Le Pape parle aux Enfants

 

Certains enfants sont nés dans les camps de réfugiés: eux aussi ont droit à un avenir.

CERTAINS ENFANTS SONT NÉS DANS LES
CAMPS DE RÉFUGIÉS: EUX AUSSI ONT DROIT À UN AVENIR

“Nombreux sont en effet les jeunes qui sont poussés, pour différentes raisons, à vivre loin de leurs familles et de leurs pays. Les jeunes filles et les mineurs sont particulièrement à risque. Certains enfants et adolescents sont nés et ont grandi dans des "camps de réfugiés": eux aussi ont droit à un avenir! Je félicite ceux qui s'engagent en faveur des jeunes migrants, de leurs familles, pour leur intégration dans le milieu du travail et de l'école; j'invite les communautés ecclésiales à accueillir avec sympathie les jeunes et les plus petits avec leurs parents, en cherchant à comprendre leur histoire et à favoriser leur insertion.

© Copyright L'OSSERVATORE ROMANO

 Chers jeunes migrants! Engagez-vous à construire avec ceux de votre âge, une société plus juste et plus fraternelle, en accomplissant vos devoirs, en respectant la loi et en ne vous laissant jamais emporter par la violence. Je vous confie tous à Marie, Mère de l'humanité tout entière.”

(S.S. Benoît XVI, Angélus, Dimanche 13 janvier 2008

 

Jean Paul II appelle les enfants

Jean-Paul II a écrit dans sa lettre Rosarium Virginis Mariae en 2002 : « Il est beau et fécond également de confier à cette prière le chemin de croissance des enfants. Prier le chapelet pour ses enfants, et mieux encore avec ses enfants – dès l’âge le plus tendre – n’est certes pas la solution à tous les problèmes, mais constitue une aide spirituelle à ne pas sous-estimer. »

La place des Enfants dans leur Famille

 

Saint-Siège - 14 mai 2009
A Nazareth, Benoît XVI défend le caractère sacré de la famille
 
Nazareth
Jeudi 14 mai, le pape Benoît XVI a célébré la messe à Nazareth, ville de l'Annonciation et de la Sainte Famille. Au Mont du Précipice, devant 40.000 personnes, a clôturé l'Année de la famille, organisée par l'Eglise catholique de Terre Sainte. Il a encouragé le témoignage des couples mariés pour bâtir une civilisation de l'amour.

Nazareth, ville de l'Annonciation et de la Sainte Famille, se situe à une centaine de kilomètres de Jérusalem. Benoît XVI a été accueilli par les maires de Nazareth et de Illit, par le Vicaire patriarcal latin pour Israël, Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, et par Mgr Paul Nabil Sayyah, évêque maronite de Haifa et de Terre Sainte. Il a salué les fidèles rassemblés dans un amphithéâtre à proximité d'une forêt et dédié au pape Jean XXIII. Après le salut de Mgr Elias Chacour, évêque melchite de Galilée, il a présidé la messe, à laquelle assistait le Président de l'Etat d'Israël, M. Shimon Peres.

Dans son homélie, le pape a dit que devant Marie, Joseph et Jésus, nous sommes portés à considérer le caractère sacré de la famille qui "selon le plan de Dieu, est fondée sur la fidélité d'un homme et d'une femme unis pour toute la vie dans l'alliance du mariage et ouverts au don divin de la vie. Les hommes et les femmes de notre temps ont un tel besoin de redécouvrir et de faire leur cette vérité fondamentale, qui est à la base de la société! Et combien est important le témoignage de couples mariés pour la formation de consciences droites et l'édification d'une civilisation de l'amour! Chacun dans la famille, du plus petit des enfants ou du parent le plus âgé, est apprécié pour lui-même... On perçoit quelque chose du rôle essentiel de la famille comme première pierre d'une société accueillante et bien organisée. Et nous pouvons prendre aussi la mesure, à l'intérieur d'une communauté plus large, des devoirs de l'Etat en vue de soutenir la famille et ses droits propres, afin aussi de faire en sorte que toutes les familles puissent vivre et s'épanouir dans des conditions dignes".
 

Prédication après la lecture de l'Evangile.

 

Alliance d'un homme et d'une femme dans les conditions prévues par la loi.

 

Célébration qui commémore le sacrifice du Christ.

 

Collaborateur du curé dans une paroisse.

Rôle des femmes, exemple de Joseph

Dans cette ville de l'Annonciation, on pense naturellement à Marie, la "pleine de grâce", a ajouté le pape qui a souligné que "Nazareth nous remet en mémoire le besoin que nous avons de reconnaître et de respecter ces dons de Dieu que sont la dignité et le rôle propre des femmes ainsi que leurs charismes et talents particuliers. Que ce soit comme mères de famille, ou bien par leur présence au travail ou dans les institutions de la société ou encore à travers une vocation particulière à suivre le Seigneur par les conseils évangéliques de chasteté, pauvreté et obéissance, les femmes ont un rôle indispensable pour créer cette 'écologie humaine' dont notre monde et cette terre ont un si grand besoin: c'est un environnement où les enfants apprennent à aimer et à accueillir les autres, à être honnêtes et respectueux envers tous, à pratiquer les vertus de miséricorde et de pardon".

A travers l'exemple "fort et paternel" de Joseph, Jésus a appris "les vertus d'une piété vigoureuse, la fidélité à la parole donnée, la droiture et le dur labeur. Dans le charpentier de Nazareth, il découvrait comment l'autorité placée au service de l'amour est infiniment plus féconde que le pouvoir qui cherche à dominer. Notre monde a tant besoin d'être guidé par l'exemple, la force paisible d'hommes comme Joseph!".

Benoît XVI a ensuite invités les enfants à aider leurs parents à "découvrir plus pleinement l'amour qui donne à nos vies leur sens le plus profond" et leur a rappelé que "dans la sainte Famille de Nazareth, c'était Jésus qui enseignait à Marie et à Joseph quelque chose de la grandeur de l'amour de Dieu". Puis il a demandé à tous de renouveler leur engagement à être "ferment de respect et d'amour dans le monde qui nous entoure. Ce mont du précipice nous rappelle...que le message du Seigneur était parfois source de contradiction et de conflit pour ses auditeurs. Et ces dernières années, Nazareth a malheureusement connu des tensions, dont le monde entier a eu l'écho, et qui ont entamé les relations entre les communautés chrétiennes et musulmanes. J'invite les personnes de bonne volonté de ces deux communautés à remédier aux dommages qui ont été causés et, dans la fidélité à notre foi commune au Dieu unique, Père de la famille humaine, je leur demande de travailler à construire des ponts et de trouver les moyens de vivre paisiblement ensemble. Que chacun rejette le pouvoir destructeur de la haine et des préjugés, qui porte la mort dans l'âme des personnes avant de tuer les corps!"

Benoît XVI a conclu en remerciant ceux qui "s'efforcent...d'éduquer les nouvelles générations sur les chemins de la paix. Je remercie de manière particulière, a-t-il ajouté, les efforts des Eglises locales qui, notamment à travers leurs écoles et leurs institutions de charité, cherchent à briser les murs et à offrir un terrain favorable pour les rencontres, le dialogue, la réconciliation et la solidarité". Il a enfin encouragé les éducateurs à "témoigner avec persévérance de l'Evangile, à garder confiance dans le triomphe de la bonté et de la vérité, et à croire que Dieu donnera la croissance à toute initiative qui tend à l'extension du Royaume de sainteté, de solidarité, de justice et de paix".

A la fin de la messe, le pape a béni les premières pierres du Centre international de la Famille, du Parc mémorial Jean-Paul II et de l'Université Benoît XVI. Il s'est ensuite rendu au couvent franciscain de Nazareth où il a déjeuné avec les évêques locaux et la communauté. A la fin du repas, il a rencontré en privé, dans une salle du couvent, le premier Ministre israélien, M. Benjamin Netanyahu, puis a rejoint le sanctuaire de l'Annonciation de Nazareth.

 

 www.eglise.catholique.fr

 

 

Le Pape compte sur la Prière des enfants

  

 

JEAN-PAUL II

 

LETTRE DU PAPE AUX ENFANTS 
EN L'ANNÉE DE LA FAMILLE

   

Mes chers enfants,

 

Jésus est né

 

D'ici quelques jours, nous célébrerons Noël, une fête vécue intensément par tous les enfants dans chaque famille.

Cette année, ce sera une plus grande fête encore, parce que c'est l'Année de la Famille. 

Avant qu'elle ne s'achève, je désire m'adresser à vous, enfants du monde entier, pour partager avec vous la joie de cet événement riche de sens.

Noël, c'est la fête d'un Enfant, d'un nouveau-né.

C'est donc votre fête! Vous l'attendez avec impatience et vous vous y préparez avec joie, en comptant les jours et presque les heures qui vous séparent de la sainte Nuit de Bethléem.

Il me semble que je vous vois: vous préparez la crèche, à la maison, à la paroisse, en tout lieu du monde, en reconstituant le climat et le cadre de la naissance du Sauveur.

C'est vrai! Au moment de Noël, l'étable et la mangeoire occupent dans l'Église la première place. Et tous se dépêchent d'y aller en pèlerinage spirituel, comme les bergers dans la nuit de la naissance de Jésus.

Plus tard, ce sont les Mages qui viendront de l'Orient lointain, en suivant l'étoile, jusqu'à l'endroit où a été déposé le Rédempteur de l'univers.

Et vous aussi, pendant le temps de Noël, vous visitez les crèches en vous arrêtant pour regarder l'Enfant déposé sur la paille.

Vous fixez votre regard sur sa Mère, sur saint Joseph, gardien du Rédempteur. En contemplant la Sainte Famille, vous pensez à votre famille, celle où vous êtes venus au monde.

Vous pensez à votre maman, qui vous a mis au jour, et à votre papa. Ils prennent soin de la vie de la famille et de votre éducation.

En effet, la mission des parents n'est pas seulement d'avoir des enfants, mais aussi de les éduquer dès leur naissance.

Mes chers enfants, je vous écris en pensant à l'époque où, voici bien des années, j'étais un enfant comme vous.

Je vivais alors moi aussi dans le climat de paix de Noël, et, quand brillait l'étoile de Bethléem, je me dépêchais d'aller à la crèche avec mes camarades, pour revivre ce qui s'est passé il y a deux mille ans en Palestine.

Nous, les enfants, nous exprimions notre joie d'abord par le chant. Comme ils sont beaux et émouvants, les chants de Noël, dont la tradition de tous les peuples entoure la crèche! Que d'idées profondes y sont contenues, et surtout quelle joie, quelle tendresse ils expriment pour l'Enfant divin venu au monde dans la nuit sainte!

Les jours qui suivent la naissance de Jésus sont également des jours de fête: ainsi, huit jours plus tard, on rappelle que, comme le voulait la tradition de l'Ancien Testament, l'Enfant reçut un nom: il fut appelé Jésus.

Quarante jours plus tard, on commémore sa présentation au Temple, comme cela se faisait pour chaque fils aîné en Israël. A cette occasion, il y eut une rencontre extraordinaire: quand la Vierge Marie arriva au Temple avec l'Enfant, le vieillard Syméon vint au-devant d'elle; il prit dans ses bras le petit Jésus et prononça ces paroles prophétiques: « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole.

Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple » (Lc2, 29-32).

Puis, s'adressant à Marie, sa mère, il ajouta: « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division.

Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre » (Lc 2, 34-35). Ainsi donc, dès les premiers jours de la vie de Jésus retentit l'annonce de la Passion, à laquelle sera un jour associée sa Mère, Marie: le Vendredi saint, elle se tiendra silencieuse au pied de la Croix de son Fils.

D'ailleurs, il ne faudra pas attendre longtemps après la naissance pour voir le petit Jésus exposé à un grand danger: le cruel roi Hérode ordonnera de tuer les enfants de moins de deux ans et Jésus sera obligé de fuir en Égypte avec ses parents.

Je suis certain que vous connaissez bien ces événements liés à la naissance de Jésus. Vous en entendez le récit par vos parents, par les prêtres, les professeurs, les catéchistes, et, chaque année, vous les revivez spirituellement au cours des fêtes de Noël, avec toute l'Église. Vous savez donc les aspects dramatiques de l'enfance de Jésus.

Mes chers amis, dans l'histoire de l'Enfant de Bethléem, vous pouvez reconnaître le sort des enfants du monde entier.

 S'il est vrai qu'un enfant représente non seulement la joie de ses parents, mais aussi celle de l'Église et de la société tout entière, il est vrai également qu'à notre époque il y a malheureusement beaucoup d'enfants qui, en divers endroits du monde, souffrent et sont menacés: ils endurent la faim et la misère, ils meurent de maladie et de malnutrition, ils tombent victimes des guerres, ils sont aban- donnés par leurs parents et condamnés à rester sans toit, privés de la chaleur de leur famille; ils subissent de nombreuses formes de violence et d'oppression de la part des adultes.

Comment est-il possible de rester in- différent face à la souffrance de tant d'en- fants, surtout quand, d'une manière ou d'une autre, elle est provoquée par les adultes?

 

Jésus donne la Vérité

 

L'Enfant, qu'à Noël nous contemplons déposé dans la mangeoire, a grandi avec les années. A douze ans, comme vous le savez, il se rendit pour la première fois, avec Marie et Joseph, de Nazareth à Jérusalem à l'occasion de la fête de Pâques.

Là, perdu dans la foule des pèlerins, il se sépara de ses parents et, avec ses autres camarades, il se mit à écouter les Docteurs du Temple, comme pour une « leçon de catéchisme ». En effet, les fêtes étaient de bonnes occasions pour transmettre la foi aux jeunes qui avaient plus ou moins l'âge de Jésus.

Mais il arriva que, pendant cette rencontre, l'Adolescent extraordinaire venu de Nazareth ne se contenta pas de poser des questions très intelligentes: il com- mença lui-même à donner des réponses profondes à ceux qui étaient ses maîtres.

Plus encore que les questions, les réponses stupéfièrent les Docteurs du Temple. C'est le même étonnement qui, par la suite, accom- pagnerait la prédication publique de Jésus: l'épisode du Temple de Jérusalem n'était que le début et, pour ainsi dire, la préfiguration de ce qui arriverait quelques années plus tard.

Chers jeunes qui avez le même âge que Jésus alors, douze ans, ne pensez-vous pas ici aux cours de catéchisme qui se donnent à la paroisse ou à l'école, des cours auxquels vous êtes invités à prendre part?

Je voudrais vous poser quelques questions: quelle est votre attitude à l'égard des cours de catéchisme? Y participez-vous autant que Jésus au Temple à douze ans? Avez-vous à cœur de les suivre à l'école ou en paroisse? Vos parents vous y aident-ils?

A l'âge de douze ans, Jésus fut tellement absorbé par cette catéchèse dans le Temple de Jérusalem qu'il alla presque jusqu'à en oublier ses parents eux-mêmes.

Marie et Joseph, qui cheminaient avec d'autres pèlerins sur la route du retour vers Nazareth, se rendirent compte bien vite de son absence.

Les recherches furent longues. Ils revinrent sur leurs pas et c'est seulement le troisième jour qu'ils réussirent à le trouver à Jérusalem, dans le Temple. « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela?

Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi! » (Lc 2, 48). Comme la réponse de Jésus est étrange, et comme elle fait réfléchir! « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché? - leur dit-il - Ne le saviez-vous pas?

C'est chez mon Père que je dois être » (Lc 2, 49). C'était une réponse difficile à accepter. L'évangéliste Luc ajoute simplement que Marie « gardait dans son cœur tous ces événements » (2, 51).

En effet, c'était une réponse qui n'allait devenir compréhensible que plus tard, quand Jésus, adulte, commencerait à prêcher, en déclarant qu'il était prêt, pour son Père des cieux, à faire face à toute souffrance et même à la mort sur la croix.

De Jérusalem, Jésus retourna avec Marie et Joseph à Nazareth où il vécut en leur étant soumis (cf. Lc2, 51).

Pendant cette période, qui précède le début de sa prédication pu- blique, l'Évangile note seulement qu'il « grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes » (Lc 2, 52).

Chers jeunes, chez l'Enfant que vous admirez dans la crèche, sachez déjà voir le garçon de douze ans qui parle dans le Temple de Jérusalem avec les Docteurs.

C'est le même homme, adulte, qui plus tard, à trente ans, commencera à annoncer la Parole de Dieu, choisira les douze Apôtres, sera suivi par des foules assoiffées de vérité. Il confirmera à chaque pas son enseignement exceptionnel par les signes de la puissance divine: il rendra la vue aux aveugles, guérira les malades, ressuscitera même les morts. Et parmi les morts rappelés à la vie, il y aura la fille de Jaïre, âgée de douze ans, il y aura le fils de la veuve de Naïn, rendu vivant à sa mère en larmes.

C'est bien ainsi que cela s'est passé: cet Enfant qui vient de naître, une fois devenu grand, Maître de la Vérité divine, montrera une extraordinaire affection pour les enfants. Il dira aux Apôtres: « Laissez les enfants venir à moi.

Ne les empêchez pas », et il ajoutera: « Car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent » (Mc 10, 14). Une autre fois, comme les Apôtres discutaient sur la question de savoir qui était le plus grand, il leur présentera un enfant et leur dira: « Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux » (Mt18, 3).

En cette occasion, il donnera aussi cet avertissement avec la plus grande sévérité: « Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu'on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on l'engloutisse en pleine mer » (Mt18, 6).

Comme l'enfant est important aux yeux de Jésus! On pourrait même faire remarquer quel'Évangile est traversé en profondeur par la vérité sur l'enfant. On pourrait aller jusqu'à le lire dans son ensemble comme l'« Évangile de l'enfant».

Que veut dire en effet: « Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux »? Jésus ne fait-il pas de l'enfant un modèle même pour les adultes?

Chez l'enfant, il y a quelque chose qui ne doit jamais faire défaut à celui qui veut entrer dans le Royaume des cieux. Le ciel est promis à tous ceux qui sont simples comme les enfants, à tous ceux qui, comme eux, sont remplis d'un esprit d'abandon dans la confiance, purs et riches de bonté.

Eux seuls peuvent retrouver en Dieu un Père et devenir à leur tour, grâce à Jésus, des fils de Dieu.

N'est-ce pas là le grand message de Noël? Nous lisons chez saint Jean: « Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous » (1, 14); et encore: « Tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (1, 12). Enfant de Dieu!

Vous, chers jeunes, vous êtes les fils et les filles de vos parents. Or, Dieu veut que nous soyons tous ses fils adoptifs par grâce. C'est là que réside la vraie source de la joie de Noël, dont je vous parle au terme de l'Année de la Famille. Réjouissez-vous de cet « Évan- gile de la filiation divine ».

Dans cette joie, que les prochaines fêtes de Noël portent beaucoup de fruits, en l'Année de la Famille!

 

Jésus se donne lui-même

 

Chers amis, la première communion est sans aucun doute une rencontre inoubliable avec Jésus; c'est un jour qu'il faut se rappeler comme l'un des plus beaux de sa vie. L'Eucharistie, instituée par le Christ la veille de sa Passion, au cours de la dernière Cène, est un sacrement de la Nouvelle Alliance, et c'est même le plus grand des sacrements.

Le Seigneur s'y donne en nourriture des âmes sous les espèces du pain et du vin. Les enfants le reçoivent solennellement une première fois - précisément à la première communion - et ils sont invités à le recevoir par la suite le plus souvent possible pour rester dans une relation d'amitié intime avec Jésus.

Pour accéder à la communion, il faut, comme vous le savez, avoir reçu le baptême: c'est le premier des sacrements et le plus nécessaire pour le salut.

C'est un grand événement que le baptême! Au cours des premiers siècles de l'Église, quand c'étaient surtout des adultes qui recevaient le baptême, la cérémonie s'achevait par la participation à l'Eucharistie et elle avait la solennité qui accompagne aujourd'hui la première communion.

Par la suite, quand on commença à donner le baptême surtout aux nouveau-nés - c'est aussi le cas de beaucoup d'entre vous, chers enfants, qui ne pouvez pas vous rappeler le jour de votre baptême -, la fête la plus solennelle fut reportée au moment de la première communion.

Tout garçon et toute fille de famille catholique connaît bien cette coutume: la première communion est vécue comme une grande fête de famille. Ce jour-là, avec le premier communiant, ses parents, ses parrain et marraine, ses frères et sœurs ont part à l'Eucharistie, et parfois les professeurs et les éducateurs aussi.

En outre, le jour de la première communion est une grande fête dans la paroisse. Je me rappelle comme si c'était hier le jour où, avec mes camarades, je reçus pour la première fois l'Eucharistie dans l'église paroissiale de ma ville natale.

On a l'habitude de fixer cet événement par une photographie de famille, pour qu'il ne soit pas oublié. De telles photos suivent en général une personne pendant le reste de ses jours.

Avec le temps, on revit, en tournant les pages de l'album, l'atmosphère de ces moments; on revient à la pureté et à la joie que l'on a éprouvées dans la rencontre de Jésus, qui, par amour, s'est fait Rédempteur de l'homme.

Dans l'histoire de l'Église, l'Eucharistie a été pour bien des enfants une source de force spirituelle, parfois même d'héroïsme!

Comment ne pas rappeler, par exemple, le souvenir de jeunes saints, garçons et filles, qui ont vécu au cours des premiers siècles et sont aujourd'hui encore connus et vénérés dans toute l'Église? Sainte Agnès, qui vécut à Rome, sainte Agathe, martyrisée en Sicile, saint Tarcisius, un jeune garçon appelé à juste titre martyr de l'Eucharistie parce qu'il préféra mourir plutôt que d'abandonner Jésus qu'il portait avec lui sous les espèces du pain.

Ainsi, tout au long des siècles jusqu'en notre temps, il ne manque pas d'enfants et de jeunes parmi les saints et les bienheureux de l'Église. 

De même que, dans l'Évangile, Jésus montre une confiance particulière à l'égard des enfants, ainsi sa mère, Marie, n'a pas manqué de réserver aux petits, au cours de l'histoire, sa sollicitude maternelle. Pensez à sainte Bernadette de Lourdes, aux enfants de La Salette et, en notre siècle, à Lucie, François et Jacinthe de Fatima.

Je vous parlais à l'instant de l'« Évangile de l'enfant »: n'a-t-il pas trouvé à notre époque une expression particulière dans la spiritualité de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus?

C'est bien vrai: Jésus et sa Mère choisissent souvent des enfants pour leur confier des missions de grande importance pour la vie de l'Église et de l'humanité. Je n'en ai nommé que quelques-uns qui sont universellement connus, mais il en existe bien d'autres qui sont moins célèbres!

Le Rédempteur de l'humanité semble partager avec eux sa sollicitude pour les autres, pour les parents et pour leurs camarades, garçons et filles. Il attend tellement leur prière! Quel pouvoir immense a la prière des enfants! 

Elle devient un modèle pour les adultes eux-mêmes: prier avec une confiance simple et totale veut dire prier comme savent prier les enfants.

J'en viens maintenant à un point important de ma lettre: au terme de l'Année de la Famille, c'est à votre prière, chers petits amis, que je désire confier les problèmes de votre famille et de toutes celles du monde.

Et ce n'est pas tout: j'ai encore d'autres intentions à vous recommander. Le Pape compte beaucoup sur votre prière. 

Nous devons prier ensemble, prier beaucoup, afin que l'humanité, formée de plusieurs milliards d'êtres humains, devienne toujours davantage la famille de Dieu et puisse vivre dans la paix.

J'ai rappelé en commençant les indicibles souffrances que tant d'enfants ont connues en ce siècle, et celles que beaucoup d'entre eux continuent à subir aujourd'hui. Com- bien tombent en ces jours, victimes de la haine qui sévit en diverses régions de la terre, dans les Balkans, par exemple, et dans certains pays d'Afrique!

C'est précisément en méditant sur ces événements, qui remplissent nos cœurs de douleur, que j'ai décidé de vous demander, chers enfants, chers jeunes, de vous charger de prier pour la paix. 

Vous le savez bien: l'amour et la concorde construisent la paix, la haine et la violence la détruisent. Instinctivement, vous fuyez la haine et vous êtes attirés par l'amour: c'est pourquoi le Pape est certain que vous ne repousserez pas sa demande, mais que vous vous unirez à sa prière pour la paix dans le monde avec l'enthousiasme que vous mettez à prier pour la paix et pour la concorde dans vos familles.

 

Louez le nom du Seigneur!

 

Permettez, chers enfants, qu'au terme de cette Lettre je vous rappelle les paroles d'un psaume qui m'ont toujours ému: Laudate pueri Dominum! Louez, enfants du Seigneur, louez le nom du Seigneur. Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour toujours! Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du Seigneur (cf. Ps 112113, 1-3)!

Tandis que je médite les paroles de ce psaume, passent devant mes yeux les visages des enfants du monde entier, de l'orient à l'occident, du nord au midi. Et c'est à vous, mes petits amis, sans distinction de langue, de race ou de nationalité, que je dis: Louez le nom du Seigneur!

Et puisque l'homme doit louer Dieu avant tout par sa vie, n'oubliez pas ce que Jésus, à l'âge de douze ans, dit à sa Mère et à Joseph dans le Temple de Jérusalem: « Ne le saviez-vous pas? C'est chez mon Père que je dois être » (Lc 2, 49).

L'homme loue Dieu quand il suit la voix qui l'appelle. Dieu appelle tout homme, et sa voix se fait entendre déjà dans l'âme de l'enfant: il l'appelle à vivre dans le mariage ou à être prêtre; il l'appelle à la vie consacrée ou peut-être au travail dans les missions...

Qui sait? Priez, chers garçons, chères filles, pour découvrir votre vocation et pour la suivre avec générosité.

Louez le nom du Seigneur! Les enfants de tous les continents, dans la nuit de Bethléem, regardent avec foi l'Enfant nouveau-né et ils vivent la grande joie de Noël. En chantant dans leurs langues, ils louent le nom du Seigneur.

C'est ainsi que, par toute la terre, se répandent les mélodies attachantes de Noël. Ce sont des paroles tendres, émouvantes, qui résonnent dans toutes les langues des hommes; c'est comme un chant de fête qui s'élève de toute la terre, qui s'unit à celui des Anges, messagers de la gloire de Dieu, au-dessus de l'étable de Bethléem. « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » (Lc 2, 14). Le Fils bien-aimé de Dieu se présente parmi nous comme un nouveau-né; autour de Lui, les enfants de toutes les nations de la terre sentent sur eux le regard rempli d'amour de notre Père des cieux et ils se réjouissent parce que Dieu les aime.

L'homme ne peut vivre sans amour. Il est appelé à aimer Dieu et son prochain, mais pour aimer en vérité, il doit avoir la certitude que Dieu l'aime.

Dieu vous aime, mes chers enfants! Voilà ce que je veux vous dire au terme de l'Année de la Famille et à l'occasion de ces fêtes de Noël qui sont vos fêtes à un titre particulier.

Je souhaite qu'elles soient pour vous joyeuses et sereines; je souhaite qu'elles vous permettent de faire une expérience plus intense de l'amour de vos parents, de vos frères, de vos sœurs et des autres membres de votre famille.

Que cet amour s'étende à votre communauté tout entière, et même au monde entier, grâce à vous, chers jeunes et chers enfants. Alors l'amour atteindra ceux qui en ont particulièrement besoin, surtout ceux qui souffrent et ceux qui sont abandonnés. Y a-t-il une joie plus grande que celle que donne l'amour?

Y a-t-il une joie plus grande que celle que toi, Jésus, tu mets à Noël dans l'esprit des hommes, en particulier dans celui des enfants?

Lève ta petite main, Enfant divin, 
et bénis tes jeunes amis, 
bénis les enfants de toute la terre!

Du Vatican, le 13 décembre 1994.

 

 

 

Copyright © Libreria Editrice Vaticana

Les enfants! le Pape compte sur votre Prière

 JEAN-PAUL II

 

LETTRE DU PAPE AUX ENFANTS 
EN L'ANNÉE DE LA FAMILLE

   

Mes chers enfants,

Jésus est né

D'ici quelques jours, nous célébrerons Noël, une fête vécue intensément par tous les enfants dans chaque famille. Cette année, ce sera une plus grande fête encore, parce que c'est l'Année de la Famille. Avant qu'elle ne s'achève, je désire m'adresser à vous, enfants du monde entier, pour partager avec vous la joie de cet événement riche de sens.

Noël, c'est la fête d'un Enfant, d'un nouveau-né. C'est donc votre fête! Vous l'attendez avec impatience et vous vous y préparez avec joie, en comptant les jours et presque les heures qui vous séparent de la sainte Nuit de Bethléem.

Il me semble que je vous vois: vous préparez la crèche, à la maison, à la paroisse, en tout lieu du monde, en reconstituant le climat et le cadre de la naissance du Sauveur.

C'est vrai! Au moment de Noël, l'étable et la mangeoire occupent dans l'Église la première place. Et tous se dépêchent d'y aller en pèlerinage spirituel, comme les bergers dans la nuit de la naissance de Jésus.

Plus tard, ce sont les Mages qui viendront de l'Orient lointain, en suivant l'étoile, jusqu'à l'endroit où a été déposé le Rédempteur de l'univers.

Et vous aussi, pendant le temps de Noël, vous visitez les crèches en vous arrêtant pour regarder l'Enfant déposé sur la paille.

Vous fixez votre regard sur sa Mère, sur saint Joseph, gardien du Rédempteur.

En contemplant la Sainte Famille, vous pensez à votre famille, celle où vous êtes venus au monde. Vous pensez à votre maman, qui vous a mis au jour, et à votre papa. Ils prennent soin de la vie de la famille et de votre éducation. En effet, la mission des parents n'est pas seulement d'avoir des enfants, mais aussi de les éduquer dès leur naissance.

Mes chers enfants, je vous écris en pensant à l'époque où, voici bien des années, j'étais un enfant comme vous.

Je vivais alors moi aussi dans le climat de paix de Noël, et, quand brillait l'étoile de Bethléem, je me dépêchais d'aller à la crèche avec mes camarades, pour revivre ce qui s'est passé il y a deux mille ans en Palestine.

Nous, les enfants, nous exprimions notre joie d'abord par le chant. Comme ils sont beaux et émouvants, les chants de Noël, dont la tradition de tous les peuples entoure la crèche! Que d'idées profondes y sont contenues, et surtout quelle joie, quelle tendresse ils expriment pour l'Enfant divin venu au monde dans la nuit sainte!

Les jours qui suivent la naissance de Jésus sont également des jours de fête: ainsi, huit jours plus tard, on rappelle que, comme le voulait la tradition de l'Ancien Testament, l'Enfant reçut un nom: il fut appelé Jésus. Quarante jours plus tard, on commémore sa présentation au Temple, comme cela se faisait pour chaque fils aîné en Israël.

A cette occasion, il y eut une rencontre extraordinaire: quand la Vierge Marie arriva au Temple avec l'Enfant, le vieillard Syméon vint au-devant d'elle; il prit dans ses bras le petit Jésus et prononça ces paroles prophétiques: « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple » (Lc2, 29-32).

Puis, s'adressant à Marie, sa mère, il ajouta: « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre » (Lc 2, 34-35).

Ainsi donc, dès les premiers jours de la vie de Jésus retentit l'annonce de la Passion, à laquelle sera un jour associée sa Mère, Marie: le Vendredi saint, elle se tiendra silencieuse au pied de la Croix de son Fils.

D'ailleurs, il ne faudra pas attendre longtemps après la naissance pour voir le petit Jésus exposé à un grand danger: le cruel roi Hérode ordonnera de tuer les enfants de moins de deux ans et Jésus sera obligé de fuir en Égypte avec ses parents.

Je suis certain que vous connaissez bien ces événements liés à la naissance de Jésus. Vous en entendez le récit par vos parents, par les prêtres, les professeurs, les catéchistes, et, chaque année, vous les revivez spirituellement au cours des fêtes de Noël, avec toute l'Église. Vous savez donc les aspects dramatiques de l'enfance de Jésus.

Mes chers amis, dans l'histoire de l'Enfant de Bethléem, vous pouvez reconnaître le sort des enfants du monde entier. 

S'il est vrai qu'un enfant représente non seulement la joie de ses parents, mais aussi celle de l'Église et de la société tout entière, il est vrai également qu'à notre époque il y a malheureusement beaucoup d'enfants qui, en divers endroits du monde, souffrent et sont menacés: ils endurent la faim et la misère, ils meurent de maladie et de malnutrition, ils tombent victimes des guerres, ils sont aban- donnés par leurs parents et condamnés à rester sans toit, privés de la chaleur de leur famille; ils subissent de nombreuses formes de violence et d'oppression de la part des adultes.

Comment est-il possible de rester in- différent face à la souffrance de tant d'en- fants, surtout quand, d'une manière ou d'une autre, elle est provoquée par les adultes?

Jésus donne la Vérité

L'Enfant, qu'à Noël nous contemplons déposé dans la mangeoire, a grandi avec les années.

A douze ans, comme vous le savez, il se rendit pour la première fois, avec Marie et Joseph, de Nazareth à Jérusalem à l'occasion de la fête de Pâques.

Là, perdu dans la foule des pèlerins, il se sépara de ses parents et, avec ses autres camarades, il se mit à écouter les Docteurs du Temple, comme pour une « leçon de catéchisme ».

En effet, les fêtes étaient de bonnes occasions pour transmettre la foi aux jeunes qui avaient plus ou moins l'âge de Jésus. Mais il arriva que, pendant cette rencontre, l'Adolescent extraordinaire venu de Nazareth ne se contenta pas de poser des questions très intelligentes: il com- mença lui-même à donner des réponses profondes à ceux qui étaient ses maîtres. Plus encore que les questions, les réponses stupéfièrent les Docteurs du Temple.

C'est le même étonnement qui, par la suite, accom- pagnerait la prédication publique de Jésus: l'épisode du Temple de Jérusalem n'était que le début et, pour ainsi dire, la préfiguration de ce qui arriverait quelques années plus tard.

Chers jeunes qui avez le même âge que Jésus alors, douze ans, ne pensez-vous pas ici aux cours de catéchisme qui se donnent à la paroisse ou à l'école, des cours auxquels vous êtes invités à prendre part?

Je voudrais vous poser quelques questions: quelle est votre attitude à l'égard des cours de catéchisme?

Y participez-vous autant que Jésus au Temple à douze ans?

Avez-vous à cœur de les suivre à l'école ou en paroisse? Vos parents vous y aident-ils?

A l'âge de douze ans, Jésus fut tellement absorbé par cette catéchèse dans le Temple de Jérusalem qu'il alla presque jusqu'à en oublier ses parents eux-mêmes.

Marie et Joseph, qui cheminaient avec d'autres pèlerins sur la route du retour vers Nazareth, se rendirent compte bien vite de son absence. Les recherches furent longues. Ils revinrent sur leurs pas et c'est seulement le troisième jour qu'ils réussirent à le trouver à Jérusalem, dans le Temple. « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi! » (Lc 2, 48).

Comme la réponse de Jésus est étrange, et comme elle fait réfléchir! « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché? - leur dit-il - Ne le saviez-vous pas? C'est chez mon Père que je dois être » (Lc 2, 49). C'était une réponse difficile à accepter. L'évangéliste Luc ajoute simplement que Marie « gardait dans son cœur tous ces événements » (2, 51). En effet, c'était une réponse qui n'allait devenir compréhensible que plus tard, quand Jésus, adulte, commencerait à prêcher, en déclarant qu'il était prêt, pour son Père des cieux, à faire face à toute souffrance et même à la mort sur la croix.

De Jérusalem, Jésus retourna avec Marie et Joseph à Nazareth où il vécut en leur étant soumis (cf. Lc2, 51). Pendant cette période, qui précède le début de sa prédication pu- blique, l'Évangile note seulement qu'il « grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes » (Lc 2, 52).

Chers jeunes, chez l'Enfant que vous admirez dans la crèche, sachez déjà voir le garçon de douze ans qui parle dans le Temple de Jérusalem avec les Docteurs.

C'est le même homme, adulte, qui plus tard, à trente ans, commencera à annoncer la Parole de Dieu, choisira les douze Apôtres, sera suivi par des foules assoiffées de vérité. Il confirmera à chaque pas son enseignement exceptionnel par les signes de la puissance divine: il rendra la vue aux aveugles, guérira les malades, ressuscitera même les morts. Et parmi les morts rappelés à la vie, il y aura la fille de Jaïre, âgée de douze ans, il y aura le fils de la veuve de Naïn, rendu vivant à sa mère en larmes.

C'est bien ainsi que cela s'est passé: cet Enfant qui vient de naître, une fois devenu grand, Maître de la Vérité divine, montrera une extraordinaire affection pour les enfants. Il dira aux Apôtres: « Laissez les enfants venir à moi.

Ne les empêchez pas », et il ajoutera: « Car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent » (Mc 10, 14). Une autre fois, comme les Apôtres discutaient sur la question de savoir qui était le plus grand, il leur présentera un enfant et leur dira: « Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux » (Mt18, 3). En cette occasion, il donnera aussi cet avertissement avec la plus grande sévérité: « Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu'on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on l'engloutisse en pleine mer » (Mt18, 6).

Comme l'enfant est important aux yeux de Jésus! 

On pourrait même faire remarquer quel'Évangile est traversé en profondeur par la vérité sur l'enfant. On pourrait aller jusqu'à le lire dans son ensemble comme l'« Évangile de l'enfant».

Que veut dire en effet: « Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux »? Jésus ne fait-il pas de l'enfant un modèle même pour les adultes?

Chez l'enfant, il y a quelque chose qui ne doit jamais faire défaut à celui qui veut entrer dans le Royaume des cieux. Le ciel est promis à tous ceux qui sont simples comme les enfants, à tous ceux qui, comme eux, sont remplis d'un esprit d'abandon dans la confiance, purs et riches de bonté. Eux seuls peuvent retrouver en Dieu un Père et devenir à leur tour, grâce à Jésus, des fils de Dieu.

N'est-ce pas là le grand message de Noël? Nous lisons chez saint Jean: « Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous » (1, 14); et encore: « Tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (1, 12). Enfant de Dieu! Vous, chers jeunes, vous êtes les fils et les filles de vos parents. Or, Dieu veut que nous soyons tous ses fils adoptifs par grâce. C'est là que réside la vraie source de la joie de Noël, dont je vous parle au terme de l'Année de la Famille. Réjouissez-vous de cet « Évan- gile de la filiation divine ». Dans cette joie, que les prochaines fêtes de Noël portent beaucoup de fruits, en l'Année de la Famille!

Jésus se donne lui-même

Chers amis, la première communion est sans aucun doute une rencontre inoubliable avec Jésus; c'est un jour qu'il faut se rappeler comme l'un des plus beaux de sa vie. L'Eucharistie, instituée par le Christ la veille de sa Passion, au cours de la dernière Cène, est un sacrement de la Nouvelle Alliance, et c'est même le plus grand des sacrements. Le Seigneur s'y donne en nourriture des âmes sous les espèces du pain et du vin. Les enfants le reçoivent solennellement une première fois - précisément à la première communion - et ils sont invités à le recevoir par la suite le plus souvent possible pour rester dans une relation d'amitié intime avec Jésus.

Pour accéder à la communion, il faut, comme vous le savez, avoir reçu le baptême: c'est le premier des sacrements et le plus nécessaire pour le salut. C'est un grand événement que le baptême! Au cours des premiers siècles de l'Église, quand c'étaient surtout des adultes qui recevaient le baptême, la cérémonie s'achevait par la participation à l'Eucharistie et elle avait la solennité qui accompagne aujourd'hui la première communion.

Par la suite, quand on commença à donner le baptême surtout aux nouveau-nés - c'est aussi le cas de beaucoup d'entre vous, chers enfants, qui ne pouvez pas vous rappeler le jour de votre baptême -, la fête la plus solennelle fut reportée au moment de la première communion. Tout garçon et toute fille de famille catholique connaît bien cette coutume: la première communion est vécue comme une grande fête de famille. Ce jour-là, avec le premier communiant, ses parents, ses parrain et marraine, ses frères et sœurs ont part à l'Eucharistie, et parfois les professeurs et les éducateurs aussi.

En outre, le jour de la première communion est une grande fête dans la paroisse. Je me rappelle comme si c'était hier le jour où, avec mes camarades, je reçus pour la première fois l'Eucharistie dans l'église paroissiale de ma ville natale. On a l'habitude de fixer cet événement par une photographie de famille, pour qu'il ne soit pas oublié. De telles photos suivent en général une personne pendant le reste de ses jours. Avec le temps, on revit, en tournant les pages de l'album, l'atmosphère de ces moments; on revient à la pureté et à la joie que l'on a éprouvées dans la rencontre de Jésus, qui, par amour, s'est fait Rédempteur de l'homme.

Dans l'histoire de l'Église, l'Eucharistie a été pour bien des enfants une source de force spirituelle, parfois même d'héroïsme! Comment ne pas rappeler, par exemple, le souvenir de jeunes saints, garçons et filles, qui ont vécu au cours des premiers siècles et sont aujourd'hui encore connus et vénérés dans toute l'Église? Sainte Agnès, qui vécut à Rome, sainte Agathe, martyrisée en Sicile, saint Tarcisius, un jeune garçon appelé à juste titre martyr de l'Eucharistie parce qu'il préféra mourir plutôt que d'abandonner Jésus qu'il portait avec lui sous les espèces du pain.

Ainsi, tout au long des siècles jusqu'en notre temps, il ne manque pas d'enfants et de jeunes parmi les saints et les bienheureux de l'Église. De même que, dans l'Évangile, Jésus montre une confiance particulière à l'égard des enfants, ainsi sa mère, Marie, n'a pas manqué de réserver aux petits, au cours de l'histoire, sa sollicitude maternelle. Pensez à sainte Bernadette de Lourdes, aux enfants de La Salette et, en notre siècle, à Lucie, François et Jacinthe de Fatima.

Je vous parlais à l'instant de l'« Évangile de l'enfant »: n'a-t-il pas trouvé à notre époque une expression particulière dans la spiritualité de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus? C'est bien vrai: Jésus et sa Mère choisissent souvent des enfants pour leur confier des missions de grande importance pour la vie de l'Église et de l'humani. Je n'en ai nommé que quelques-uns qui sont universellement connus, mais il en existe bien d'autres qui sont moins célèbres! Le Rédempteur de l'humanité semble partager avec eux sa sollicitude pour les autres, pour les parents et pour leurs camarades, garçons et filles. Il attend tellement leur prière! Quel pouvoir immense a la prière des enfants! Elle devient un modèle pour les adultes eux-mêmes: prier avec une confiance simple et totale veut dire prier comme savent prier les enfants.

J'en viens maintenant à un point important de ma lettre: au terme de l'Année de la Famille, c'est à votre prière, chers petits amis, que je désire confier les problèmes de votre famille et de toutes celles du monde.

Et ce n'est pas tout: j'ai encore d'autres intentions à vous recommander. Le Pape compte beaucoup sur votre prièreNous devons prier ensemble, prier beaucoup, afin que l'humanité, formée de plusieurs milliards d'êtres humains, devienne toujours davantage la famille de Dieu et puisse vivre dans la paix.

J'ai rappelé en commençant les indicibles souffrances que tant d'enfants ont connues en ce siècle, et celles que beaucoup d'entre eux continuent à subir aujourd'hui. Combien tombent en ces jours, victimes de la haine qui sévit en diverses régions de la terre, dans les Balkans, par exemple, et dans certains pays d'Afrique! C'est précisément en méditant sur ces événements, qui remplissent nos cœurs de douleur, queC. Vous le savez bien: l'amour et la concorde construisent la paix, la haine et la violence la détruisent. Instinctivement, vous fuyez la haine et vous êtes attirés par l'amour: c'est pourquoi le Pape est certain que vous ne repousserez pas sa demande, mais que vous vous unirez à sa prière pour la paix dans le monde avec l'enthousiasme que vous mettez à prier pour la paix et pour la concorde dans vos familles.

Louez le nom du Seigneur!

Permettez, chers enfants, qu'au terme de cette Lettre je vous rappelle les paroles d'un psaume qui m'ont toujours ému: Laudate pueri Dominum! Louez, enfants du Seigneur, louez le nom du Seigneur. Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour toujours! Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du Seigneur (cf. Ps 112113, 1-3)! Tandis que je médite les paroles de ce psaume, passent devant mes yeux les visages des enfants du monde entier, de l'orient à l'occident, du nord au midi. Et c'est à vous, mes petits amis, sans distinction de langue, de race ou de nationalité, que je dis: Louez le nom du Seigneur!

Et puisque l'homme doit louer Dieu avant tout par sa vie, n'oubliez pas ce que Jésus, à l'âge de douze ans, dit à sa Mère et à Joseph dans le Temple de Jérusalem: « Ne le saviez-vous pas? C'est chez mon Père que je dois être » (Lc 2, 49). L'homme loue Dieu quand il suit la voix qui l'appelleDieu appelle tout homme, et sa voix se fait entendre déjà dans l'âme de l'enfant: il l'appelle à vivre dans le mariage ou à être prêtre; il l'appelle à la vie consacrée ou peut-être au travail dans les missions... Qui sait? Priez, chers garçons, chères filles, pour découvrir votre vocation et pour la suivre avec générosité.

Louez le nom du Seigneur! Les enfants de tous les continents, dans la nuit de Bethléem, regardent avec foi l'Enfant nouveau-né et ils vivent la grande joie de Noël. En chantant dans leurs langues, ils louent le nom du Seigneur. C'est ainsi que, par toute la terre, se répandent les mélodies attachantes de Noël. Ce sont des paroles tendres, émouvantes, qui résonnent dans toutes les langues des hommes; c'est comme un chant de fête qui s'élève de toute la terre, qui s'unit à celui des Anges, messagers de la gloire de Dieu, au-dessus de l'étable de Bethléem. « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » (Lc 2, 14).

Le Fils bien-aimé de Dieu se présente parmi nous comme un nouveau-né; autour de Lui, les enfants de toutes les nations de la terre sentent sur eux le regard rempli d'amour de notre Père des cieux et ils se réjouissent parce que Dieu les aime. L'homme ne peut vivre sans amour. Il est appelé à aimer Dieu et son prochain, mais pour aimer en vérité, il doit avoir la certitude que Dieu l'aime.

Dieu vous aime, mes chers enfants! Voilà ce que je veux vous dire au terme de l'Année de la Famille et à l'occasion de ces fêtes de Noël qui sont vos fêtes à un titre particulier.

Je souhaite qu'elles soient pour vous joyeuses et sereines; je souhaite qu'elles vous permettent de faire une expérience plus intense de l'amour de vos parents, de vos frères, de vos sœurs et des autres membres de votre famille. Que cet amour s'étende à votre communauté tout entière, et même au monde entier, grâce à vous, chers jeunes et chers enfants. Alors l'amour atteindra ceux qui en ont particulièrement besoin, surtout ceux qui souffrent et ceux qui sont abandonnés. Y a-t-il une joie plus grande que celle que donne l'amour? Y a-t-il une joie plus grande que celle que toi, Jésus, tu mets à Noël dans l'esprit des hommes, en particulier dans celui des enfants?

Lève ta petite main, Enfant divin, 
et bénis tes jeunes amis, 
bénis les enfants de toute la terre!

Du Vatican, le 13 décembre 1994.

 

 

 

Les enfants:vous êtes particulièrement proches du Seigneur

VOUS ÊTES PARTICULIÈREMENT PROCHES
DU SEIGNEUR. SON AMOUR S’ADRESSE
EN PARTICULIER À VOUS

“Chers enfants, C'est pour moi une très grande joie, en quittant cette merveilleuse ville de Pavie, de pouvoir rencontrer les enfants, les garçons et les filles, les jeunes. Vous êtes particulièrement proches du Seigneur. Son amour s'adresse en particulier à vous. Allons de l'avant dans l'amour du Seigneur! Priez pour moi, moi, je prie pour vous.”

(S.S. Benoît XVI, Pavie, 22 avril 2007

 

L’Enfant Jésus nous rappelle tous les enfants du monde.

L’ENFANT JÉSUS
NOUS RAPPELLE TOUS LES ENFANTS DU MONDE

“Dieu s'est fait petit pour nous. Dieu ne vient pas avec la force extérieure, mais il vient dans l'impuissance de son amour, qui constitue sa force. Il se donne entre nos mains. Il nous demande notre amour. Il nous invite à devenir nous aussi petits, à descendre de nos trônes élevés et à apprendre à être des enfants devant Dieu. Il nous offre le "Toi". Il nous demande d'avoir confiance en Lui et d'apprendre ainsi à vivre dans la vérité et dans l'amour. L'Enfant Jésus nous rappelle naturellement aussi tous les enfants du monde, à travers lesquels il veut venir à notre rencontre. Les enfants qui vivent dans la pauvreté; qui sont exploités comme soldats; qui n'ont jamais pu faire l'expérience de l'amour de leurs parents; les enfants malades et qui souffrent, mais aussi ceux qui sont joyeux et sains.

© Copyright L'OSSERVATORE ROMANO

L'Europe est devenue pauvre en enfants: nous voulons tout pour nous-mêmes, et peut-être n'avons-nous pas tellement confiance en l'avenir. Mais la terre ne sera privée d'avenir que lorsque s'éteindront les forces du cœur humain et de la raison illuminée par le cœur - quand le visage de Dieu ne resplendira plus sur la terre. Là où se trouve Dieu, là se trouve l'avenir.”

(S.S. Benoît XVI, Homélie, Sanctuaire de Mariazell, Autriche,
8 septembre 2007)

Que les enfants puissent bénéficier du don de la Paix

 

QUE LES ENFANTS
PUISSENT BÉNÉFICIER DU DON DE LA PAIX 

“En ce temps de l'Avent, puissiez-vous vous préparer à la venue du Sauveur avec la joie de ceux qui savent que l'espérance ne déçoit pas, priant de manière renouvelée pour la paix dans les parties du monde en conflit, afin que tous nos frères, notamment les enfants, puissent bénéficier du don de la paix, dont tous ont besoin.”

(S.S. Benoît XVI, Angélus, 16 décembre 2007

 

Que les enfants sentent la chaleur de la Nativité, et qu'elle demeure ensuite tous les jours de l'année

QUE LES ENFANTS SENTENT LA CHALEUR DE LA NATIVITÉ, ET QU’ELLE DEMEURE ENSUITE TOUS LES JOURS DE L’ANNÉE

“Chers amis, dans cette préparation désormais actuelle de Noël, la prière de l'Eglise devient plus intense, afin que se réalisent les espérances de paix et de salut dont aujourd'hui encore le monde a un besoin urgent. Nous demandons à Dieu que la violence soit vaincue par la force de l'amour, que les oppositions cèdent le pas à la réconciliation, que la volonté de domination se transforme en désir de pardon, de justice et de paix. Que les vœux de bonté et d'amour que nous nous échangerons au cours de ces journées touchent tous les domaines de notre vie quotidienne. Que la paix soit dans nos cœurs, afin qu'ils s'ouvrent à l'action de la grâce de Dieu. Que la paix demeure dans les familles et que celles-ci puissent passer Noël unies devant la crèche et l'arbre décoré de lumières.

Que le message de solidarité et d'accueil qui provient de Noël, contribue à créer une sensibilité plus profonde à l'égard des anciennes et des nouvelles formes de pauvreté, envers le bien commun, auquel tous sont appelés à participer. Que tous les membres de la communauté familiale, en particulier les enfants, les personnes âgées, les personnes les plus faibles, puissent sentir la chaleur de cette fête et qu'elle demeure ensuite tous les jours de l'année.”

(S.S. Benoît XVI, Audience générale, 19 décembre 2007

 

Les enfants ont un grand rôle à jouer dans leurs familles

 www.eglise.catholique.fr

Suivez Dieu avec Amour, en gardant chaque jour votre main dans la sienne

 

SUIVEZ DIEU AVEC AMOUR, EN GARDANT
CHAQUE JOUR VOTRE MAIN DANS LA SIENNE

“Puisque nous sommes pendant le Temps de la Nativité, je voudrais exprimer mes meilleurs voeux de joie et de sérénité. Mais permettez moi que, en plus de ces voeux, j’en formule un autre pour toute l’année qui va commencer d’ici peu. Je le fais en me basant sur votre slogan pour l’année 2008: Que vous marchiez toujours avec joie sur le chemin de la vie avec Jésus. Un jour, il a dit: “Je suis le Chemin” (Jn 14, 6). Jésus est le chemin qui conduit à la vraie vie, la vie qui n’a pas de fin. C’est un chemin parfois étroit et ardu, mais pour celui qui se laisse attirer par lui, il est toujours merveilleux, comme un sentier de montagne: plus on monte, plus on peut admirer d’en haut des paysages nouveaux, plus beaux et plus vastes. Cette montée demande un effort, mais nous ne sommes pas seuls: nous nous aidons les uns les autres, nous nous attendons, nous donnons la main à ceux qui restent en arrière.... L’important est de ne pas s’égarer, de ne pas perdre le chemin, car sinon nous risquons de tomber dans un abîme, de nous perdre dans la foret. Chers enfants, Dieu s’est fait homme pour nous montrer le chemin, mieux encore, en se faisant enfant il s’est fait “chemin” pour vous aussi, qui êtes des enfants. Il a été comme vous, il a eu votre âge. Suivez-le avec amour, en gardant chaque jour votre main dans la sienne.” 

 

(S.S. Benoît XVI, discours aux filles et aux garçons de
l’Action Catholique italienne, 20 décembre 2007)

 

Urgence de la Prière des enfants

 "Laissez venir à moi les petits enfants." Les enfants ont une grande place dans le Cœur de Jésus. Il est urgent qu'une légion d'enfants capables d’entrainer leurs amis puisse se lever à la suite de Jésus  et de la Vierge Marie qui aiment tant les enfants. 

Le Pape Pie XI disait: «C’est le Rosaire qui sauvera le monde».

Et le Pape Pie XII a dit: «Une famille qui prie est une famille qui vit». 

Clémence Ledoux ( Communauté de Marie Reine Immaculée) :

«Votre chapelet , mes enfants est un pertétuel secours. Il vous secondera nuit et jour, à toute heure. Aimez de l'avoir sur vous, aimez le toucher souvent ;

C'est ainsi que vous mettez le démon en fuite, car il rage quand il voit que l'on récite le «Je vous salue Marie.»

C'est votre chapelet qui vous donnera le goût de prier matin et soir. C'est votre Chapelet qui fera devenir sage, qui fera de vous un grand chrétien.

C'est votre chapelet qui mettra dans votre coeur des sentiments de charité les uns pour les autres.

C'est lui qui appellera sur vous toute grâce et qui vous entourera de lumière pour réaliser tout ce que Dieu attend de vous, de vos parents, de tous ceux qui s'occupent de vous, en particulier de votre curé qui a charge de toutes les âmes de votre paroisse

C'est encore votre chapelet qui vous donnera le goût d'apprendre vos leçons et de ne pas vous en dégouter.

C'est lui qui vous aidera à ne jamais dire un non pour un oui, d'avoir un coeur d'ouvert comme un livre, d'avoir la tête levée et le regard pur.

C'est lui qui vous rendra beau et attirant .

C'est votre chapelet qui vous fera remporter la victoire. N'oubliez pas, mes chers enfants qu'à toute heure du jour, tous les AVE Maria que vous dites sont présentés par vos anges gardiens à Marie.

Ils dissent votre amour pour elle, votre confiance en elle, votre foi en tout ce qu'elle nous donne.

Oh, mes chers enfants, je ne saurai jamais assez vous le dire et vous le répeter: le soir, mettez votre chapelet à votre bras et dans la journée dans votre poche , il sera toujours une sauvegarde pour votre vie. Vous ne saurez jamais assez invoquer Marie . Vous ne la priez jamais assez .

Et vous pouvez croire que c'est elle qui remédiera à votre misére et qui fera votre bonheur .

Des chapelets d'enfants à Bordeaux : Contacter Catherine    : 05 56 80 54 11

Des Chapelets d'enfants autour de Versailles , Buc , Bailly , Le Chesnay , Magny les Hameaux  :inscrivez vous sur le site , on vous contactera en fonction de votre lieu de résidence

Vous êtes particulièrement proches du Seigneur. Son amour s'adresse en particulier à vous.


 

 

“Chers enfants, C'est pour moi une très grande joie, en quittant cette merveilleuse ville de Pavie, de pouvoir rencontrer les enfants, les garçons et les filles, les jeunes. Vous êtes particulièrement proches du Seigneur. Son amour s'adresse en particulier à vous. Allons de l'avant dans l'amour du Seigneur! Priez pour moi, moi, je prie pour vous.”

(S.S. Benoît XVI, Pavie, 22 avril 2007