un baiser, c'est naturel    
On se regarde   
On a des élans de tendresse    
C'est si doux et réconfortant    
Ah si l'on me mettait moi votre Seigneur un tout petit peu dans votre famille !   
avec vous!    
C'est donc si difficile de m'aimer ?    
De parler avec moi?   
De me faire participer à votre vie?    
Je suis là, j'attend, je vous attend    
Que craignez vous?   
Que craigniez vous puisque je prendrais la grosse part de votre travail?    
C'est mon bonheur de vous aider    
Appelez moi à votre secours ,  
vous avez la liberté de me vouloir ou de ne pas me vouloir    
Et je suis là, le coeur battant attandant votre décission    
Pourquoi me parles tu comme si J'étais trés loin?    
Je suis là tout prés dans ton coeur    
Comment me parler?    
Avec des petits mots doux, sans efforts    
Vous ne croyez que je ne vous excuse pas?    
Je vous pardonne toujours en une maniére   
que vous ne savez pas mais qui est une réponse à vos prières,   
c'est ma Miséricorde    
Plus un enfant est petit?    
Plus on le serre contre son coeur    
Donne moi tout et je te porterais dans mes bras toujours contre mon coeur       
Jésus


Mots d'Enfants

 

Notre Dame du Mont Carmel

NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL
Offert par Mrg Masson et www.hermas.info

Le 16 juillet, l’Eglise fête Notre-Dame du Mont Carmel. Le Mont Carmel : pourquoi ? Cette fête est
peu connue des fidèles, et fait penser au Carmel, aux Carmélites. C’est pour quoi il m’a semblé utile
de « m’arrêter » quelques instant sur ce Mont, bien connu dans la Bible, et riche de signification,
pour en arriver ensuite à la Fête de Notre-Dame du Mont Carmel.

LE MONT CARMEL DANS LA BIBLE
Le Mont Carmel est une montagne côtière du nord de la Palestine, qui surplombe la Méditerranée.
Au temps de la Palestine de l’Ancien Testament, il était situé en Syro-Phénicie et avait une frontière
commune avec la Galilée à l’est. Les montagnes de Galilée descendant du Nord, celles de Judée
venant du Midi, se joignent en Samarie sur la chaîne assez courte qui tire de lui son nom et fait
converger vers lui tous leurs grands souvenirs. Dom Guéranger (Année Liturgique)écrit à son
sujet : « L'on dirait que par la situation dominante de son promontoire au centre même du littoral
sacré, il a pour mission d'annoncer au loin sur la mer d'Occident l'Orient divin qui s'est levé du sein
des ténèbres (cf. Luc. I, 78-79 : « Œuvre de la miséricorde divine qui nous amènera d’en-haut la
visite du Soleil Levant »), « c’est-à-dire les temps messianiques ou le Messie lui-même » (cf. Bible
de Jérusalem, note h).
Chez le prophète Jérémie, ce seul nom résumait à ses yeux tous les biens de la terre des promesses ;
et quand les crimes du peuple élu menacent d'amener la ruine sur la Judée : « J'ai vu le Carmel
désert, s'écrie le Prophète, et toutes ses villes détruites au souffle de la fureur de Dieu (Jérémie
IV, 26) ». Mais voici qu'au sein des peuples païens, la future Sion succède à la première ; et huit
siècles à l'avance, Isaïe la reconnaît à la gloire du Liban devenue sienne, à la beauté du Carmel et de
Saron qui luit est donnée (Isaïe 35, 2 : « La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel
et de Saron ; on verra la gloire de Yahvé, la splendeur de notre Dieu »).
Le Mont Carmel est tellement connu et renommé que, dans le Cantique des Cantiques (Cantiques,
7, 5), les suivantes de l'Epouse, célébrant pour l'Epoux celle qui sans retour a ravi son cœur,
chantent que « sa tête est comme le Carmel, et sa chevelure comme les fils précieux de la pourpre
du roi tressés avec soin dans les eaux colorantes (2) », car la pêche des coquillages fournissant la
couleur royale était, en effet, abondante au cap Carmel.
Le Carmel et sa région sont aussi le lieu de nombreux épisodes bibliques, qui nous sont peu
connus. Tout près de ce Mont, coulait le fleuve Qishôn célèbre par la victoire de Débora sur
les Cananéens dont il avait roulé les cadavres, comme le raconte le Livre des Juges (5, 21).
Débora avait été choisie comme prophétesse pour chasser les Cananéens dirigés par Sisera, qui
avaient envahi le pays car le peuple élu avait recommencé à faire ce qui est mal aux yeux de
Dieu. Dieu écouta leurs supplications et leur demande de pardon. Aussi Sisera fut-il tué, ainsi
que toute son armée. Et Débora, appelée « mère en Israël » (ibid, verset 5) entonna ce cantique :
« Du haut des cieux les étoiles ont combattu, de leurs chemins, elles ont combattu Sisera. Le
torrent du Qishôn les a balayés, le torrent sacré, le torrent du Qishôn ».
Mais le peuple d’Israël, sorti d’Egypte et entré en possession de la Terre Promise est incorrigible.
Il retombe sans cesse dans le péché d’idolâtrie. Ils recommencent à faire ce qui déplaît à Yahvé
(Juges, chapitre 6°), et Dieu les livra pendant sept ans aux mains de Madiân « dont la main se fit
lourde sur Israël (ibid, verset 2). Aussi « Madiân réduisit Israël à une grand misère, et les Israélites
crièrent. vers Yahvé « (ibid. 6).
Le peuple invoqua le Seigneur qui lui envoya un prophète, et suscita Gédéon. Madian succomba
à son tour dans la même plaine où Sisara avait senti la puissance de celle qu'on appelait la Mère
en Israël : contre Madian, Gédéon lui aussi n'avait marché qu'au nom de la femme terrible comme
une armée rangée en bataille (Cant. VI, 9 : « Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle
comme le lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme des bataillons », texte repris
dans la liturgie, antienne de l’Antienne Communion de la Vigile de l’Immaculée Conception, et
attribué à la Sainte Vierge « terrible comme une armée rangée en bataille » : « Quae est ista quae
progreditur quasi aurora consurgens, pulchra ut luna, electa ut sol, terribilis ut castrrorum acies
ordinata »). Pour Gédéon, le signe avait été pour lui la toison rafraîchie par la céleste rosée dans
la sécheresse de la terre entière (Juges, VI, 36-40.), texte que je tiens à citer, car il est appliqué à
la Sainte Vierge : c’est l’épisode et l’épreuve de la toison (sans oublier la vision de la Femme de
l’Apocalypse, revêtue du soleil, et la lune sous les pieds)
Juges, chapitre 6° :
7. Lorsque les Israélites eurent crié vers Yahvé à cause de Madiân,
8. Yahvé envoya aux Israélites un prophète qui leur dit : « Ainsi parle Yahvé, Dieu d'Israël. C'est
moi qui vous ai fait monter d'Égypte, et qui vous ai fait sortir d'une maison de servitude.
9. Je vous ai délivrés de la main des Égyptiens et de la main de tous ceux qui vous opprimaient.
Je les ai chassés devant vous, je vous ai donné leur pays,
10. et je vous ai dit : «Je suis Yahvé votre Dieu. Vous ne craindrez pas les dieux des Amorites dont
vous habitez le pays. » Mais vous n'avez pas écouté ma voix. »
11. L'Ange de Yahvé vint et s'assit sous le térébinthe d'Ophra, qui appartenait à Yoash d'Abiézer.
Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir pour le soustraire à Madiân,
12. et l'Ange de Yahvé lui apparut : « Yahvé avec toi, lui dit-il, vaillant guerrier! »
13. Gédéon lui répondit : « Je t'en prie mon Seigneur! Si Yahvé est avec nous, d'où vient tout
ce qui nous arrive ? Où sont tous ces prodiges que nous racontent nos pères quand ils
disent : «Yahvé ne nous a-t-il pas fait monter d'Égypte ?» Et maintenant Yahvé nous a
abandonnés, il nous a livrés au pouvoir de Madiân... »
14. Alors Yahvé se tourna vers lui et lui dit : « Va avec la force qui t'anime et tu sauveras Israël
de la main de Madiân. N'est-ce pas moi qui t'envoie ? » -
15. « Pardon, mon Seigneur! lui répondit Gédéon, comment sauverais-je Israël ? Mon clan est le
plus pauvre en Manassé et moi, je suis le dernier dans la maison de mon père. »
16. Yahvé lui répondit : « Je serai avec toi et tu battras Madiân comme si c'était un seul homme. »
17. Gédéon lui dit : « Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe que c'est toi qui me
parles.
33. Tout Madiân, Amaleq et les fils de l'Orient se réunirent et, ayant passé le Jourdain, ils vinrent
camper dans la plaine de Yizréel.
36. Gédéon dit à Dieu : « Si vraiment tu veux délivrer Israël par ma main, comme tu l'as dit,
37. voici que j'étends sur l'aire une toison de laine; s'il y a de la rosée seulement sur la toison et
que tout le sol reste sec, alors je saurai que tu délivreras Israël par ma main, comme tu l'as
dit. »
38. Et il en fut ainsi. Gédéon se leva le lendemain de bon matin, il pressa la toison et, de la
toison, il exprima la rosée, une pleine coupe d'eau.
39. Gédéon dit encore à Dieu : « Ne t'irrite pas contre moi si je parle encore une fois. Permets
que je fasse une dernière fois l'épreuve de la toison : qu'il n'y ait de sec que la seule toison et
qu'il y ait de la rosée sur tout le sol! »
40. Et Dieu fit ainsi en cette nuit-là. La toison seule resta sèche et il y eut de la rosée sur tout le
sol.
Saint Bonaventure dans ses « Œuvres Spirituelles », chante et énonce les louanges de la
Bienheureuse Vierge Marie en ces termes : « MARIE FIGURÉE PAR LA TOISON DE GÉDÉON ».
« Vous êtes la toison que le ciel, dans sa bonté, offrit à Gédéon, toute humide et remplie
d'une rosée divine; la toison qu'il pressa sous ses doigts. Les eaux dont vous fûtes arrosée sont
demeurées toujours inaltérables, et vous êtes devenue la consolation de ceux que le malheur
éprouve, alors que la terre entière se trouvait desséchée.
« La rosée véritable , descendue du fleuve céleste, a pénétré le manteau de votre pureté,
alors que, par la faveur du Dieu suprême, vous fûtes remplie du soleil de justice; que vous êtes
devenue la Mère de Dieu et de l'homme, et que la fleur de votre virginité réunit sans les altérer
ses parfums à ceux de la maternité ».
« Sur la toison de Gédéon, sans aucun bruit, du ciel, la rosée tomba par l’action de Dieu (Juges
6, 36). De même, dans le sein de la Vierge, sans relation avec un homme, du ciel, le Fils de Dieu
descendit selon l’antique promesse ».
Dans l’anaphore de Marie Vierge, Fille de Dieu, composée par Abba Ciriaque, Evêque
de Bahnas, l’Eglise éthiopienne présente les images de Marie dans l’Ancien Testament :
« Par toi le premier né de toute la création a été renouvelé. Tu fus l'espoir d'Adam quand il fut
chassé du Paradis, la piété d'Abel tuée injustement, la bonté de Seth, les bonnes oeuvres d'Enoch,
l'arche de Noé qui le sauva du désastre du déluge, la bénédiction de Sem et sa part, la pérégrination
d'Abraham, le parfum d’Isaac et l'échelle de Jacob, la consolation de Joseph, les tables de Moïse, la
ronceraie du Sinaï, les sonnettes du vêtement du prêtre Aaron, ainsi que le bâton qui produit fleurs
et fruits, la stèle du témoignage de Josué, LA TOISON DE GÉDÉON, le vase d'onguent et la corne
d'huile de Samuel, la verge dont Jesse se glorifiait, le chariot d'Aminadab, la cithare de David, la
couronne de Salomon, le jardin fermé, la source scellée, le panier d'or d'Élie, le calice d'Elisée,
la conception virginale d'Isaïe, la primogéniture sans noces d'Ezéchiel, l'émanation de la Loi à
Bethléem, la terre d'Ephrata de Michée, l’arbre de vie de Silonidis, le pansement de la blessure de
Nahum, la félicité de Zacharie, le temple pur de Malachie ».
« O Marie, tu es la nuée de Job, la TOISON DE GÉDEON et la corne d'huile de Samuel, et pour toi
tous les fruits de la terre répandirent un parfum suave… O Marie, calice d'intelligence de Samuel,
salut de Daniel au milieu des lions, VIE D'ÉLIE ».
Mais, revenons à Gédéon. Convaincu par ces deux signes, Gédéon leva une armée. Mais le peuple
était trop nombreux pour Dieu qui lui ordonna de faire un choix parmi ces 30.000 hommes. Les
emmenant au bord de l'eau pour boire, il ne conserva dans ses troupes, comme Dieu le lui avait
recommandé, que les hommes qui lapaient l'eau à la manière des chiens. Avec quelques hommes
(300 environ) Gédéon partit à la rencontre des armées madianites.
Les armées ennemies étaient beaucoup plus nombreuses. Pour attaquer leurs camps, Gédéon divisa
ses hommes en 3 équipes. Chaque homme reçut une trompette, une cruche-et une torche. Gédéon
mit au point une tactique: « Quand vous arriverez près du camp, soufflez dans les trompettes, et
hurlez : Pour Dieu et pour Gédéon . Ensuite, cassez vos cruches ». Les Madianites, trompés par tout
ce bruit, prirent peur et s'enfuirent. La paix régna alors sur Israël tant que Gédéon vécut.
Dom Guéranger souligne le plan de Dieu sur ce Mont Carmel, en y voyant l’annonce, en ces termes,
de la venue de la Mère par excellence, : C’est « comme si cette plaine glorieuse d'Esdrelon, qui
vient mourir au pied du Carmel, ne devait offrir aux horizons de ses divers sommets, aux échos de
ses multiples vallées, que les prophétiques figures et les titres variés de la triomphatrice annoncée
dès le premier jour du monde : non loin d'Esdrelon quelques défilés conduisent à Béthulie, terreur
des Assyriens, qu'illustra Judith, la joie d'Israël et l'honneur de son peuple (Judith, XV, 10) ; tandis
que dans les hauteurs du septentrion se cache Nazareth, blanche cité, fleur de la Galilée (Hieron.
Epist. XLVI, Paulae et Eustochii ad Marcellam) ».
Dom Guéranger déroule ainsi devant nos yeux, le plan éternel de Dieu : « Quand son amour
se jouait dans l'affermissement des collines et des monts (Prov. VIII, 22-31), l'éternelle Sagesse
avait en effet choisi le Carmel pour être, aux siècles des figures, l'apanage anticipé de la fille d'Eve
qui briserait la tête de l'ancien ennemi. Aussi lorsque le dernier des longs millénaires de l'attente eut
commencé de dérouler ses interminables anneaux, quand l'aspiration des nations (Genèse. XLIX,
10.) devenue plus instante obtint du Seigneur l'épanouissement de l'esprit prophétique dont cette
époque parut marquée, ce fut au sommet de la montagne prédestinée qu'on vit le père des Prophètes
venir dresser sa tente et observer l'horizon, avec le Prophète Elie.
Citons ce textes en entier, car la liturgie l’a repris pour les attribuer à Marie :
Proverbes, chapitre 8°
22. « Yahvé m'a créée, prémices de son œuvre, avant ses œuvres les plus anciennes.
23. Dès l'éternité je fus établie, dès le principe, avant l'origine de la terre.
24. Quand les abîmes n'étaient pas, je fus enfantée, quand n'étaient pas les sources aux eaux
abondantes.
25. Avant que fussent implantées les montagnes, avant les collines, je fus enfantée;
26. avant qu'il eût fait la terre et la campagne et les premiers éléments du monde.
27. Quand il affermit les cieux, j'étais là, quand il traça un cercle à la surface de l'abîme,
28. quand il condensa les nuées d'en haut, quand se gonflèrent les sources de l'abîme,
29. quand il assigna son terme à la mer - et les eaux n'en franchiront pas le bord -, quand il traça les
fondements de la terre,
30. j'étais à ses côtés comme le maître d'œuvre, je faisais ses délices, jour après jour, m'ébattant
tout le temps en sa présence,
31. m'ébattant sur la surface de sa terre et trouvant mes délices parmi les enfants des hommes.
LE PROPHÈTE ELIE
Les triomphes de David, les gloires de Salomon sont terminés : le royaume de Juda, brisé par le
schisme des dix tribus, menaçait prématurément d'échapper à ses mains ; Baal régnait en Israël.
Nous sommes en 854, Achab règne en Israël.
I Rois, chapitre 16° :
29. Achab fils d'Omri devint roi sur Israël en la trente-huitième année d'Asa, roi de Juda, et il régna
vingt-deux ans sur Israël à Samarie.
30. Achab fils d'Omri fit ce qui déplaît à Yahvé et fut pire que tous ses devanciers.
31. La moindre chose fut qu'il imita les péchés de Jéroboam fils de Nebat : il prit pour femme
Jézabel, fille d'Ittobaal, roi des Sidoniens, et se mit à servir Baal et à se prosterner devant lui ;
32. il lui dressa un autel dans le temple de Baal qu'il construisit à Samarie.
33. Achab installa aussi le pieu sacré et fit encore d'autres offenses, irritant Yahvé, Dieu d'Israël,
plus que tous les rois d'Israël ses prédécesseurs.
34. De son temps, Hiel de Béthel rebâtit Jéricho ; au prix de son premier-né Abiram il en établit le
fondement et au prix de son dernier-né Segub il en posa les portes, selon la parole que Yahvé
avait dite par le ministère de Josué, fils de Nûn.
C’est alors qu’apparaît Elie qui, va trouver Achab et lui dit (I Rois, 17) :
1. Élie le Tishbite, de Tishbé en Galaad, dit à Achab : « Par Yahvé vivant, le Dieu d'Israël que je
sers, il n'y aura ces années-ci ni rosée ni pluie sauf à mon commandement. »
2. La parole de Yahvé lui fut adressée en ces termes :
3. « Va-t-en d'ici, dirige-toi vers l'orient et cache-toi au torrent de Kerit, qui est à l'est du Jourdain.
4. Tu boiras au torrent et j'ordonne aux corbeaux de te donner à manger là-bas. »
La sécheresse dura trois ans, image de l'aridité des âmes, une sécheresse qui épuisa toutes les
sources de la vie. Hommes et animaux près de leurs citernes vides attendaient la mort, . C’est alors
qu’Elie le Thisbite convoqua tout le peuple sur le Mont Carmel, pour l’arracher aux idoles et
aux prêtres de Baal. Cet épisode est connu sous le nom de « Sacrifice du Carmel ». En voici le texte
dans son entier :
1 Rois, chapitre 18°
1. Il se passa longtemps et la parole de Yahvé fut adressée à Élie, la troisième année, en ces
termes : « Va te montrer à Achab, je vais envoyer la pluie sur la face de la terre. »
2. Et Élie partit pour se montrer à Achab. Comme la famine s'était aggravée à Samarie,
3. Achab fit appeler Obadyahu, le maître du palais - cet Obadyahu craignait beaucoup Yahvé :
4. lorsque Jézabel massacra les prophètes de Yahvé, il prit cent prophètes et les cacha cinquante à
la fois dans une grotte, où il les ravitaillait de pain et d'eau -
5. et Achab dit à Obadyahu : « Viens ! Nous allons parcourir le pays, vers toutes les sources et
tous les torrents ; peut-être trouverons-nous de l'herbe pour maintenir en vie chevaux et mulets
et ne pas abattre de bétail. »
6. Ils se partagèrent le pays pour le parcourir : Achab partit seul par un chemin et Obadyahu partit
seul par un autre chemin.
7. Comme celui-ci était en route, voici qu'il rencontra Élie ; il le reconnut et se prosterna face
contre terre en disant : « Te voilà donc, Monseigneur Élie ! »
8.
Il lui répondit : « Me voilà ! Va dire à ton maître : voici Élie. »
9.
Mais l'autre dit : « Quel péché ai-je commis, que tu livres ton serviteur aux mains d'Achab,
pour me faire mourir ?
10.
Par Yahvé vivant, ton Dieu ! il n'y a pas de nation ni de royaume où mon maître n'ait envoyé te
chercher, et quand on eut répondu : «Il n'est pas là», il a fait jurer le royaume et la nation qu'on
ne t'avait pas trouvé.
11.
Et maintenant tu ordonnes : «Va dire à ton maître : voici Élie»,
12.
mais quand je t'aurai quitté, l'Esprit de Yahvé t'emportera je ne sais où, je viendrai informer
Achab, il ne te trouvera pas et il me tuera ! Pourtant ton serviteur craint Yahvé depuis sa
jeunesse.
13.
N'a-t-on pas appris à Monseigneur ce que j'ai fait quand Jézabel a massacré les prophètes de
Yahvé ? J'ai caché cent des prophètes de Yahvé, cinquante à la fois, dans une grotte, et je les ai
ravitaillés de pain et d'eau.
14.
Et maintenant, tu ordonnes : «Va dire à ton maître : voici Élie. » Mais il me tuera ! »
15.
Élie lui répondit : « Aussi vrai que vit Yahvé Sabaot que je sers, aujourd'hui même je me
montrerai à lui. »
16.
Obadyahu partit à la rencontre d'Achab et lui annonça la chose ; et Achab alla au-devant d'Élie.
17. Dès qu'il vit Élie, Achab lui dit : « Te voilà, toi, le fléau d'Israël ! »
18. Élie répondit : « Ce n'est pas moi qui suis le fléau d'Israël, mais c'est toi et ta famille, parce
que vous avez abandonné Yahvé et que tu as suivi les Baals.
19. Maintenant, envoie rassembler tout Israël près de moi sur le MONT CARMEL, avec les quatre
cent cinquante prophètes de Baal, qui mangent à la table de Jézabel. »
20. Achab convoqua tout Israël et rassembla les prophètes sur le MONT CARMEL.
Le Sacrifice du Mont Carmel
21. Élie s'approcha de tout le peuple et dit : « Jusqu'à quand clocherez-vous des deux jarrets ? Si
Yahvé est Dieu, suivez-le ; si c'est Baal, suivez-le. » Et le peuple ne put rien lui répondre.
22. Élie poursuivit : « Moi, je reste seul comme prophète de Yahvé, et les prophètes de Baal sont
quatre cent cinquante.
23. Donnez-nous deux jeunes taureaux ; qu'ils en choisissent un pour eux, qu'ils le dépècent et le
placent sur le bois, mais qu'ils n'y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l'autre taureau et je n'y
mettrai pas le feu.
24. Vous invoquerez le nom de votre dieu et moi, j'invoquerai le nom de Yahvé : le dieu qui
répondra par le feu, c'est lui qui est Dieu. » Tout le peuple répondit : « C'est bien. »
25. Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez-vous un taureau et commencez, car vous
êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. »
26. Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu'à
midi, en disant : « O Baal, réponds-nous ! » Mais il n'y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient
en pliant le genou devant l'autel qu'ils avaient fait.
27. A midi, Élie se moqua d'eux et dit : « Criez plus fort, car c'est un dieu : il a des soucis ou des
affaires, ou bien il est en voyage : peut-être il dort et il se réveillera ! »
28. Ils crièrent plus fort et ils se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances
jusqu'à l'effusion du sang.
29. Quand midi fut passé, ils se mirent à vaticiner jusqu'à l'heure de la présentation de l'offrande,
mais il n'y eut aucune voix, ni réponse, ni signe d'attention.
30. Alors Élie dit à tout le peuple : « Approchez-vous de moi » ; et tout le peuple s'approcha de lui.
Il répara l'autel de Yahvé qui avait été démoli.
31. Élie prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob, à qui Yahvé s'était adressé
en disant : « Ton nom sera Israël »,
32. et il construisit un autel au nom de Yahvé. Il fit un canal d'une contenance de deux boisseaux
de semence autour de l'autel.
33. Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bois.
34. Puis il dit : « Emplissez quatre jarres d'eau et versez-les sur l'holocauste et sur le bois », et ils
firent ainsi ; il dit : « Doublez », et ils doublèrent ; il dit : « Triplez », et ils triplèrent.
35. L'eau se répandit autour de l'autel et même le canal fut rempli d'eau.
36. A l'heure où l'on présente l'offrande, Élie le prophète s'approcha et dit : « Yahvé, Dieu
d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'on sache aujourd'hui que tu es Dieu en Israël, que je suis
ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai accompli toutes ces choses.
37. Réponds-moi, Yahvé, réponds-moi, pour que ce peuple sache que c'est toi, Yahvé, qui es
Dieu et qui convertis leur cœur ! »
38. Et le feu de Yahvé tomba et dévora l'holocauste et le bois, et il absorba l'eau qui était dans le
canal.
39. Tout le peuple le vit ; les gens tombèrent la face contre terre et dirent : « C'est Yahvé qui est
Dieu ! C'est Yahvé qui est Dieu ! »
40. Élie leur dit : « Saisissez les prophètes de Baal, que pas un d'eux n'échappe ! », et ils les
saisirent. Élie les fit descendre près du torrent du Qishôn, et là il les égorgea.
La fin de l’apostasie d’Israël permit l’intervention de Dieu, et la fin de la sécheresse :
I Rois chapitre 18°
41. Élie dit à Achab : « Monte, mange et bois, car j'entends le grondement de la pluie. »
42. Pendant qu'Achab montait pour manger et boire, Élie monta vers le sommet du Carmel, il se
courba vers la terre et mit son visage entre ses genoux.
43. Il dit à son serviteur : « Monte donc, et regarde du côté de la mer. » Il monta, regarda et dit : «
Il n'y a rien du tout. » Élie reprit : « Retourne sept fois. »
44. A la septième fois, le serviteur dit : « Voici un nuage, petit comme une main d'homme, qui
monte de la mer. » Alors Élie dit : « Monte dire à Achab : Attelle et descends, pour que la pluie
ne t'arrête pas. »
45. Sur le coup, le ciel s'obscurcit de nuages et de tempête et il y eut une grosse pluie. Achab
monta en char et partit pour Yizréel.
46. La main de Yahvé fut sur Élie, il ceignit ses reins et courut devant Achab jusqu'à l'arrivée à
Yizréel. En route vers l'Horeb.
Le prophète traverse la grande plaine d'Esdrelon, et le terme de sa course est Yizréel ,près du Mont
Carmel, seconde capitale pour les rois d’Israël. Elie est ensuite emporté sur un char de feu (2
Rois, chapitre 2°) et sera présent à la Transfiguration de Jésus. Et Elisée, son disciple, est investi
par le manteau d’Elie, et de l'esprit du père sur les bords du Jourdain, et, de Béthel, « il alla delà
au Mont Carmel » (2 Rois, 2, 25a), ce Mont « sacré » « depuis que la Reine des Prophètes s’y
était manifestée. Désormais le Carmel fut sacré pour tous ceux dont les espérances de l'humanité
tenaient le regard au-dessus de la terre » (Dom Guéranger, op. cit.). Et depuis lors, les ancêtres à la
foi exemplaire et qui attendaient le venue de Celui qui devait venir choisirent leur lieu de prière et
de repos dans les mille grottes que leur ouvraient ses flancs.

NOTRE-DAME DU MONT CARMEL ET LE SCAPULAIRE
Enfin, se réalise ce qui est annoncé par le prophète Isaïe (Isaïe, 45,8), « Rorate caeli desuper,
et nubes pluant Justum » : « Cieux, répandez comme une rosée la victoire (= justice, Juste dans
la Vulgate), et que les nuées le fassent pleuvoir ! Que la terre s’entrouvre pour que mûrisse le
salut ! Qu’elle fasse aussi germer la délivrance que moi, Yahvé, e vais créer ». Et, sa Mission
accomplie « consummatum est », il remonte vers le Père. « Mais il laissait au monde, déclare
Dom Guéranger (op. cit.) la Divine Mère, et il envoyait l'Esprit-Saint à l'Eglise : et le moindre
triomphe de cet Esprit d'amour, qui parlait par les Prophètes autrefois n'était point de révéler Marie
aux nouveau-nés de la glorieuse Pentecôte. « Quel ne fut pas, disions-nous alors, le bonheur de
ceux des néophytes auxquels il fut donné, en cette heureuse journée, d'approcher d'une si auguste
Reine, de la Vierge-Mère, à qui il avait été donné de porter dans ses chastes flancs celui qui était
l'espérance d'Israël ! Ils contemplèrent les traits de la nouvelle Eve, ils entendirent sa voix, ils
éprouvèrent le sentiment filial qu'elle inspire à tous les disciples de Jésus. Dans une autre saison,
la sainte Liturgie nous parlera de ces hommes fortunés. Or c'est en cette fête que cette annonce
est réalisée. Dans les Leçons de la fête, l'Eglise nous dit que tous les disciples d'Elie et d'Elisée,
devenus chrétiens à la première prédication des Apôtres, sentirent croître leur vénération pour la
Vierge bénie dont il leur fut loisible de recueillir les paroles si suaves, de goûter l'ineffable intimité.
Plus que jamais affectionnés à la montagne où, moins fortunés qu'eux pourtant, leurs pères avaient
vécu d'espérance, ils y construisirent, au lieu même d'où Elie avait vu la nuée monter de la mer, un
oratoire qui fut dédié dès lors à la très pure Vierge, et leur valut le nom de Frères de la bienheureuse
Marie du Mont-Carmel » (lecture des Nocturnes de la Fête)
Au douzième siècle, à la suite de l'établissement du royaume latin de Jérusalem, beaucoup
de pèlerins d'Europe venant augmenter le nombre des solitaires de la sainte montagne, il parut bon
de donner à leur vie, jusque-là plus érémitique que conventuelle, une forme mieux en rapport avec
les habitudes des Occidentaux ; ce fut alors que le légat Aimeric Malafaida, patriarche d'Antioche,
les réunit en communauté sous l'autorité de saint Berthold qui, le premier, reçut à cette occasion le
titre de Prieur général.
Le Bienheureux Albert, patriarche de Jérusalem et également légat apostolique, acheva dans les
premières années du siècle suivant l'œuvre d'Aimeric, en donnant une Règle fixe à l'Ordre qui
commença de se répandre en Chypre, en Sicile et dans les pays d'au delà de la mer, favorisé par les
princes et les chevaliers revenus de Terre Sainte.
Mais l’oppression des Sarrasins fut telle qu'une assemblée plénière, tenue au Carmel sous Alain
le Breton, décréta l'émigration totale, ne laissant à la garde du berceau de l'Ordre que quelques
religieux qui ne redoutaient pas le martyre. L'année même où elle se consommait (1245), Simon
Stock fut élu général dans le premier Chapitre d'Occident, réuni à Aylesford en Angleterre. Et,
dans la nuit du 15 au 16 juillet de l'année 1251. Notre-Dame du Carmel conférait à ses fils,
de ses propres mains le scapulaire, vêtement distinctif jusque-là de la plus grande et de la plus
ancienne des familles religieuses de l'Occident. Saint Simon Stock qui recevait de la Mère de Dieu
cet insigne, ennobli encore par le contact de ses doigts sacrés, l'entendait en même temps lui dire : «
Quiconque mourra dans cet habit, ne souffrira point les flammes éternelles ». Et Jean XXII
cite dans la Bulle où il rend témoignage des manigfestations de Notre-Dame du Mont Carmel, les
paroles même de Marie : « Moi leur Mère, je descendrai par grâce vers eux le samedi qui suivra
leur mort, et tous ceux que je trouverai dans le purgatoire je les délivrerai et les emmènerai à la
montagne de l'éternelle vie ».
Notre Dame du Mont Carmel remettant le Scapulaire à saint Simon Stock.
Lorsque Benoît XIII, au XVIII° siècle, étendit la fête du 16 juillet à l'Eglise entière, il ne fit pour
ainsi dire que consacrer officiellement l'universalité de fait que le culte de la Reine du Carmel avait
conquise presque partout dès lors.
Voici l'exposé de la Liturgie sur l'historique et l'objet de cette fête dans les lectures des
Nocturnes.
« Lorsque au saint jour de la Pentecôte les Apôtres, inspirés d'en haut, parlaient diverses langues
et faisaient de nombreux miracles en invoquant le très auguste Nom de Jésus, on rapporte que de
nombreux disciples des saints prophètes Elie et Elisée, préparés par la prédication de Jean-Baptiste
à l'arrivée du Christ, ayant vu et reconnu la vérité, embrassèrent aussitôt la foi de l'Evangile. Or la
bienheureuse Vierge, dont il leur fut loisible de goûter les entretiens et la familiarité, devint pour
eux en ces heures fortunées l'objet d'un amour si spécial et d'une vénération si profonde, que les
premiers de tous, à l'endroit de la montagne du Carmel où Elie autrefois avait vu monter la nuée
figure de la Vierge, ils construisirent une chapelle à cette même Vierge très pure.
« Tous les jours ils se réunissaient souvent dans le nouvel oratoire, honorant par de pieuses
cérémonies, des prières et des louanges la bienheureuse Vierge comme singulière protectrice de
leur Ordre. Aussi, de divers côtés, commencèrent-ils à être appelés par tout le monde Frères de
la bienheureuse Marie du mont Carmel. Les Souverains Pontifes confirmèrent cette appellation,
et même accordèrent des indulgences particulières à ceux qui la donneraient soit à l’Ordre, soit
à chacun des Frères. Mais ce ne fut pas seulement le nom et la protection que leur donna la
très magnifique Vierge : l'insigne du saint Scapulaire fut remis par elle au bienheureux Simon
d'Angleterre, pour que ce vêtement du ciel fît reconnaître le saint Ordre et le gardât contre les maux
suspendus sur sa tête. Cet Ordre étant autrefois inconnu en Europe, beaucoup faisaient instance
auprès d'Honorius III pour sa suppression ; mais la très pieuse Vierge Marie s'apparut de nuit à
Honorius, et lui fit savoir qu'il eût à couvrir de sa bienveillance l'institut et ses membres.
« Ce n'est pas seulement dans le siècle présent que la bienheureuse Vierge voulut signaler par des
privilèges nombreux un Ordre qui lui est si cher partout, et trouvent crédit sa miséricorde et sa
puissance ; et c'est une pieuse croyance que, dans le siècle futur, la faveur de son maternel amour
console au milieu des flammes du purgatoire, et conduit au plus vite à la céleste patrie ses fils
de la confrérie du Scapulaire, qui ont observé la légère abstinence et les quelques prières à eux
marquées, en gardant la chasteté selon leur état. En reconnaissance donc de tant et de si grands
bienfaits, l'Ordre a établi pour être célébrée à perpétuité tous les ans en son honneur cette solennelle
commémoration de la bienheureuse Vierge ».
« Reine du Carmel, agréez les vœux de l'Eglise de la terre qui aujourd'hui vous dédie ses chants…
Depuis qu'en toute vérité Dieu est descendu par vous, ce n'est plus seulement le pays de Judée,
mais toute la terre, que vous couvrez comme une nuée répandant l'abondance et les bénédictions…
Et nous les fils de la vieille Europe, c'est à bon droit que nous faisons écho à l'expression de leur
pieuse allégresse; car depuis que leurs tentes se sont posées autour des collines où sur Pierre est
bâtie la nouvelle Sion, la nuée s'est épanchée de toutes parts en pluies plus que jamais précieuses,
refoulant à l'abîme les flammes éternelles, éteignant les feux du séjour de l'expiation… Puissent les
austères parfums de la sainte montagne continuer d'assainir autour d'elle l'air que tant de miasmes
corrompent ; puisse le Carmel offrir toujours à l'Epoux le type des beautés qu'il aime à trouver en sa
bien-aimée ! » (Invocation de Dom Guéranger, l’année liturgique).
NOTRE-DAME DU MONT CARMEL PRIEZ POUR NOUS
LITANIES DE NOTRE DAME DU MONT CARMEL
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Reine du Ciel, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Victorieuse de Satan, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Fille très obéissante, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Vierge très pure, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Epouse très dévouée, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Mère très tendre, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Modèle parfait de vertu, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Ancre sûre d'espérance, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Refuge dans l'affliction, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Dispensatrice des dons de Dieu, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Bastion contre nos ennemis, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, notre Aide dans le danger, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Chemin menant à Jésus, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, notre Lumière dans les ténèbres, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, notre Consolation à l'heure de la mort, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour nous pécheurs
Pour ceux qui sont endurcis dans le vice, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du
Mont Carmel
Pour ceux qui offensent votre Divin Fils, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du
Mont Carmel
Pour ceux qui négligent de prier, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont
Carmel
Pour ceux qui sont à l'agonie, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui diffèrent leur conversion, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du
Mont Carmel
Pour ceux qui souffrent en purgatoire, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont
Carmel
Pour ceux qui ne Vous connaissent pas, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du
Mont Carmel
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.
Notre-Dame du Mont Carmel, Espérance des désespérés,
intercédez pour nous auprès de Votre Divin Fils.
Prions
Notre-Dame du Mont Carmel, glorieuse Reine des Anges, Canal de la plus tendre miséricorde
de Dieu envers les hommes, Refuge et Avocate des pécheurs, je me prosterne devant Vous
avec confiance, vous suppliant de m'obtenir.(grâce demandée). En retour, je vous promets
solennellement d'avoir recours à Vous dans toutes mes épreuves, mes souffrances, mes tentations,
et je ferai tout en mon pouvoir pour engager les autres à Vous aimer, à Vous vénérer, et à Vous
invoquer dans tous leurs besoins. Je vous remercie pour les grâces sans nombre que j'ai reçues de
Votre miséricorde et de Votre puissante intercession. Continuez d'être ma défense dans le danger,
mon guide pendant la vie et ma consolation à l'heure de la mort. Ainsi soit-il ! Notre-Dame du Mont
Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour l'âme du pécheur le plus abandonné
de l'univers (ou pour l'âme de...). Alors les Anges du Ciel se réjouiront et l'enfer sera privé de sa
proie. Je viens à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel.
Le Scapulaire.

Photos

Grupo Mariano misionero d'Argentine

De la ciudad de San Luis en Argentina :

 

Prière d'enfants

Père , Je suis ton enfant

Père, je suis ton enfant bien aimé et je viens ers Toi, me jeter dans Tes bras.

Comme un enfant dans les bras de sa mère, je m'abandonne à Toi.

Dieu de Pardon, d'Amour et de tendresse, Tu es Lumière, lumière de ma vie

C'est en Jésus que tu t'aies fait connaître et le regard contemple Ton visage

Prière : je suis ce que je suis

"Je suis ce que je suis

et Tu me veux ainsi Seigneur !

Je suis ce que je suis

et tel que je suis, je te plais, Seigneur!

J'ai un coeur, je suis aimé de toi

J'ai un coeur, je peux t'aimer aussi.

Je suis moi et pas un autre

et tel que je suis, je suis fait

pour connaître et partager ton propre bonheur.

Merci Seigneur

Prière : Tu es notre Père

Dieu notre Père

Tu sais ce qui es bon pour nous

Tu connais nos besoins

Tu prends soin de tes enfants des plus petits et des plus grands

Dieu notre Père, on peut tout te demander , on peut tout te confier tes bras sont grands ouverts et ton  coeur nous reçoit tout le temps

Dieu, notre Père, ta tendresse pour nous, elle est de chaque jour et ta paix nous entraîne dans l'océan d ton amour

Dieu notre Père , Tu portes nos peines et nos fardeaux et ta paix nous recouvre comme d'un grand manteau

Prière: dans le secret

Seigneur, toi qui voit dans le secret

apprends-moi à me recueillir

apprends-moi à te chercher

apprends-moi à te trouver

apprends-moi à te parler

apprends-moi à prier!

Prière: être seul

Parfois j'aime être seul, j'aime être tranquille pour mieux réfléchir

pour penser ..pour prier !

Je me souviens de la parole de Jésus : "Pour toi, quand tu pries, retire toi dans ta chambre,

ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là, dans le secret;

et ton père qui voit dans le secret, te le rendra"

Prière: Pour ces moments merci!

Pour les moments agréables passés à la maison quand il y fait bon

Loué sois-tu mon Dieu!

Pour la joie d'être ensemble réunis en famille, mais aussi entre amis,

Loué sois-tu mon Dieu!

Pour ce moment de rassemblement quand tu nous appelles le dimanche, à la messe

Louè sois-tu mon Dieu !

Pour les jours d'écoles, quand il faut travailler mais aussi pour les jours de vacances où l'on peut se reposer

Loué sois-tu mon Dieu!

Que toute ma vie chante la joie de t'avoir pour ami Toi Seigneur, Dieu vivant et bon

mon coeur est ta maison

Prière: Seigneur , tu m'accompagnes

Seigneur Jésus

Chaque jour tu m'accompagnes

chaque jour tu m'appelles à grandir dans ton amour.

Je suis faible, c'est vrai mais je le sais, je le crois,

ton amour est plus fort que tout.

Seigneur Jèsus donne-moi ton Esprit

L'Esprit de la Sagesse, l'Esprit Saint

Donne-le moi pour que je vive avec Toi, comme toi, selon ton coeur et dans ta joie

Moi tout seul, je ne peux pas

aimer vraiment mais avec toi, toi en moi, cela change tout !

Seigneur Jésus , je t'ouvre mon coeur pour que tu sois libre d'y faire pousser tous les germes de Ta vie qui sont en moi depuis mon baptême.

Parceque je suis petit et faible , je t'ouvre mon coeur pour que tu puisses me donner la force de ton amour.

Prière: Seigneur tu es là

Même quand la vie est difficile

même à la mort de quelq'un que j'aime

Seigneur Jésus, tu es là

Quand j'ai du chagrin

quand je souffre

quand tout va mal autour de moi,

Seigneur tu es là

Dans le froid de l'hiver

dans la nuit de l'épreuve, dans les ravins des ténébres

Seigneur Tu es là

Au creux de moi, ton amour me réchauffe

Au creux de moi , ton amour est lumière.

Au coeur de ma peine Seigneur Jésus, tu es là

Ton Esprit me console.

Prière: Seigneur, tu me parles

Seigneur, Jésus

Je ne te vois pas, je n'entends pas ta voix et cependant tu me parles

Je n'ai qu'à ouvir l'evangile et je découvre comment tu t'y prends pour AIMER

Tu laisses venir les enfants près de toi

Tu vas manger chez des gens de mauvaise réputation

Tu pardonnes à ceux qui font le mal même à ceux qui te font mourir

Tu es proche de ceux qui pleurent

Tu rends la vie à ceux qui l'ont perdue

Tu te donnes tout entier à tes amis

Tu te livres comme Pain de vie, le Don Unique que Dieu nous fait

Tu nous ouvres le chemin de la vie éternelle.

Prière: tes oeuvres sont belles

Seigneur tes oeuvres sont belles , tes oeuvres sont grandes, elles nous parlent de toi.

L'oiseau sous la feillée, tu le nourris, ll se met à chanter.

Et les fleurs dans les prés, y a-t-il quelqu'un de mieux habillé?

Tes oeuvres sont belles , tes oeuvres sont grandes , elles nous comblent de joie

Prière; J'ouvre les yeux

J'ouvre les yeux, je regarde

Le ciel, le soleil, la terre, la mer

Tu les as faits immenses, Seigneur!

Mais ton Amour est plus grand encore

 

Je ferme les yeux, je me souviens, l'arbre, le fruit, l'oiseau, la fleur

Tu les as faits pleins de vie, Seigneur

Mais ton amour est encore plus vivant !

J'ouvre mes yeux, j'ouvre mes mains

Tous les gens que j'aime : ma famille, mes amis

Qu'elle place ils tiennent dans mon coeur!

Mais toi Seigneur, tu es plus grand que notre coeur !

Prières: Si j'ai des qualités

Si j'ai des qualités, Seigneurs

je t'en remercie.

Qu'elles réjouissent ceux qui m'entourent.

Quant à mes défaults,

qu'ils ne soient pas obstacles à ton amour,

mais au contraire, sources de grâces,

puisqu'ils T'obligent à me porter secours§

Fais-moi voir ton salut

Fais moi croire en ta miséricorde

Toi qui sauves à force d'aimer !

et moi aussi je pourrai te chanter !

Saint Curé d'Ars

JE VOUS AIME, O MON DIEU,
et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.
 
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer.
 
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
 
Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer.
 
O mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
 
Ainsi soit-il.
 
Le saint Curé d’Ars

Prière de Consécration des enfants à Notre Dame du Sacré Coeur

 Consécration des enfants à Notre Dame du Sacré Coeur

C'est avec joie, Ô notre Dame du Sacré Coeur, que je mets aujourd'hui cet enfant sous votre materlle et puissance protection, et je vous le consacre pour toujours.

Qu'il soit l'objet de votre attention. Veillez sur lui; gardez-le en bonne santé. Conservez lui la foi.

Faite qu'il grandissent sous votre regard dans la sagesse et la vertu; qu'il soit toujours la joie de ses parents; qu'il soit un membre agissant de l'église.

Faites qu'après avoir servi Dieu fidélement durant sa vie, il obtienne après sa mort d'être admis avec vous dans le ciel.

Recevez-le donc pour enfant, ô Notre Dame du Sacré Coeur, douce Mère du Christ, toute puissante sur son coeur

Amen

Prière de consécration familiale à la Vierge Marie

Prière de consécration familiale à la Vierge Marie

Comme le Père vous a choisie, Ô Marie, pour être son enfant immaculée, l'épouse de Joseph et la Mère de son Fils bien aimé et de toute l'Eglise dans une communion plénière à l'Esprit Saint, nous vous choisissons aujoud'hui comme mère et Reine de toute notre famille et nous vous consacrons notre âme et notre corps, toutes nos activités et tout ce qui nous appartient sans exeption.

Exercez sur chacun de nous votre miséricorde la plus maternelle.

Apprenez-nous à aimer toujours plus Jésus et le Père, et par eux à nous aimer les uns les autres dans l'Esprit Saint, en nous découvrant toujours plus profondément dans la lumière de Jésus, en nous respectant mutuellement et en nous choisissant chaque jour dans un amour plus divin et plus simple

¨ô Marie, donnez à chacun de nous d'accomplir chaque jour, dans un don personnel, la volonté du Père, pour que toute notre famille témoigne au milieu du monde de l'amour de Jésus victorieux du mal.

 

Prière des Enfants du monde entier

Jésus du monde entier...

Jésus de Nazareth
Jésus de Montréal, de Los Angeles et de Tokyo,
Jésus d'Irlande du Nord,
Jésus du monde entier,
Apprends-nous à marcher sur le chemin
De tous les Emmaüs du monde,
En écoutant, sans juger, sans pré-juger.
En accueillant les parcelles de ta lumière
Dans tous les yeux des humains de la terre.

Jésus de Rome, de Moscou et de Santiago,
Jésus du monde entier
Apprends-nous ton regard jeune, ton cœur disponible
À toute race ou condition humaine!

Que ces vacances, ces voyages,
forment ma jeunesse
Et me donnent la sagesse.
Même si ce n'est qu'à deux pas de Balconville.

Apprends-moi la tolérance.
Apprends-moi à découvrir les parcelles de vérité,
d'amour derrière la différence.
Âge, langue, couleur de peau, sexe, croyance, traditions...

Jésus du monde entier,
Jésus ressuscité
Apprends-moi à dépasser les premières impressions,
Plus loin que la surprise, le classement, le rejet, la peur.
Jésus du monde entier, apprends-moi à aimer comme toi,
Pour aller droit au cœur, au-delà des écorces,
Puisque c'est là que tout se passe.

Revue Notre-Dame-du-Cap, juillet-août 1990

Prière de Marcel du Cameroun

  Mon Dieu merci pour la nouvelle année que tu as permis que je commence .

  Merci pour la santé et l'amour que tu as pour nous tes enfants que nous sommes.

 Je te prie afin que cette année 2010, je la commence avec toi

 et que je la finisse avec toi. Daigne envoyer ton Esprit Saint qui m'accompagne parout  

  ou tu me conduiras  et que: Paix,Tendresse, Amour et Pardon me soient enseignés  

  tout au long de cette année.     

  Ainsi je serais simple et humble comme tu attends de moi.        

  AMEN

 

 

Prière des enfants du Vietnam adressée au Saint Père

 Prière en Vietnamien .gif

Prière des parents pour leurs enfants

Notre Dame de nos enfants

Ô Marie,

Vous qui avez présenté votre Fils au temple

nous vous présentons ces enfants que Dieu nous a donné.

Par la grâce de leur baptême, vous êtes devenue leur Mère: aussi, nous les confions à votre tendresse et à votre vigilance.

Donnez-leur la santé; gardez-les du péché.

Et, s'ils venaient à s'égarer, soutenez- les en votre amour pour qu'ils obtiennent le pardon et renaissant à la vie.

Et nous, leurs parents, aidez-nous dans notre tâche auprés d'eux.

Donnez-nous votre lumière et votre amour.

Apprenez-nous à ouvrir leurs yeux à tout ce qui est beau,

leur esprit à tout ce qui est vrai,

leur coeur à tout ce qui est bien.

Apprenez-nous à les écouter et à les aider pour qu'ils prennent leurs responsabilités,

Donnez-nous de savoir nous effacer quand pour eux viendra l'heure de prendre en main leur vie.

Et quand nous serons plus là pour les entoure de notre affection, soyez près d'eux pour les couvir de votre regard maternel, pour les garder à travers la vie pour qu'un jour nous soyons tous réunis dans la maison du Père

Amen

 

Les Equipes Notre Dame

Prière pour Benoit XVI

Prions pour que notre Pape Benoît XVI continue à avoir les forces de l'esprit pour accomplir la mission qui lui a été confiée, qui est celle de l'avenir de l’Église!

Pour Notre Saint Père le Pape Benoît XVI

Ô Jésus, Roi suprême de l’Église, je renouvelle, en votre présence, mon adhésion inconditionnelle à votre Vicaire sur la terre, le Pape.

En lui, Vous avez voulu nous montrer le chemin sûr que nous devons suivre au milieu du désarroi, de l’inquiétude et du découragement.

Je crois fermement que par son intermédiaire, Vous nous gouvernez, nous enseignez et nous sanctifiez, et qu’ainsi derrière lui, nous formons la véritable Église: Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

Accordez-nous la grâce d’aimer, de vivre et de propager ses enseignements, comme un fils fidèle.

Veillez sur sa vie, illuminez son intelligence, fortifiez son esprit et défendez-le de la calomnie et de la malveillance.

Calmez les vents destructeurs de l’infidélité et de la désobéissance, et accordez-nous qu’auprès de lui, votre Église reste unie et ferme dans sa foi et ses œuvres, et qu’elle soit ainsi l’instrument de votre Rédemption. Ainsi soit-il. 

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Prière pour la Paix

Prière:Je choisis la Paix

J'aime quand je suis content.

J'aime quand tout le monde est content

autour de moi.

Mais ça ne peut pas toujours être ainsi:

il y a des moments difficiles,

il y a des moments pénibles,

il faut attendre que le bonheur revienne.

Mon Dieu, c'est ton bonheur que je choisis!

Le bonheur à la maison pour moi,

c'est quand il y a la paix.

Parfois on est tous ensemble, parfois on est séparé.

Il arrive que l'on se dispute

il nous arrive aussi de nous réconcillier.

Mon Dieu, c'est ta paix que je choisis!

Témoignages

             Pierre:"je voudrais vous remercier pour cette initiative pour le pape, 
les vocations sacerdotales, pour la consolation du Coeur Immaculée de Marie et 
celui de Jésus offensés par nos péchés ainsi que pour la PAIX si chère demandée par N-D 
depuis toujours comment y participer?"

 

La Puissance de la Prière confiée aux enfants du monde !!

MERCI pour avoir fait ce site pour tous enfants du monde. (Cecilla 11 ans)

Que la Sainte Vierge accompagne tous les petits de toutes les nations dans un cercle universelle de prière pour que le monde ne soit plus que justice et amour. (du Cameroun).

Ce projet est vraiment merveillleux . Gwenaëlle (16 ans )

Que la Paix de Notre Seigneur habite les coeurs de tous ces enfants qui disent Oui à Maman Marie( de Guyane)

 

J’AIME CE PROJET car prier pour la Paix c’est Prier pour l’Amour c’est finalement prier pour le retour du Seigneur parmi nous. J’aime cette image de sentinelle de lumière. Plus ce projet prendra feu plus notre bonne Terre brillera de l’amour de Dieu. Je prie pour que chacun ait l’énergie de défendre de telle valeur car si chacun se donne un peu en s’engageant à prier ET à donner au moins une carte autour d’elle : ce serait bien cool que tous ces enfants apprennent aussi le zèle apostolique qui demande il est vrai parfois un certain courage ! Ghislaine

Je trouve votre entreprise magnifique, c'est une trés bonne idée  !!!! le Seigneur n'a-t-il pas dit lui-même: "laissez venir à moi les petits enfants" ? même si je ne me considère pas tout à fait comme une enfant à part entière, ayant dépassé les 15 ans, je puis vous assurer que je ferai un chapelet à chaque date pour la paix dans le monde. Depuis mon enfance, mes parents m'ont transmit leur foi et je suis fière de pouvoir dire "j'ai la foi" même si c'est parfois la cause de moqueries et de mépris de la part des autres. j'ai toujours eu une confiance absolue en Marie et je suis bien placée pour savoir que la prière est le meilleur moyen de dépasser les obstacles de la vie et d'avancer toujours plus loin sur le chemin de la sainteté.Merci pour cette si belle entreprise dont le monde a bien besoin !!! Sibylle

Je puis dire sans hésitation que je suis plutot privilégiée, ayant une famille géniale, des amis qui m'aident beaucoup et beaucoup d'exemples autour de moi...ce qui ne m'empeche pas de me rendre compte de la misère qui peux éxister sur la terre...je sais que j'ai de la chance et je prie le Seigneur de donner cette chance à d'autres enfants du monde, victimes de la guerre, de la faim ou des maladies...étant jeune, je ne peux rien offrir de plus que ma prière...
je ne doute pas que vous aurez beaucoup de jeunes qui s'inscriront !!! c'est une idée formidable !!!!

Ce lien avec le Saint Père nous fait l'aimer comme un Père ! cela me plait beaucoup